« l’Orestie », d’après Eschyle, Nuits de Fourvière à Lyon

Naissance de la tragédie
Par Trina Mounier
Vingt ans après sa création à l’Odéon, Georges Lavaudant reprend « l’Orestie » d’Eschyle, dans le « petit théâtre romain » de Fourvière (aussi appelé l’Odéon). Un lieu tout indiqué pour faire entendre les imprécations, malédictions, pleurs et appels aux dieux de cette tragédie mythique et mythologique. Surtout quand le ciel s’en mêle, menaçant d’annuler la représentation.
« Mary Said What She Said », de Darryl Pinckney, Théâtre de la Ville à Paris

Une apothéose étrange et intense
Par Lorène de Bonnay
Vingt-six ans après « Orlando », adapté par Darryl Pinckney, Robert Wilson confie à Isabelle Huppert un autre monologue vibrant écrit par l’auteur américain, « Mary said what she said ». L’écriture scénique donne corps à l’ombre de Mary Stuart, devenue rayon.
« Mam’zelle Nitouche », de Hervé, Théâtre Marigny à Paris

Une opérette complètement délurée
Par Maxime Grandgeorge
Dans le cadre de la 7e édition du Festival Palazzetto Bru Zane, le Théâtre Marigny accueille « Mam’zelle Nitouche », l’une des plus célèbres opérettes du compositeur Hervé, principal rival d’Offenbach. Un spectacle barré et festif où humour débridé et ambiance cabaret font bon ménage.
« Les Tondues », des Arts Oseurs, Scènes du Jura, à Lons-le-Saunier

Réparer les sur-vivantes
Par Stéphanie Ruffier
Les tondues, une histoire ancienne ? La bouleversante déambulation théâtrale menée par Périne Faivre réhabilite ces femmes humiliées sur la place publique. Un remarquable acte de réparation au cœur de la cité.
« Jungle book » de Robert Wilson, Les Nuits de Fourvière, Théâtre antique de Lyon

« Le Livre de la jungle » illustré par Bob Wilson
Par Juliette Nadal
L’immense metteur en scène américain Robert Wilson crée une adaptation du roman de Rudyard Kipling à la manière d’un livre d’images animé et chanté. En ce 1er juin des Écritures théâtrales pour la jeunesse, Mowgli ouvre donc les Nuits de Fourvière, et fait son apparition dans une jungle très esthétique : un parti pris audacieux.
« Festival Jazz sous les pommiers », 38e édition, à Coutances

Ça jazze de plus en plus fort
Par Jean-François Picaut
Jazz sous les pommiers se poursuit. Compte-rendu du 29 au 30 mai 2019.
« Festival Jazz sous les pommiers », 38e édition, à Coutances

À Jazz sous les pommiers, à Coutances, le dimanche, c’est fanfares. Le fameux « Dimanche en fanfares » anime les rues, les places, le jardin public mais aussi des salles emblématiques. Compte-rendu du 26 au 28 mai.
« Ligne de crête », de Maguy Marin, le théâtre Garonne à Toulouse

Les choses et le néant
Par Bénédicte Soula
En 1965, Georges Perec publiait « Les Choses ». Ou l’avènement d’une société de consommation, dans laquelle le bonheur dépend des objets que l’on possède. En 2019, Maguy Marin créé sa pièce chorégraphique « Ligne de crête », dans laquelle les choses ont pris définitivement possession de nos désirs. Un sursaut est-il encore possible ?
« Fauves », de Wajdi Mouawad, Théâtre de la Colline, à Paris

Qui veut faire la bête, fait parfois l’ange
Par Laura Plas
Si ces fauves semblent tourner parfois dans la cage des obsessions thématiques et formelles de Wajdi Mouawad, leurs rugissements défient les diktats de notre temps en pariant sur une narration feuilletonesque ambitieuse et en osant rage et ferveur. Inégal.
« Vues Lumière », d’Isabelle Lafon, Théâtre de la Colline, à Paris

« Y a tout qu’est vrai »
Par Laura Plas
Sans avoir l’air d’y toucher, sans se poser ni même poser, Isabelle Lafon partage avec nous quelques instants à vif, des vues dont les lumières sont les acteurs. Un joli moment d’humanité et de cinéphilie.
« La Place Royale », de Pierre Corneille, Théâtre des Célestins à Lyon

Corneille bien-aimé
Par Trina Mounier
C’est un Corneille méconnu et, par bien des côtés, inattendu, que Claudia Stavisky crée aux Célestins, avec délicatesse et sensibilité.
« Un ennemi du peuple », d’Henrik Ibsen, Odéon Théâtre de l’Europe, à Paris

Malaise dans la civilisation
Par Lorène de Bonnay
Jean-François Sivadier met en scène « Un ennemi du peuple », le drame moderne et subversif du dramaturge norvégien, dont l’actualité interpelle. Dans une société démocratique imparfaite, comment maintenir l’équilibre entre le bien-vivre ensemble et les aspirations ou pulsions individuelles ?