Reprise de « Thyeste », de Sénèque, Grande Halle de la Villette à Paris

« Thyeste » de Thomas Jolly, créé pour la Cour d’honneur du Festival d’Avignon en juillet dernier et repris à la Villette, nous fait participer à un rituel cruel qui aboutit à une apocalypse. Démesure pour démesure, ce sacrifice n’en est pas moins délectable.
« Le Lion dans la cage » de Noémie Fansten, Théâtre de la Contrescarpe à Paris

Un lion pour rugir de plaisir !
Par Laura Plas
Avec une fantaisie exquise et un humour débridé, Noémie Fansten nous conte dans « le Lion dans la cage » les tribulations d’une bigleuse, depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui : une belle réflexion sur les cages de la « normalité » et les pouvoirs de l’imagination.
« J’ai bien fait », de Pauline Sales, le Théâtre de la Tempête à Paris

Les quarantenaires rugissants
Par Laura Plas
Pour la deuxième fois, Pauline Sales met en scène un de ses textes. Servi par une distribution et un travail sonore convaincants, le spectacle « J’ai bien fait ? » monte en puissance pour nous emporter dans un tourbillon tragi-comique. L’évocation du pire serait-elle la meilleure des recettes pour bien faire ?
Reprise de « Qui déplace le soleil » de Marie Piemontese, Maison des Métallos à Paris

Reprise de « Qui déplace le soleil »
Marie Piemontese invente et met en scène une belle pièce sur le tissage, le métissage, le passage. Sa fable intime et universelle, « Qui déplace le soleil », nous meut, dans tous les sens du terme. À voir ou revoir, dans une nouvelle distribution (avec la comédienne !), à la Maison des Métallos.
« 4.48 Psychose », de Sarah Kane, Paris Villette

Entre aube et crépuscule
Par Romain Labrousse
Dans une volonté manifeste de ne pas réduire la pièce à sa dimension testamentaire, Florent Siaud affirme la théâtralité d’un monologue instable.
Reprise de « Je n’ai pas encore commencé à vivre » de Tatiana Frolova, Théâtre KnAM, Théâtre des Célestins à Lyon

Reprise
Les Célestins de Lyon offrent une seconde vie à un spectacle bouleversant découvert lors de l’édition 2017 de Sens Interdits. « Je n’ai pas encore commencé à vivre » sera visible pour une quinzaine de représentations hors les murs, au Théâtre du point du Jour.
« Sombre rivière », de Lazare, Cie Vita Nova, MC2 à Grenoble

Lazare disjoncte
Par Juliette Nadal
Sur le plateau de « Sombre Rivière », Lazare, auteur et metteur en scène, orchestre ce qu’il nomme les « explosions d’un cerveau », au lendemain des attentats de novembre 2015. Un spectacle déroutant.
« Dreck », de Robert Schneider, au Théâtre des Clochards Célestes à Lyon

Une rose dans le jardin de Merkel
Par Trina Mounier
Nouvelle création de Thomas Poulard, « Dreck » détonne, tant le metteur en scène nous avait habitués à des spectacles foisonnants, provocateurs et joyeusement insolents. Le solo qu’il propose cette fois est d’une autre tonalité.
« Elvira, Elvire Jouvet 40 », de Brigitte Jaques-Wajeman, Les Célestins à Lyon

Du très grand art
Par Michel Dieuaide
Toni Servillo, l’exceptionnel comédien italien, signe la mise en scène et interprète l’adaptation des sept leçons de théâtre que Louis Jouvet donna au Conservatoire national de Paris de février à septembre 1940.
« Rebibbia », d’après Goliarda Sapienza, Théâtre national populaire à Villeurbanne

Théâtre documentaire sans âme
Par Michel Dieuaide
Alison Cosson, à l’écriture, et Louise Vignaud, à la mise en scène, adaptent « l’Université de Rebibbia » de Goliarda Sapienza : le récit d’une incarcération dans une prison de femmes, à Rome, pendant les années de plomb.
Reprise de « Joueurs, Mao II, les Noms », d’après Don DeLillo, théâtre de l’Odéon à Paris

Reprise de « Joueurs, Mao II, les Noms » à l’Odéon. Avec cette trilogie-fleuve adaptée des romans de l’auteur américain, le geste artistique de Julien Gosselin s’approfondit. Le spectateur se laisse immerger dans une expérience théâtrale paroxystique, labyrinthique, à la fois inouïe et éprouvante.
« La Fuite », d’Olivier Meyrou, au Monfort à Paris

Percutant !
Par Léna Martinelli
Seul en scène, Matias Pilet porte le spectacle. Et sa tente. Vagabond, fugitif, réfugié d’hier ou d’aujourd’hui, Hektor affronte, de façon burlesque, les obstacles en série que la vie sème sur sa route.