Grand peur et misères des subventionnés
Par Olivier Pansieri 
Jean-Pierre Baro met en scène « Mephisto » de Samuel Gallet, très vaguement inspiré du roman de Klaus Mann. Une litanie, qui se veut un cri, contre la montée du fascisme récitée par des personnages auxquels on ne croit pas. Restent des moments criants de vérité sur l’arrivisme des gens de théâtre. Auquel on croit, par contre.

La double imposture
Par Olivier Pansieri
Mathieu Amalric, Valérie Dashwood, Micha Lescot et Laurent Poitrenaux réinventent « La Collection » de Harold Pinter dans la mise en scène de Ludovic Lagarde. Questions pièges et esquives au pays du mensonge. Trouble et troublant comme un cauchemar.

Pouding vocal
Par Olivier Pansieri
Les Arts Florissants de William Christie reprennent leur « Beggar’s Opera » dans une mise en scène mollassonne de Robert Carsen. Quelques airs et deux trios réussis vers la fin, pour lesquels il faut endurer deux heures de mauvais théâtre entrelardé de chansons à boire. Racoleur et poussif

Comte Ory ci, Comte Ory là ! 
Par Olivier Pansieri
L’Opéra de Rennes nous régale avec un festin mitonné par ses meilleurs artisans. Chœur et orchestre nous entraînent dans le tourbillon rossinien sous la baguette vitaminée de Erki Pehk. Les solistes Perrine Madoeuf, Rachel Kelly et Mathias Vidal, nous font heureusement oublier un décor bien laid.

Des Toutous et des hommes 
Par Olivier Pansieri
La Paillette accueille pour deux soirs une fable sur les paradoxes de notre société aussi gâteuse avec les bêtes que féroce envers les exclus. Une pièce sur les vrais gens, dont un chien incarné par un acteur-danseur prodigieux. Les intermèdes didactiques peinent à convaincre. On mord à tout le reste.

Stanislas Nordey sans partage
Par Olivier Pansieri
Éric Vigner, qu’on a connu mieux inspiré, monte le « Partage de midi », une croisière interminable à bord du paquebot claudélien, arrivant du Théâtre national de Strasbourg. Restent des décors raffinés et Stanislas Nordey, magistral dans le rôle de Mesa.

Tous en chœur !
Par Olivier Pansieri
L’Opéra de Rennes propose une nouvelle formule de concerts. Il invite les spectateurs à chanter avec les artistes des refrains dont le texte leur a été remis. Pari risqué mais gagné, alors que ce premier florilège avait de quoi faire frémir le plus chevronné des choristes. Qui a dit que les Français ne savaient pas chanter ?

Je est une autre
Par Olivier Pansieri
Le groupe Vertigo s’empare de « Pronom », une pièce de l’auteur anglo-canadien Evan Placey, et la secoue comme un prunier pour en faire tomber tous les fruits. Le public aussi est secoué, mais de rires, une boule dans la gorge. Salle bourrée à craquer pour un spectacle, je dirais, d’un transgenre fabuleux.

Bats-toi si t’es une femme !
Par Olivier Pansieri
Dix ans après Pénélope Ô Pénélope, Simon Abkarian présente deux nouvelles fables sous la verrière étoilée du Théâtre du Soleil, en tout six heures de spectacle. Des trous d’air, mais quel souffle ! Un grand bravo à Ariane Ascaride, Marie Fabre et Catherine Schaub qui tiennent, de bout en bout, ce marathon de l’amour, de la peur et de la famille.

Jeu interdit
Par Olivier Pansieri
L’adaptation qu’Arthur Nauzyciel tire de la « La Dame aux camélias » laisse de marbre. Trois heures d’ébats au ralenti entre des personnages réduits à des figurants, entrecoupés de scènes assénées au public comme des rapports d’activité. Pourquoi ne pas relire l’œuvre chez soi, tranquillement ?

La Paillette, nid d’espoirs
Par  Olivier Pansieri
Du 23 mai au 29 juin, plusieurs centaines d’amateurs se sont produits au théâtre La Paillette lors du festival « Les Envolées », à Rennes. Ils y volent en effet de leurs propres ailes, juste une fois, pour l’amour de l’art. Simple et exemplaire.