«Roberto Zucco», de Bernard-Marie Koltès et «Prologue. Sur le théâtre» de Didier-Georges Gabily, Gymnase du Lycée Saint-Joseph, à Avignon

Zucco, à bout de souffle
Par Anne Cassou-Noguès
Yann-Joël Collin s’empare du personnage créé par Bernard-Marie Koltès avec seize élèves du Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Ce qui pourrait être une fascinante réflexion sur le rapport conflictuel de l’homme et de la société se perd dans une mise en scène souvent dépourvue d’émotion.
« Saïgon », de Caroline Guiela Nguyen, Gymnase du Lycée Aubanel à Avignon

« Le trajet des larmes »
Par Bénédicte Fantin
« Saïgon » est une fresque touchante qui nous donne à entendre le chant nostalgique des exilés d’Indochine. En français ou en vietnamien, les récits intimes se mêlent au maelström de l’histoire, sur fond de karaoké.
« l’Hiver, quatre chiens mordent mes pieds et mes mains », de Philippe Dorin, Grenier à Sel à Avignon

Éloge de la poésie ordinaire
Par Bénédicte Fantin
Le texte de Philippe Dorin révèle toute sa charge poétique dans cette mise en scène de la compagnie T’Atrium. Proche de l’univers du conte, la pièce peut séduire un public familial, ouvert aux écritures contemporaines pour la jeunesse.
« Sandre », de Solenn Denis, La Manufacture, Avignon

Au berceau de la noirceur
Par Bénédicte Fantin
Solenn Denis place les faits divers au cœur de son travail. À l’inverse du temps médiatique, le temps du théâtre permet d’ouvrir des fenêtres de réflexion inattendues sur ces actes hors normes.
« Antigone », d’après Sophocle, Cour d’honneur du Palais des papes, Avignon

Une tragédie apaisée
Par Bénédicte Fantin
Satoshi Miyagi a marqué les esprits avec son adaptation du « Mahabharata » dans la carrière de Boulbon, en 2014. Cette année, le metteur en scène ouvre la 71ème édition du festival d’Avignon avec une lecture rassérénante de l’ « Antigone » antique.
« l’Espace furieux », de Valère Novarina, les Nuits de Fourvière à Lyon

Rencontre furieuse de la langue et de l’espace
Par Trina Mounier
Invité à créer avec les étudiants de la 76e promotion de l’ENSATT leur spectacle de sortie, Aurélien Bory, qui brasse avec aisance les arts visuels et ceux du mouvement, s’est donné un défi supplémentaire : travailler un texte de théâtre. C’est du côté de Valère Novarina qu’il explore, avec talent, « l’Espace furieux ».
« l’Homme qui valait 35 milliards », Collectif Mensuel, d’après le roman de Nicolas Ancion, Festival des Nuits de Fourvière à Lyon

Pieds nickelés contre Mittal, roi de l’acier : 3-0
Par Trina Mounier
Après le succès de « Blockbuster » aux Nuits de Fourvière en 2016, les amis belges du Collectif Mensuel reviennent avec un spectacle tout aussi déjanté, jubilatoire et intelligemment subversif, « L’Homme qui valait 35 milliards », du même Nicolas Ancion.
« Soft virtuosity, still humid, on the edge », de Marie Chouinard, Opéra Berlioz, le Corum, Montpellier Danse, à Montpellier

En marche… vers l’inconnu
Par Léna Martinelli
Dans « Soft virtuosity, still humid, on the edge », Marie Chouinard est parti de la marche. En état de grâce, ses traversées de la scène et du monde nous mènent loin, pour une épopée aux confins de la folie. Coup de cœur de Montpellier Danse.
« Tenworks (for Jean-Paul) », d’Emanuel Gat, Théâtre de l’Agora, Montpellier Danse, à Montpellier

Emanuel Gat au sommet !
Par Léna Martinelli
Dans sa dernière création, Emanuel Gat célèbre les danseurs, la singularité et virtuosité, la responsabilité et l’humanité de vingt interprètes, dont la moitié de sa compagnie et l’autre moitié issue du Ballet de l’Opéra de Lyon. Un des temps forts de Montpellier Danse.
« La Mère à boire », d’Elisa Ruschke, Les Subsistances à Lyon

Heurs et malheurs des relations mère/fille
Par Trina Mounier
Elisa Ruschke a déjà été remarquée lors de ses précédentes créations. On attendait donc beaucoup de ce spectacle présenté par l’Élysée aux Subsistances, deux rampes de lancement de la jeune création. Mon sentiment est mitigé.
« Les Trois Coups » signalent les parutions récentes consacrées au théâtre à ne pas manquer [11]

Bulletin n°11 : en librairie…
Par Rodolphe Fouano
Monographies, biographies, essais, mémoires, rééditions de classiques…
« Le Schpountz » d’après Marcel Pagnol, mis en scène par la Comp. Marius, les Nuits de Fourvière à Lyon

Un « Schpountz » poussif
Par Michel Dieuaide
Conçu à l’origine comme le scénario d’un film où s’illustra Fernandel en 1938, « le Schpountz », traduit et adapté par la Comp. Marius, se présente comme une farce nonchalante et désinvolte. Créé en 2013, le spectacle semble avoir perdu son souffle d’origine.