« la Résistible Ascension d’Arturo Ui », de Bertolt Brecht, Théâtre de la Ville à Paris

Ui, tyran et histrion historique
Par Lorène de Bonnay
En 1960, la troupe légendaire du Berliner Ensemble triomphe au Théâtre de la Ville avec « la Résistible Ascension d’Arturo Ui » de Brecht. Ces jours‑ci, l’histoire se répète avec la venue de la troupe en plein Festival d’automne…
Entretien avec Laurence Février, metteuse en scène de « Tabou », le Lucernaire à Paris

Viol : briser le tabou (et les clichés) via la scène
Par Marie Barral
Fissurer le tabou autour du viol des femmes, faire comprendre qu’il touche n’importe qui, la plupart du temps dans le cercle intime, et que la société, qui cherche à se protéger, se méfie des victimes…
« Tabou », de Laurence Février, le Lucernaire à Paris

Viol : la société acculée
Par Marie Barral
Dans « Tabou », cinq femmes violées répondent aux questions de l’instruction. La metteuse en scène Laurence Février a choisi pour leur défense la plaidoirie de Gisèle Halimi lors du procès d’assises à Aix‑en‑Provence en 1978. Et pour jury, le public. Texte désarmant, comédiennes excellentes, spectateur retourné. Brillant.
« Olympe de Gouges, porteuse d’espoir », d’Annie Vergne et Clarissa Palmer, d’après les écrits d’Olympe de Gouges, le Guichet-Montparnasse à Paris

Une « Olympe de Gouges » tristement scolaire
Par Céline Doukhan
Le sujet aurait pu donner lieu à une pièce superbe. Hélas, cette évocation d’Olympe de Gouges fait davantage penser à un poussif documentaire-fiction qu’à du théâtre.
« Lever de soleil », de Bartabas, Maison de la Légion‐d’Honneur à Saint‑Denis

Bartabas, très à cheval
Par Solenn Denis
« Dès l’aube à l’heure où blanchit la campagne », Bartabas monte en selle pour ses exercices de dressage quotidiens. Ce matin, tu as le privilège d’être invitée à voir cela. Spectacle inhabituel, « Lever de soleil » est un moment de grâce suspendu entre la nuit et le jour.
« Ciel d’Athènes à New York », création française de la suite orchestrale « Absolute Heaven and Hellenic », Festival de Saint‑Denis

Fiesta grecque
Par Florent Coudeyrat
Le Festival de Saint‑Denis fait cette année escale en Grèce. Le concert « Ciel d’Athènes à New York » réunit en effet des musiciens grecs et américains, qui dynamitent les genres dans une ambiance chaleureuse et populaire.
« Swan », de Luc Petton, Théâtre national de Chaillot à Paris

Danse avec les… cygnes
Par Léna Martinelli
Symbole de la danse classique, le cygne n’a pas été choisi, dans « Swan », pour sa seule force d’évocation…
« Ma chambre froide », de Joël Pommerat, Ateliers Berthier à Paris

Le cercle infini de l’imaginaire
Par Lorène de Bonnay
Artiste associé pour trois saisons à L’Odéon, Joël Pommerat présente actuellement aux Ateliers Berthier une reprise de « Ma chambre froide », créée avec succès en 2011…
« Je m’occupe de vous personnellement », d’Yves‑Noël Genod, Théâtre du Rond‑Point à Paris

Un coup dans l’eau
Par Solenn Denis
Genod, maître de cérémonie, fait l’ouverture de « Je m’occupe de vous personnellement » quelques notes à la main. Il nous avertit : « C’est un spectacle normal, un théâtre à la limite de la visibilité et de l’audible. Et si vous vous ennuyez, vous pouvez partir ». Il n’a pas menti. Le spectacle est à peine visible, et les limites de l’ennui très vite atteintes.
« Cocorico », de Patrice Thibaud, Théâtre du Rond‑Point à Paris

Chouette ! « Cocorico » est repris au Rond‑Point
Par Léna Martinelli
À la place de « Fair-Play » initialement programmé aux mêmes dates, le duo Thibaud‑Leygnac reprend son premier succès, « Cocorico » qui a déjà réjoui un large public. Que du bonheur !
« Marinai, profeti e balene », de Vinicio Capossela, Casino de Paris

Dans l’œil du cyclone
Par Lise Facchin
Il nous avait dit au cours de son entretien qu’il voulait laisser part à l’imaginaire des spectateurs pour accomplir ensemble un voyage en mer…
« l’Art de la fugue », de Yoann Bourgeois et Marie Fonte, le Monfort à Paris

Un rêve éveillé où le cœur bat et l’œil boit
Par Laura Plas
Yoann Bourgeois s’inspire de « Die Kunst der Fuge », l’œuvre testamentaire de Bach pour créer une partition virtuose, réglée comme du papier à musique, mais surtout belle à couper le souffle. Nous voici suspendus proprement entre ciel et terre… comme touchés par la grâce.