L’Homme qui ne pouvait plus fermer les yeux
Par Olivier Pansieri
« Jan Karski », mis en scène et adapté du roman éponyme de Yannick Haenel par Arthur Nauzyciel, fut l’un des évènements du Festival d’Avignon en 2011. Depuis, il n’a cessé de tourner dans le monde. Il ne fait pas que rafraîchir la mémoire, il l’honore aussi et rappelle que le monde peut être sauvé par le geste d’un seul homme qui dit non, ici dramatiquement ressuscité. Fort et nécessaire.

Les sœurs Corée de Nauzyciel
Par Olivier Pansieri
Créée à Séoul en 2016, comme adaptation d’un roman jouant judicieusement sur les apparences, « L’Empire des lumières » envoûte par son mystère et l’art de ses interprètes. À la duplicité de leur jeu, s’ajoute celle du récit qui joue à nous perdre pour mieux nous guider. Deux heures de pur plaisir.

Sensuals & Co
Par Aurélie Plaut
Arthur Nauzyciel séquestre ses comédiens au 7e étage de l’hôtel Splendid’s et s’interroge sur les sentiments que peut provoquer l’enfermement. Un propos cher à Jean Genet, servi par des interprètes-gangsters à la fois violents et gracieux.

Un théâtre d’ombres
Par Lorène de Bonnay
Arthur Nauzyciel, encore marqué par son dernier spectacle sur la Shoah, « Jan Karski », conçoit une « Mouette » pour la cour d’honneur autour du motif du spectre. Une lecture a priori très singulière et lugubre. Pourtant, cet éclairage qui enténèbre le texte de Tchekhov parvient subtilement à creuser son sens, le faire résonner, l’ouvrir.