« Henry VI », de Shakespeare, la Fabrica à Avignon

« Henry VI » de Thomas Jolly : l’éclatante saga d’une nuit d’été
Cédric Enjalbert
Thomas Jolly allume au Festival d’Avignon la ferveur du public avec une saga shakespearienne haletante, dont il rassemble pour la première fois tous les épisodes : son « Henry VI » en dix-huit heures ravive la foi dans la puissance du théâtre. Il ravigote le spectateur.
« Stenay 1914 », d’Émilie Génaédig, collège de La Salle à Avignon

La guerre des enfants
Par Corinne François-Denève
Des amateurs, très jeunes, se chargent de dire les témoignages des habitants de Stenay, ville de la Meuse occupée dès août 1914. Émotion des situations, émotion d’un dispositif ingénieux qui fait la part belle à la sincérité de ces comédiens en herbe.
« Cinq visages pour Camille Brunelle », de Guillaume Corbeil, la Manufacture à Avignon

Comment faire spectacle de soi ?
Par Léna Martinelli
Dans le cadre de Focus Québec à la Manufacture, Claude Poissant met en scène le texte de Guillaume Corbeil, « Cinq visages pour Camille Brunelle ». Un spectacle peu convaincant sur la représentation du moi et notre délicat rapport au réel.
« Tartuffe », de Molière, le Petit Chien à Avignon

Un « Tartuffe » racé
Par Vincent Cambier
Gérard Audax et sa bande présentent au Petit Chien un « Tartuffe », de Molière, dans une mise en scène pétaradante de Mario Gonzalez.
« le Mariage de Maria Braun », d’après Fassbinder, cour du lycée Saint‑Joseph à Avignon

Ostermeier célèbre l’art du théâtre
Par Fabrice Chêne
Reprise, en cette fin de Festival, d’un spectacle créé par le grand Thomas Ostermeier en 2007 : « le Mariage de Maria Braun », inspiré du film de Fassbinder. Une tranche d’histoire allemande à travers le portrait d’une femme d’exception, le tout servi par une mise en scène impeccable.
« le Bal », d’Irène Némirovsky, Théâtre du Balcon à Avignon

Némirovsky lui va si bien
Par Corinne François-Denève
Virginie Lemoine adapte, avec un grand talent et une finesse subtile, le cruel « Bal » d’Irène Némirovsky. Elle en tire une formidable comédie douce-amère, entre Eugène Labiche, Jacques Martin… et Marcel Proust.
« God Is in My Typewriter », d’Anna‑Mari Laulumaa, d’après Anne Sexton, The Garage International à Avignon

La danse du corps obscur
Par Corinne François-Denève
En anglais, la Finlandaise Anna-Mari Laulumaa évoque la figure tragique de la poétesse Anne Sexton avec une exquise délicatesse.
« Notre peur de n’être », de Fabrice Murgia, gymnase du lycée Aubanel à Avignon

Solitudes sur fond noir
Par Fabrice Chêne
La nouvelle création de Fabrice Murgia était très attendue en cette dernière semaine du Festival d’Avignon. À l’arrivée : une proposition aussi belle esthétiquement que limitée dans son propos.
« Selma », de Per Olov Enquist, Grenier à sel à Avignon

La dame de Mårbacka
Par Corinne François-Denève
Une adaptation académique d’une pièce de Per Olov Enquist qui voudrait parler de cinéma, de littérature et de théâtre.
« Conte de l’ordinaire », de Grégory Presotto et Carole Ramon, îlot Chapiteaux, île de la Barthelasse à Avignon

Cirque de la vie conjugale
Par Laura Plas
Spectacle de cirque infiniment théâtral, « Conte de l’ordinaire » nous fait partager avec beaucoup de tendresse et d’humour les dix ans de mariage d’un couple pas si ordinaire. À voir en famille !
« Quien soy », de Wilmer Marquez et Edward Aleman, espace Vincent‑de‑Paul, île Piot à Avignon
Plus haut, plus vite, plus fort
Par Laura Plas
Survitaminé, porté par des musiques urbaines, « Quien soy » plaira aux amateurs de performances. Voici un spectacle populaire et actuel, mais dont on sort sans émotions autres que celles liées à l’adrénaline.
« On ne badine pas avec l’amour », d’Alfred de Musset, Théâtre des Lucioles à Avignon

Mortel orgueil amoureux !
Par Lorène de Bonnay
L’Attrape-Théâtre, dirigé par Christophe Thiry, présente une version délicate et dynamique du drame sentimental de Musset, « On ne badine pas avec l’amour », au Théâtre des Lucioles.