Songe à la douceur 
Par Laura Plas
David Geselson adapte au théâtre la belle « Lettre à D. » d’André Gorz. Un spectacle pudique et subtil qui crée l’intimité entre les spectateurs et les amants incarnés. Splendide.

« Retour à Reims » : Ostermeier cherche son chemin
Par Maxime Grandgeorge
Adapter sur scène l’essai autobiographique du philosophe et sociologue Didier Eribon n’était pas une mince affaire. Malgré un dispositif scénique original, Thomas Ostermeier ne convainc pas avec ce « Retour à Reims ».

Angélica Liddell : doxa contre doxa 
Par Laura Plas
Angélica Liddell, fidèle à sa sulfureuse réputation, propose une lecture iconoclaste du roman de Nathaniel Hawthorne : « La Lettre écarlate ». Un beau livre d’images baroques, où le pamphlet contre un nouveau puritanisme prend cependant les allures dogmatiques d’une Contre-Réforme.

Un western, les enfants ?
Par Trina Mounier
La compagnie L’Ateuchus présente un spectacle intitulé « Buffalo Boy », au Théâtre Nouvelle Génération. Cette rêverie nostalgique regarde du côté de l’enfance et de ses mythologies, avec une forme hybride qui recourt aussi à la marionnette et au masque.

Tendez l’oreille !
Par Juliette Nadal
« L’Encyclopédie de la parole » continue d’explorer l’oralité sous toutes ses formes en créant, à destination des enfants, un solo fondé sur des enregistrements de la vie ordinaire.  « Blablabla » propose une immersion dans le tableau sonore de nos existences.

Alceste enfiévré 
Par Trina Mounier
Que ceux qui n’aiment pas les classiques, les redoutent poussiéreux et guindés, voient cette version du « Misanthrope » imaginée par Thibault Perrenoud. Il y souffle un vent de modernité et de jeunesse résolument décoiffant !

Gouillon le magnifique
Par Trina Mounier
Voici réunis deux compères dans un spectacle de cabaret très réussi : le metteur en scène Olivier Rey et l’acteur Ivan Gouillon, seul en scène. Enfin presque seul : il est accompagné par le pianiste Boris Mange, qui fait office de parfait faire-valoir et souffre-douleur.

Comte Ory ci, Comte Ory là ! 
Par Olivier Pansieri
L’Opéra de Rennes nous régale avec un festin mitonné par ses meilleurs artisans. Chœur et orchestre nous entraînent dans le tourbillon rossinien sous la baguette vitaminée de Erki Pehk. Les solistes Perrine Madoeuf, Rachel Kelly et Mathias Vidal, nous font heureusement oublier un décor bien laid.

Des Toutous et des hommes 
Par Olivier Pansieri
La Paillette accueille pour deux soirs une fable sur les paradoxes de notre société aussi gâteuse avec les bêtes que féroce envers les exclus. Une pièce sur les vrais gens, dont un chien incarné par un acteur-danseur prodigieux. Les intermèdes didactiques peinent à convaincre. On mord à tout le reste.

Stanislas Nordey sans partage
Par Olivier Pansieri
Éric Vigner, qu’on a connu mieux inspiré, monte le « Partage de midi », une croisière interminable à bord du paquebot claudélien, arrivant du Théâtre national de Strasbourg. Restent des décors raffinés et Stanislas Nordey, magistral dans le rôle de Mesa.

L’art du quatuor
Par Trina Mounier
En montant « L’Échange » de Paul Claudel, Christian Schiaretti donne libre cours à un exercice qu’il aime et qui lui réussit : mettre en relief une langue poétique somptueuse, une structure classique épurée, concentrée sur un drame amoureux et social.

« Faire confiance à sa démesure »
Par Bénédicte Fantin
Le mot trio prend tout son sens quand on rencontre Laureline Le Bris-Cep, Gabriel Tur et Jean-Baptiste Tur, les membres fondateurs du Grand Cerf Bleu. La répartition fluide de la parole entre les trois comparses manifeste une complémentarité évidente. Entretien avec trois têtes pensantes.