Une indienne au pays des cowboys
Par Laura Plas
Avec « Longwy Texas », Carole Thibaut fait résonner une parole vive et irrévérencieuse sur le monde patriarcal des aciéries. Un acte politique bien sûr, mais un acte poétique, surtout, qui confirme une voix d’auteure. Au féminin singulier, évidemment.

Plus fort que Koh-Lanta : Mythos
Par Olivier Pansieri
Deuxième semaine du festival Mythos. Dans la chaleur inespérée de cet avant-goût d’été, les places de spectacles s’arrachent. Je n’ai pu voir, hélas, que trois prestations, dont une m’a enthousiasmé.

Mythos, le festival qui a la banane
Par Olivier Pansieri
On ne présente plus « Mythos » aux Rennais, ce festival de la parole qui investit la ville avec ses 480 bénévoles et ses 70 spectacles devant plus de 50 000 spectateurs. Camille, Eddy de Pretto, Arthur H, Anne Sylvestre, mais aussi des gens moins connus, tous réunis pour célébrer le printemps du verbe. Où courir, où ne pas courir ?

Viva Forsythe !
Par Olivier Pansieri
La Compañia Nacional de Danza de España revisite ses classiques avec ce « Programme Forsythe » magnifiquement interprété. Après un début sage, la troupe madrilène se déchaîne, nous faisant remonter le temps mais aussi l’explorer avec une ferveur contagieuse.

Reprise
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Le Collectif X reprend « Cannibale », un texte et une mise en scène emblématiques de ce que les jeunes compagnies ont dans le ventre. Ici, il s’agit d’amour et de mort, un cocktail explosif mais sensible et tendre aussi. Au Théâtre de la Renaissance (Oullins) du 25 avril au 4 mai 2018 et à La Comédie de Saint-Étienne du 23 au 25 mai 2018.

Women in chains, women in pain
Par Laura Plas
Fatima Soualhia Manet porte à la scène des photographies de femmes prises en prison par Jane Evelyn Atwood. Un spectacle bouleversant et pourtant pudique, qui nous invite à prendre conscience de la violence imposée aux femmes en prison et au dehors.

L’épopée au coin de l’usine
Par Laura Plas
Avec « 1336 (parole de Fralibs) » Philippe Durand fait résonner les voix des Fralibs et nous conte leurs combats. Épopée mettant aux prises des hommes face à un éléphant capitaliste, feuilleton palpitant et inachevé, le spectacle est à l’image de ses protagonistes profondément humain et généreux.

L’Homme qui ne pouvait plus fermer les yeux
Par Olivier Pansieri
« Jan Karski », mis en scène et adapté du roman éponyme de Yannick Haenel par Arthur Nauzyciel, fut l’un des évènements du Festival d’Avignon en 2011. Depuis, il n’a cessé de tourner dans le monde. Il ne fait pas que rafraîchir la mémoire, il l’honore aussi et rappelle que le monde peut être sauvé par le geste d’un seul homme qui dit non, ici dramatiquement ressuscité. Fort et nécessaire.

Une petite sœur pour Nora
Par Trina Mounier
Comptant parmi les quatre jeunes artistes associés choisis par Christian Schiaretti pour faire partie de son Cercle de formation et de transmission, Baptiste Guiton revient à un texte qu’il a déjà mis en scène il y a dix ans, « Le Groenland » de Pauline Sales.

Travail de maître !
Par Trina Mounier
Le tableau de Velázquez, « Les Ménines », possède la force d’attraction des mystères et des miroirs. Sylvie Mongin-Algan, qui met en scène la pièce éponyme de l’écrivain mexicain Ernesto Anaya, en est convaincue. Le travail collectif très réussi qu’elle dirige impressionne.

Le nain, ce plouc ?
Par  Olivier Pansieri
Sous la baguette attentionnée de Franck Ollu, ce « Nain » donné dans sa forme réduite, fait ressortir les rutilantes trouvailles du Viennois Zemlinsky, compositeur incurablement Art Nouveau. Mathias Vidal prête sa voix puissante au rôle-titre, Julie Robard-Gendre sa forte sensibilité à celui de Ghita et l’Orchestre symphonique de Bretagne sa fougue aux fulgurances de cette lettre ouverte aux sans-cœurs. On est moins convaincu par le reste.