Tous en chœur !
Par Olivier Pansieri
L’Opéra de Rennes propose une nouvelle formule de concerts. Il invite les spectateurs à chanter avec les artistes des refrains dont le texte leur a été remis. Pari risqué mais gagné, alors que ce premier florilège avait de quoi faire frémir le plus chevronné des choristes. Qui a dit que les Français ne savaient pas chanter ?

Je est une autre
Par Olivier Pansieri
Le groupe Vertigo s’empare de « Pronom », une pièce de l’auteur anglo-canadien Evan Placey, et la secoue comme un prunier pour en faire tomber tous les fruits. Le public aussi est secoué, mais de rires, une boule dans la gorge. Salle bourrée à craquer pour un spectacle, je dirais, d’un transgenre fabuleux.

Bats-toi si t’es une femme !
Par Olivier Pansieri
Dix ans après Pénélope Ô Pénélope, Simon Abkarian présente deux nouvelles fables sous la verrière étoilée du Théâtre du Soleil, en tout six heures de spectacle. Des trous d’air, mais quel souffle ! Un grand bravo à Ariane Ascaride, Marie Fabre et Catherine Schaub qui tiennent, de bout en bout, ce marathon de l’amour, de la peur et de la famille.

Jeu interdit
Par Olivier Pansieri
L’adaptation qu’Arthur Nauzyciel tire de la « La Dame aux camélias » laisse de marbre. Trois heures d’ébats au ralenti entre des personnages réduits à des figurants, entrecoupés de scènes assénées au public comme des rapports d’activité. Pourquoi ne pas relire l’œuvre chez soi, tranquillement ?

La Paillette, nid d’espoirs
Par  Olivier Pansieri
Du 23 mai au 29 juin, plusieurs centaines d’amateurs se sont produits au théâtre La Paillette lors du festival « Les Envolées », à Rennes. Ils y volent en effet de leurs propres ailes, juste une fois, pour l’amour de l’art. Simple et exemplaire.

Pathos impérial
Par Olivier Pansieri
Notre éminente consœur Bénédicte Fantin ayant écrit tout le bien qu’elle pensait de « Saïgon », lors de sa création en 2017 au Festival d’Avignon, je vous renvoie pour l’essentiel à son article. Pour ma part, je veux juste dire mon profond ravissement.

Plus fort que Koh-Lanta : Mythos
Par Olivier Pansieri
Deuxième semaine du festival Mythos. Dans la chaleur inespérée de cet avant-goût d’été, les places de spectacles s’arrachent. Je n’ai pu voir, hélas, que trois prestations, dont une m’a enthousiasmé.

Mythos, le festival qui a la banane
Par Olivier Pansieri
On ne présente plus « Mythos » aux Rennais, ce festival de la parole qui investit la ville avec ses 480 bénévoles et ses 70 spectacles devant plus de 50 000 spectateurs. Camille, Eddy de Pretto, Arthur H, Anne Sylvestre, mais aussi des gens moins connus, tous réunis pour célébrer le printemps du verbe. Où courir, où ne pas courir ?

Viva Forsythe !
Par Olivier Pansieri
La Compañia Nacional de Danza de España revisite ses classiques avec ce « Programme Forsythe » magnifiquement interprété. Après un début sage, la troupe madrilène se déchaîne, nous faisant remonter le temps mais aussi l’explorer avec une ferveur contagieuse.

L’Homme qui ne pouvait plus fermer les yeux
Par Olivier Pansieri
« Jan Karski », mis en scène et adapté du roman éponyme de Yannick Haenel par Arthur Nauzyciel, fut l’un des évènements du Festival d’Avignon en 2011. Depuis, il n’a cessé de tourner dans le monde. Il ne fait pas que rafraîchir la mémoire, il l’honore aussi et rappelle que le monde peut être sauvé par le geste d’un seul homme qui dit non, ici dramatiquement ressuscité. Fort et nécessaire.

Le nain, ce plouc ?
Par  Olivier Pansieri
Sous la baguette attentionnée de Franck Ollu, ce « Nain » donné dans sa forme réduite, fait ressortir les rutilantes trouvailles du Viennois Zemlinsky, compositeur incurablement Art Nouveau. Mathias Vidal prête sa voix puissante au rôle-titre, Julie Robard-Gendre sa forte sensibilité à celui de Ghita et l’Orchestre symphonique de Bretagne sa fougue aux fulgurances de cette lettre ouverte aux sans-cœurs. On est moins convaincu par le reste.