S’il vous plaît, ne rembobinez pas !
Par Laura Plas
Avec « Entre chiens et loups » Christiane Jatahy propose une mise en abîme vertigineuse de « Dogville »de Lars von Triers, où le renouvellement du dialogue entre théâtre et cinéma s’oppose à la répétition d’un sombre scénario. Un spectacle fin, servi aussi par son interprétation.

Pinocchio sous éprouvette 
Par Laura Plas
Métamorphosant le conte de Collodi en dystopie, Alice Laloy approfondit ses troublantes expérimentations sur la marionnette et brouille les frontières du vivant. Éprouvant, son Pinocchio sous éprouvette offre une expérience inédite qui fait songer à Kantor. À voir avec effroi et délectation.

Poils, totem et rock and roll !
Par Laura Plas
Loin des lisses histoires pour enfants sages, « À poils » d’Alice Laloy nous invite à partager une expérience troublante : tendre et tribale à la fois. Une pépite pour petits punks…

Exploration introspective et mémorielle
Par Léna Martinelli
S’emparant de Tchekhov, Cyril Teste et le collectif MxM éclairent les zones d’intimité contenues dans « la Mouette », l’œuvre la plus autobiographique de l’auteur russe et la plus jouée aussi. Si l’on peut saluer la maîtrise technique, la distribution et la direction d’acteurs ne m’ont pas convaincue. Entre autres.

Le plus bel âge de la vie ?
Par Trina Mounier
Bravo à Simon Delétang pour avoir embarqué avec une belle énergie la douzaine de jeunes comédiens que sa baguette a transformés en professionnels de haut vol devant un public conquis.

Persistance des mythes
Par Trina Mounier
Les Nuits de Fourvière entame la programmation théâtrale avec la création d’un diptyque consacré à deux grandes figures de l’Antiquité grecque. La musique de Chostakovitch, magnifiquement interprétée par le Quatuor Debussy, superpose un écrin magnifique à la partition visuelle virtuose imaginée par le metteur en scène belge Guy Cassiers. Un régal.

Veilleurs en vie
Par Léna Martinelli
Valentine Losseau et Raphaël Navarro se saisissent de la veilleuse, cet objet de l’ombre propre au théâtre, pour rendre un hommage éclairé, plus fantasque que mélancolique, au spectacle vivant. Un cabaret holographique enchanté. Une étincelante sentinelle.

« Il faut être armé pour s’attaquer au Lac des cygnes »
Par Maxime Grandgeorge

Pour son grand retour au ballet narratif, le chorégraphe français Angelin Preljocaj s’attaque au plus célèbre des ballets romantiques : Le Lac des cygnes. Il transforme le conte original en une fable écologique qui nous met en garde contre l’exploitation des ressources naturelles, tout en créant un dialogue fertile avec les chorégraphes qui ont fait la réputation du Lac. Rencontre.