La pulvérisation à l’œuvre
Par Lorène de Bonnay
« Architecture », présenté dans la cour monumentale du Palais des papes, expose l’effondrement d’un monde, d’une classe, d’une culture, à travers la sinueuse descente aux enfers d’une famille. Si le geste de Pascal Rambert convainc et que le talent des comédiens explose, la forme tend à se déliter.

Julie Duclos, Maeterlinck et les amours interdites
Par Trina Mounier
On ne lit plus guère l’œuvre de l’écrivain symboliste Maurice Maeterlinck. Au Festival d’Avignon, Julie Duclos monte cependant « Pelléas et Mélisande », sans effacer tout à fait l’aspect compassé de sa poésie.

Déferlantes de vie
Par Laura Plas
Cap de la 5e année franchi pour Les « 5es Hurlants » de Raphaëlle Boitel ! Un succès dû, aussi bien à la performance des interprètes, qu’à une mise en scène ciselée empruntant au cinéma muet son humour et sa délicieuse lumière surannée.

L’art de la désobéissance
Par Juliette Nadal
La troupe de circassiens venue du Pays de Galles, le Nofit State Circus, déploie son univers enjoué dans le parc du domaine Lacroix-Laval à Marcy l’Étoile, dans le Grand Lyon. Un moment plein de vie, une folle énergie au service de l’indiscipline. Électrisant et revigorant !

La marche funèbre du Tanztheater Wuppertal
Par Maxime Grandgeorge
Pour sa première collaboration avec le Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch, l’artiste norvégien Alan Lucien Øyen signe une pièce chorégraphique chorale sur la disparition de l’être cher. L’au revoir symbolique d’une troupe endeuillée à son mentor disparu.

Insatisfaction existentielle
Par Michel Dieuaide
À l’instar d’Antoine Vitez, de Patrice Chéreau et de Georges Lavaudant, pour ne citer que ceux-là, Lorraine de Sagazan s’empare du riche matériau de « Platonov » pour dresser un portrait de groupe de sa génération, sans concession.

Les Bouffes Bru Zane s’encanaillent à Marigny
Par Maxime Grandgeorge
Le Palazzetto Bru Zane nous fait redécouvrir deux réjouissants opéra-bouffes en un acte de Charles Lecocq et Frédéric Barbier. Une soirée placée sous le signe de la légèreté et de la dérision en compagnie de deux interprètes généreux. Décoiffant.

Le grand retour de « Madame Favart »
Par Maxime Grandgeorge
Absent de l’affiche depuis plusieurs décennies, « Madame Favart » d’Offenbach fait son grand retour à l’Opéra Comique. Une production enjouée, signée Anne Kessler et Laurent Campellone, qui rend hommage à une femme de théâtre d’exception.

Naissance de la tragédie
Par Trina Mounier
Vingt ans après sa création à l’Odéon, Georges Lavaudant reprend « l’Orestie » d’Eschyle, dans le « petit théâtre romain » de Fourvière (aussi appelé l’Odéon). Un lieu tout indiqué pour faire entendre les imprécations, malédictions, pleurs et appels aux dieux de cette tragédie mythique et mythologique. Surtout quand le ciel s’en mêle, menaçant d’annuler la représentation.

Une apothéose étrange et intense
Par Lorène de Bonnay
Vingt-six ans après « Orlando », adapté par Darryl Pinckney, Robert Wilson confie à Isabelle Huppert un autre monologue vibrant écrit par l’auteur américain, « Mary said what she said ». L’écriture scénique donne corps à l’ombre de Mary Stuart, devenue rayon.

Une opérette complètement délurée
Par Maxime Grandgeorge

Dans le cadre de la 7e édition du Festival Palazzetto Bru Zane, le Théâtre Marigny accueille « Mam’zelle Nitouche », l’une des plus célèbres opérettes du compositeur Hervé, principal rival d’Offenbach. Un spectacle barré et festif où humour débridé et ambiance cabaret font bon ménage.