Nos festivals de l’été
Par Léna Martinelli
Grands raouts ou micro-festivals, temps fort, saison estivale, rendez-vous incontournables et nouveaux-nés… Comme chaque année, on a l’embarras du choix à cette période de l’année. Voici notre sélection forcément subjective.

Écrasé par la machine
Par Laura Plas
La pétulante Compagnie du Berger revient au théâtre de l’Épée de Bois avec « l’Établi » de Robert Linhart. Ce qui a fait le succès de la troupe engendre ici sa dérive car la partition tonitruante et l’hyper-théâtralité ne parviennent pas toujours à faire entendre la musique de l’œuvre.

Chanter pour se souvenir et vivre
Par Jean-François Picaut
Ciğdem Aslan est une Turque de culture alévie-kurde, une population qui accorde une très grande place à la musique. C’est donc tout naturellement que la jeune femme y vient. Depuis 2013 et la parution de son premier album « Mortissa » (Asphalt Tango Records / Indigo), elle se consacre surtout à chanter le rébétiko, comme c’est le cas ce soir.

Résister en beauté
Par Laura Plas
Résistant à la fermeture, Le Tarmac fait entendre sur sa scène une autre voix d’opposition, venue de l’esclavage. C’est la parole folle et forte d’« Un Dimanche au cachot » de Patrick Chamoiseau, que portent avec talent Laëtitia Guédon et Blade Mc Alimbaye, pour crier « non » en toute beauté.

La guerre au ventre
Par Laura Plas
Christophe Laluque parachève son exploration de « Mirad, un garçon de Bosnie » et en signe une mise en scène forte et juste. Polyphonique, épuré, le spectacle évite tout manichéisme ; il forme un magnifique plaidoyer pour la paix et la tolérance.

Un Petit Poucet afghan
Par Laura Plas
Cendre Chassane et Carole Guittat racontent à la manière d’un conte moderne l’histoire vraie d’un migrant de dix ans : Enaiat. Portée avec conviction par Rémi Fortin, leur proposition choisit de se situer à hauteur d’enfant et trouve le ton juste.

Psychose de l’indifférence, vertigo de l’intelligence
Par Laura Plas
Jouant en virtuoses des images et des références, les membres d’Agrupación Señor Serrano développent une vertigineuse réflexion sur le comportement psychotique des pays riches face à la migration. Un spectacle impeccable et élégant que le grand Hitchcock n’aurait pas désavoué !

Premier festival de magie nouvelle au Rond-Point
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Avant de lancer des travaux de réfection, le Théâtre du Rond-Point consacre tout un mois à la magie nouvelle, dont la reprise de deux spectacles que nous avons aimés (le Paradoxe de Georges, de et avec Yann Frisch, et les Limbes, d’Étienne Saglio).

De la grande illusion !
Par Bénédicte Fantin
Dans le cocon intimiste d’un camion-théâtre spécialement construit pour l’occasion et temporairement installé dans les jardins du Rond-Point, Yann Frisch nous offre une heure de « cartomagie » ponctuée de réflexions philosophiques et de digressions comiques sur notre rapport à la magie. Un pur moment d’émerveillement hors du temps !

Une indienne au pays des cowboys
Par Laura Plas
Avec « Longwy Texas », Carole Thibaut fait résonner une parole vive et irrévérencieuse sur le monde patriarcal des aciéries. Un acte politique bien sûr, mais un acte poétique, surtout, qui confirme une voix d’auteure. Au féminin singulier, évidemment.