Regarder le public en face
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Les Trois Coups
Au « Comptoir des abîmes », Lise Facchin reçoit, pour sa septième édition, Ronan Ynard, communicant pour le spectacle vivant, activité qu’il file avec sa chaîne youtube « Ronan au théâtre ». Ensemble, ils échangent sur la place de la culture dans la société et son adresse aux publics. Comment sortir du modèle qui cible les publics éloignés de la culture mais conserve une programmation élitiste ? Qu’est-ce que cela nous dit de la lecture sociale de la culture ?

Huis clos pour secrets de famille
Par Trina Mounier
Le titre de ce spectacle évoque un très vieux film de 1958 qui a durablement marqué les esprits. À cause de Paul Newmann et Elizabeth Taylor, formidables acteurs à la sensualité magnétique, mais aussi du roman de Tennessee Williams dont il est tiré. Ce qu’en a fait la compagnie Sagittarius A est remarquable.

« En présence. Nous n’avons pas voulu proposer du théâtre autrement »
Par Lorène de Bonnay
La réouverture des lieux culturels le 19 mai (si tout va bien) vient d’être annoncée et le théâtre de la Bastille va pouvoir rouvrir ses portes au public. Quelques heures avant de connaître cette décision, nous avons rencontré la directrice des relations au public du théâtre, Elsa Kedadouche. Elle nous parle de son temps « suspendu » mais pas perdu.

Le désir d’un temps retrouvé
Par Lorène de Bonnay
« Si la Culture n’était pas la recherche du temps perdu mais la recherche du temps à venir ? », lançait Olivier Py pour attaquer son édito du 24 mars dernier. Si la 75ème édition du Festival d’Avignon permettait de réunir une communauté capable de réenchanter l’avenir ? Examinons un peu cette programmation. Non pour rêver, avec fébrilité et désarroi, comme il y a un an, mais pour se mettre en appétit, un appétit gargantuesque, en ces temps de disette.

« La danse et l’institution, une valse à temps mort »
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Au « Comptoir des abîmes », Lise Facchin reçoit, Marie Doiret, danseuse, chorégraphe et co-fondatrice de la compagnie de danse contemporaine hors scène Sauf le dimanche. Ensemble, elles échangent sur cette discipline universelle et questionnent son rapport à l’institution et au public. Comment réenvisager son modèle, notamment après la période de crise actuelle ?

La Jeune Femme, les mots et le moulin
Par Laura Plas
Dans le plus grand dépouillement et avec une infinie délicatesse, la compagnie La Présidente a eu 19 propose une mise en scène de la pièce de David Harrower « Des couteaux dans les poules ». Une proposition qui résonne avec des propos de détenues. Le pari est fort et parfaitement réussi.

Désir et discipline
Par Trina Mounier
Les travaux de fin d’études, notamment ceux des élèves de l’Ensatt, sont généralement prometteurs, mais il leur reste souvent quelque chose d’inabouti… Ce n’est pas le cas de « Grand battement » dont la maturité et la maîtrise ont frappé le public.

Tu seras écolo, ma fille
Par Stéphanie Ruffier
Après « Comment épouser un milliardaire ? », spectacle qui auscultait les pensées de Bill Gates et autres maîtres du monde, le nouveau solo d’Audrey Vernon revêt la forme d’une lettre à l’enfant à naître. Quoi de plus naturel que de jouer cette réflexion écologiste et militante dans une zone à défendre, en soutien au premier « Soulèvement de la Terre » ?

« Saisir la chance d’une Europe artistique »
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Au « Comptoir des abîmes », Lise Facchin reçoit, pour cette cinquième édition, Anne Bérélowitch, directrice artistique de la compagnie L’instant même et fondatrice du laboratoire européen Instant Mix Theater Lab. Ensemble, elles se demandent notamment comment prendre appui sur la diversité des politiques culturelles des pays pour trouver ensemble un théâtre commun.

Glaçant !
Par Trina Mounier
La metteure en scène Claude Leprêtre et son Collectif 70 ont fait une sortie de résidence remarquée et remarquable, malheureusement discrète, en raison de la fermeture des représentations au public. Pour leur second spectacle (nous n’avions pu voir « Le Retour de Pinter »), ils ont choisi deux courtes pièces de Lars Norén. Des huis clos saisissants.

Classe de lutte
Par Stéphanie Ruffier
Dans un cabaret « où l’on danse les mains sales », un pétillant trio féministe et transformiste parcourt la légendaire histoire du combat des ouvriers de l’horlogerie Lip. Pour continuer à jouer, comme pour relancer l’usine : à corps vaillants, rien d’impossible !

Les rayures de l’enfance
Par Bénédicte Fantin
« Et leurs cerveaux qui dansent » est le fruit d’une écriture au plateau directement inspirée de l’expérience des comédiennes Vanessa Bettane et Séphora Haymann, toutes deux mères d’enfants « différents ». Il y est question de norme, mais le ton n’est pas morne pour autant.