Cartographie du souvenir
Par Élisabeth Hennebert
Présentée pour la première fois dans son intégralité, la trilogie de Baptiste Amann propose une grande fresque en forme de tragédie contemporaine, tant familiale qu’historique, où se superposent petite et grande histoire, drame intime et catastrophe collective. Une randonnée sur sentier périlleux, entre mémorial espiègle et accumulation brouillonne, à en juger le premier volet.

Celles qui brûlent Par Stéphanie Ruffier Les Trois Coups Gêneuse, insoumise, femme puissante, chamane sur Instragram… Trois spectacles du « Grand brasier » […]

La Rencontre des Jonglages fait vibrer le cœur de La Courneuve
Par Léna Martinelli
Elle se déroule jusqu’au 8 octobre à Houdremont, centre culturel de La Courneuve, qui abrite la Maison des Jonglages, mais le « coeur de festival » avait lieu ce week-end. De quoi découvrir la vivacité et l’originalité de la création jonglée !

Du Bonus et… du tonus !
Par Léna Martinelli
Le festival Bonus de l’Ille-et-Vilaine proposait de passer six jours denses au cœur de la création contemporaine. Un condensé de spectacle vivant, à Hédé-Bazouges, du 24 au 29 août, soit une cinquantaine de représentations, dont neuf gratuites (théâtre, danse et cirque). L’un des rares festivals de spectacle vivant de l’été, dans la région.

Heureux pied de nez
Par Léna Martinelli
Adapté pour le plein air, la compagnie Bancale a présenté son spectacle autour de la blessure des interprètes circassiens. Impressionnante, la prestation livre aussi de précieux témoignages. Ce concentré d’optimisme est notre coup de cœur du festival Bonus.

Du cirque fier, de feu et d’air
Par Léna Martinelli
Une fois de plus, l’auteure, fildefériste et voltigeuse Marie Molliens et la compagnie Rasposo nous mènent quelque part entre cirque et théâtre, dans un espace-temps autre qui nous transporte loin. Très loin. Du cirque débridé, tout en déséquilibre, entre mélancolie et révolte onirique. Un électro-choc !

Célestes solos
Par Stéphanie Ruffier
Le solo du marginal qui tâtonne pour trouver sa place dans la société est un genre que le théâtre de rue affectionne. Il donne, avec tendresse, la parole à de doux paumés, souvent solitaires, dont le décalage et la loose tiennent de la poésie. Au festival Chalon dans la rue, portrait de quatre tenaces qui tentent de se dire et d’exister.

Au chevet de l’Histoire
Par Stéphanie Ruffier
Prendre le temps d’ausculter un fait divers américain ou exhumer les traces d’un épisode européen occulté : deux spectacles programmés par Chalon dans la Rue relaient dans l’espace public une grande diversité de voix. Un théâtre documentaire qui fait entendre l’Histoire par ceux qui l’ont vécue. Des puzzles mémorielles poignants.

Dissimuler son être véritable, coûte que coûte ?
Par Lorène de Bonnay
« Royan. La professeure de français » de Marie Ndiaye est une pièce écrite à la demande de Nicole Garcia. Ce monologue mis en scène par Frédéric Bélier-Garcia, le fils de l’actrice et réalisatrice, évoque un tragique secret. Mêlant déni et culpabilité, il se déploie lentement sur le plateau à travers la parole, tels des flux de conscience fulgurants, entre ombre et lumière. Puissamment.

Ni niaiserie, ni maître !
Par Laura Plas
Le conte est un territoire merveilleux aux sentes difficiles à frayer, mais la Compagnie O’navio, grâce à de très bons comédiens et à une mise en scène inventive et esthétique, nous y entraîne pour notre plus grand plaisir. Ode à l’insoumission, ce spectacle est un bijou de poésie et d’humour.

Un réjouissant divertissement de circonstance
Par Lorène de Bonnay
Le Nouveau Théâtre Populaire, inspiré par l’héritage de Jean Vilar, présente un marathon théâtral dont le festival a le secret. Trois comédies de Molière se succèdent, ponctuées par des intermèdes radiophoniques qui jettent des ponts entre le Grand siècle et aujourd’hui. Durant ce temps suspendu, tous « reliés », nous explorons justement les rapports entre l’Homme et le Ciel.