C’est comment la vie après un accident nucléaire ?
Par Juliette Nadal
Après Grenoble, « 20 mSV » poursuit sa tournée. À l’heure où, submergés de discours alarmistes sur la santé de la planète, nous versons dans ce que George Marshall nomme « le syndrome de l’autruche », Bruno Meyssat nous fait vivre une expérience capable de nous faire sortir la tête du sable.

Reprise de « Saison de cirque »
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Depuis quinze ans, Victor Cathala et Kati Pikkarainen parcourent le monde. Dans ce spectacle, le duo d’acrobates s’entoure d’autres artistes, circassiens et musiciens rencontrés au fil de leurs pérégrinations, pour nous raconter une saison de cirque.

« Thyeste » de Thomas Jolly, créé pour la Cour d’honneur du Festival d’Avignon en juillet dernier et repris à la Villette, nous fait participer à un rituel cruel qui aboutit à une apocalypse. Démesure pour démesure, ce sacrifice n’en est pas moins délectable.

Un lion pour rugir de plaisir !
Par Laura Plas
Avec une fantaisie exquise et un humour débridé, Noémie Fansten nous conte dans « le Lion dans la cage » les tribulations d’une bigleuse, depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui : une belle réflexion sur les cages de la « normalité » et les pouvoirs de l’imagination.

Les quarantenaires rugissants
Par Laura Plas
Pour la deuxième fois, Pauline Sales met en scène un de ses textes. Servi par une distribution et un travail sonore convaincants, le spectacle « J’ai bien fait ? » monte en puissance pour nous emporter dans un tourbillon tragi-comique. L’évocation du pire serait-elle la meilleure des recettes pour bien faire ?

Reprise de « Qui déplace le soleil »
Marie Piemontese invente et met en scène une belle pièce sur le tissage, le métissage, le passage. Sa fable intime et universelle, « Qui déplace le soleil », nous meut, dans tous les sens du terme. À voir ou revoir, dans une nouvelle distribution (avec la comédienne !), à la Maison des Métallos.

Reprise de « Joueurs, Mao II, les Noms » à l’Odéon. Avec cette trilogie-fleuve adaptée des romans de l’auteur américain, le geste artistique de Julien Gosselin s’approfondit. Le spectateur se laisse immerger dans une expérience théâtrale paroxystique, labyrinthique, à la fois inouïe et éprouvante.

Le meilleur pour le feu
Par Laura Plas
Avec « End/igné » de Mustapha Benfodil, Kheireddine Lardjam évoque l’Algérie actuelle en optant pour la poésie et la distanciation. Résultat mitigé, tant au point de vue de l’interprétation que de l’écriture : le meilleur est bien pour la fin (pour le feu).