Dans la moiteur du fantastique
Par Lise Facchin
Il est des secrets qui se taisent en fanfare, des soupirs d’alcôve qui traversent les murs des forteresses, des pensées dont les reflets s’évadent sans mot dire au travers des regards. Ainsi du spectacle de Yanowski : une pudeur envoûtée qui jette ses voiles aux orties dans un grand rire de joie.

Mal de terre et côtes de baleine
Par Lise Facchin
Célèbre en Italie pour sa musique rocailleuse et sophistiquée, Vinicio Capossela reste méconnu en France. Il se produit pourtant au Casino de Paris à l’occasion de la tournée de son spectacle « Marinai, profeti e balene » (« Marins, prophètes et baleines »). Une petite bavette s’imposait avec ce grand chanteur de théâtre.

Pommerat, un fouilleur de mots
Par Lise Facchin
On croyait connaître l’histoire de Cendrillon. On se trompait. Invité de la saison théâtrale de L’Odéon, Joël Pommerat s’empare du conte et fait jaillir, dans une mise en scène qui vole à la manière d’un funambule sur sa corde, la parole et ses pouvoirs effroyables…

Juliette : le verbe entre chant et théâtralité
Par Lise Facchin
On dit souvent de quelqu’un dont la puissance émane et rayonne large : « C’est un personnage ! ». La chanteuse Juliette, rencontrée à l’occasion de la sortie de son dernier opus, « No parano », est encore au-delà : vivante, pleine de gouaille et du charme de l’intelligence hardie ; la scène s’est faite chair…

La famille : matière à chanter, à sentir
Par Lise Facchin
Un capharnaüm de chansons d’auteurs, du « théâtre en chansons » et ma famille pour thème : on pouvait se croire parti pour du comique troupier. Rien du tout !…

Nasdrovia, camarades ! *
Par Lise Facchin
Tchekhov, c’est drôle. C’est enlevé. Ça danse, ça bondit, ça grince, ça raille,ça grouille et ça ricane ! Un grand merci à Benoît Lavigne et à ses excellents comédiens de nous le remettre en mémoire.

De gros cordages pour un vol au ras des pâquerettes
Par Lise Facchin
Certains textes de théâtre sont de véritables nœuds de vipère : on ne doit s’y aventurer que si l’on sait parler le langage des serpents. Faute de quoi, c’est assurément la débâcle…

Un coup de rouge salutaire
Par Lise Facchin
Ça a commencé comme ça : un homme en uniforme de police m’a pris mon billet à l’entrée du Théâtre de la Poulie. Une fois scrutée ma carte du Off, d’un geste de sa matraque il m’a fait signe d’entrer…