Ostermeier propulse Ibsen ici et maintenant
Par Trina Mounier
L’évènement était très attendu : Thomas Ostermeier déplace les foules sur son seul nom, gage d’intensité théâtrale brûlante jusqu’à l’incandescence. Son « Ennemi du peuple » fait salle comble au T.N.P. de Villeurbanne, seule scène française à avoir la chance de l’accueillir après Avignon. Et provoque le débat, débat politique sur les fondements, les fragilités et les limites de la démocratie, débat aussi sur le théâtre.

Un jeu sans commune mesure
Par Lorène de Bonnay
Seize mois après « Damönen », Thomas Ostermeier revient à l’Odéon présenter sa dernière création, « Mass für Mass » (« Mesure pour mesure ») de Shakespeare : une comédie ambiguë et grinçante sur le thème de la justice, servie par une troupe inspirée.

Une édition forte et optimiste, contre la crise
Par Jean-François Picaut
Pour sa quinzième édition, le festival Mettre en scène agrandit encore son territoire et sera présent à Quimper, Lannion, Vannes, Brest et, bien sûr, Rennes-Métropole.

Magnifique théologie de l’enfer vue par Ostermeier
Par Cédric Enjalbert
Thomas Ostermeier est homme de marotte. Après un cycle Ibsen, le voici hanté par Shakespeare depuis « le Songe d’une nuit d’été » et l’excellent « Hamlet », applaudi en 2008 dans la cour d’honneur à Avignon. Il monte avec brio au Théâtre des Gémeaux un « Othello » passionné, soulignant avec force et clarté les ravages de la jalousie et la puissance du langage. Exemplaire.

Trash grotesque
Par Léna Martinelli
La pièce démarre très fort, avec l’enterrement du roi, le père de Hamlet – précisément avec son cadavre que l’on n’arrive pas à enterrer – et non l’apparition du spectre, qui aurait pourtant pu remarquablement hanter la cour d’honneur.