Bêtes de scène 
Par Léna Martinelli
Reprise au Théâtre de Poche-Montparnasse, la comédie enlevée d’Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, « Les Deux Frères et les lions », fait un triomphe. Pourtant, cette fable satirique sur le capitalisme, inspirée d’une histoire vraie, est terrible. Et c’est précisément ce qui la rend jubilatoire.

Songe à la douceur 
Par Laura Plas
David Geselson adapte au théâtre la belle « Lettre à D. » d’André Gorz. Un spectacle pudique et subtil qui crée l’intimité entre les spectateurs et les amants incarnés. Splendide.

« Retour à Reims » : Ostermeier cherche son chemin
Par Maxime Grandgeorge
Adapter sur scène l’essai autobiographique du philosophe et sociologue Didier Eribon n’était pas une mince affaire. Malgré un dispositif scénique original, Thomas Ostermeier ne convainc pas avec ce « Retour à Reims ».

Pouding vocal
Par Olivier Pansieri
Les Arts Florissants de William Christie reprennent leur « Beggar’s Opera » dans une mise en scène mollassonne de Robert Carsen. Quelques airs et deux trios réussis vers la fin, pour lesquels il faut endurer deux heures de mauvais théâtre entrelardé de chansons à boire. Racoleur et poussif

Putain de vies !
Par Léna Martinelli
Simon Delattre met en scène une remarquable adaptation de « la Vie devant soi », d’après Romain Gary. Ce magnifique spectacle, intelligent, drôle, émouvant et bourré de trouvailles scéniques, livre un inoubliable hymne à la différence et à la générosité.

Angélica Liddell : doxa contre doxa 
Par Laura Plas
Angélica Liddell, fidèle à sa sulfureuse réputation, propose une lecture iconoclaste du roman de Nathaniel Hawthorne : « La Lettre écarlate ». Un beau livre d’images baroques, où le pamphlet contre un nouveau puritanisme prend cependant les allures dogmatiques d’une Contre-Réforme.

Un western, les enfants ?
Par Trina Mounier
La compagnie L’Ateuchus présente un spectacle intitulé « Buffalo Boy », au Théâtre Nouvelle Génération. Cette rêverie nostalgique regarde du côté de l’enfance et de ses mythologies, avec une forme hybride qui recourt aussi à la marionnette et au masque.

Tendez l’oreille !
Par Juliette Nadal
« L’Encyclopédie de la parole » continue d’explorer l’oralité sous toutes ses formes en créant, à destination des enfants, un solo fondé sur des enregistrements de la vie ordinaire.  « Blablabla » propose une immersion dans le tableau sonore de nos existences.

Alceste enfiévré 
Par Trina Mounier
Que ceux qui n’aiment pas les classiques, les redoutent poussiéreux et guindés, voient cette version du « Misanthrope » imaginée par Thibault Perrenoud. Il y souffle un vent de modernité et de jeunesse résolument décoiffant !