« Aux corps prochains (sur une pensée de Spinoza), de Denis Guénoun et Stanislas Roquette, Théâtre national de Chaillot

« Aux corps prochains (sur une pensée de Spinoza) » © Charles Habib Drouot

Les corps sensibles nous livrent leur âme
Par Anne Losq
En se laissant librement guider par une pensée de Spinoza, Denis Guénoun a rassemblé cinq comédiens, une chorégraphe et un vidéaste. Au cours d’un processus de création de deux ans, ils ont sondé les profondeurs du corps. Sur scène, les interprètes démontrent un engagement de chaque instant. Résultat : nul paraître dans ce spectacle – que du vécu. Artistes et public sont réunis pour une exploration pratique de la métaphysique. On en ressort grandi et ému.

« Riquet », d’Antoine Herniotte d’après « Riquet à la houppe » de Charles Perrault, Théâtre Am Stram Gram à Genève

« Riquet » © Élizabeth Carecchio

Insolentes métamorphoses
Par Michel Dieuaide
En avant-première du Festival d’Avignon, la compagnie du Menteur-Volontaire présente au Théâtre Am Stram Gram de Genève « Riquet », création d’Antoine Herniotte et Laurent Brethome pour le jeune public, d’après « Riquet à la houppe », conte populaire de Charles Perrault. Un spectacle déluré et ébouriffant.

« Ticha-Ticha », de Hakim Bah, a paru chez Lansman éditeur

Né à Mamou (Guinée), Hakim Bah est diplômé en informatique. Après de nombreuses formations en écriture et en mise en scène, il a repris des études théâtrales en France, où ses pièces sont particulièrement appréciées puisque de nombreux prix lui ont été remis depuis 2013.

« Requiem », de Hanokh Levin, les Célestins à Lyon

« Requiem » © Thomas Faverjon

Mort, sexe, boisson et rigolade
Par Trina Mounier
Dernière pièce de l’auteur israélien Hanokh Levin prématurément disparu, « Requiem » passe pour une sorte de testament théâtral. Son titre l’indique en tout cas, c’est de mort qu’il y est question, mais de cette manière loufoque qui est la marque de l’auteur. Ni la farce ni la gravité n’ont pourtant réussi à gagner notre adhésion.

Martin Crimp, Alain Badiou, Suzanne Osten, Per Lysander, Simon Abkarian

Les mythes à bras le corps, ou l’éternelle envie de fricoter avec la tragédie grecque
Par Lise Facchin
Saluer Platon pour nous avoir mis le nez dedans avec ses histoires de Vérité, de Caverne et d’idéologie esthétique dans lesquelles la modernité s’est engluée m’est impossible tant, c’est un fait, Platon m’irrite jusqu’à l’eczéma…