Entrez dans la danse : voyez comme on colonise !
Par Laura Plas
Première création d’Hassane Kassi Kouyaté en tant que directeur des Francophonies des écritures à la scène, « Congo Jazz Band » soutient la gageure d’être didactique sans faire la leçon, festif mais sans concessions. Sur le tableau noir de la colonisation, il esquisse ainsi une satire à la craie de couleurs.

Éloge de l’épure
Par Trina Mounier
Il n’en finit pas de gommer tout le superflu, tous les artifices, fussent-ils créateurs de beauté. Pour Peter Brook, le théâtre doit être nu. Pour permettre à l’émotion et à la vérité de surgir. Avec « Why ? », il s’en approche jusqu’à l’effleurer, maintenant le public dans une attention qui ne se laisse pas distraire, presque douloureusement concentré.

Jour de fête
Par Stéphane Ruffier
Qui n’a jamais rêvé de changer le cours de sa vie ? Ambitieuse et sensible, cette déambulation théâtrale des Fugaces nous invite à suivre des personnages dans un moment de crise, à envisager les rues comme autant de chemins de vie. On se laisse entraîner dans leurs bifurcations étourdissantes et généreuses.

Bob Wilson ressuscite Le Messie d’Haendel
Par Maxime Grandgeorge
Les Trois Coups
Pour célébrer la réouverture du Théâtre des Champs-Elysées, Robert Wilson offre sa vision très personnelle et énigmatique du « Messie » d’Haendel dans la version de Mozart. L’orchestre est dirigé avec maestria par Marc Minkowski.

Louis sublimé par le regard d’Ostermeier
Par Lorène de Bonnay
Les Trois Coups
Après « Histoire de la violence », le compagnonnage entre Édouard Louis et Thomas Ostermeier se poursuit avec une nouvelle mise en scène de « Qui a tué mon père » au théâtre de la Ville. Un spectacle qui oscille entre fébrilité et cri.

Enterrer les morts / Réveiller les vivants
Par Stéphane Ruffier
Mardi 26 mai, plus de cent-cinquante travailleurs du spectacle vivant ont investi l’emblématique place de la Révolution de Besançon, pour offrir à la ville un acte poétique sous la bannière d’Anton Tchekhov. Poignante façon de rendre visibles la présence et la force symbolique des artistes.

Émois et moi ! 
Par Léna Martinelli
Avec Nicolas Cloche, Chloé Lacan explore le lien si particulier que l’on tisse avec certains artistes, ceux qui vous accompagnent aux moments clés de l’existence. Dans l’ombre de Nina Simone, cette chanteuse-comédienne-musicienne accède à la lumière, à l’issue d’une introspection et d’un remarquable travail. Il prouve l’étendue de son talent.

Choc plastique
Par Léna Martinelli
Fruit d’une collaboration avec le plasticien japonais Kohei Nawa, « Vessel » de Damien Jalet fascine autant qu’interroge. Une onde de choc !  Véritables tableaux vivants, les enchevêtrements des danseurs donnent naissance à des images d’une étrangeté saisissante dont on n’a pas fini de mesurer la portée. 

Nina comme métaphore
Par Laura Plas
Dans « Le Silence et la peur », David Geselson expérimente une forme ambitieuse où l’histoire intime de Nina Simone devient le miroir de la grande et sale Histoire américaine. Un spectacle intelligent et porté par une très bonne distribution, mais qui mériterait d’être un peu resserré.

Voyage interstellaire en pays marionnettique 
Par Léna Martinelli
Presque une nuit blanche ! Jusqu’à 6 heures, plusieurs spectacles se sont enchaînés lors de la 11e Nuit de la Marionnette – temps fort qui lance le festival MARTO! L’occasion de traverser des époques à une vitesse vertigineuse, par-delà les apparences.