« Trouble », de la compagnie Turbulences / HVDZ, La Scierie, le Off d’Avignon

Hors catégorie !
Par Laura Plas
Spectacle inclassable sur la violence de ce qu’on nomme normalité, « Trouble » fait vaciller nos certitudes et notre habituelle perception de spectateur pour nous plonger dans une expérience humaine et spectaculaire forte.
Une sélection au 73e Festival d’Avignon et dans le Off

In et Off, un weekend à Avignon
Par Olivier Pansieri
In et Off, un parcours subjectif et sélectif de spectacles vus à Avignon.
« Reconstitution », de Pascal Rambert, La Manufacture, le Off d’Avignon

Revivre les amours mortes
Par Trina Mounier
« Reconstitution », une œuvre intimiste de Pascal Rambert, est donnée dans une petite salle du Off, tandis que son « Architecture » se déploie dans la Cour d’honneur du Palais des papes. Le « petit » spectacle est un bijou d’émotion pudique et de délicatesse.
« Désobéir », de Julie Berès, La Manufacture, le Off d’Avignon

Vent debout
Par Trina Mounier
« Désobéir », un titre qui claque. Quatre comédiennes portent ce spectacle avec une énergie et une sensibilité entraînantes. Un hymne au courage et à la volonté de jeunes femmes issues de l’immigration. C’est pour moi le spectacle le plus abouti de mon bref festival d’Avignon.
« Architecture », de Pascal Rambert, Cour d’honneur, Festival d’Avignon

La pulvérisation à l’œuvre
Par Lorène de Bonnay
« Architecture », présenté dans la cour monumentale du Palais des papes, expose l’effondrement d’un monde, d’une classe, d’une culture, à travers la sinueuse descente aux enfers d’une famille. Si le geste de Pascal Rambert convainc et que le talent des comédiens explose, la forme tend à se déliter.
« Pelléas et Mélisande », de Maurice Maeterlinck, La FabricA, Festival d’Avignon Avignon

Julie Duclos, Maeterlinck et les amours interdites
Par Trina Mounier
On ne lit plus guère l’œuvre de l’écrivain symboliste Maurice Maeterlinck. Au Festival d’Avignon, Julie Duclos monte cependant « Pelléas et Mélisande », sans effacer tout à fait l’aspect compassé de sa poésie.
« 5es Hurlants», de Raphaëlle Boitel, La Scala, à Paris

Déferlantes de vie
Par Laura Plas
Cap de la 5e année franchi pour Les « 5es Hurlants » de Raphaëlle Boitel ! Un succès dû, aussi bien à la performance des interprètes, qu’à une mise en scène ciselée empruntant au cinéma muet son humour et sa délicieuse lumière surannée.
« Lexicon », de Nofit State Circus, Domaine de Lacroix-Laval à Marcy l’Étoile, Les Nuits de Fourvière
L’art de la désobéissance
Par Juliette Nadal
La troupe de circassiens venue du Pays de Galles, le Nofit State Circus, déploie son univers enjoué dans le parc du domaine Lacroix-Laval à Marcy l’Étoile, dans le Grand Lyon. Un moment plein de vie, une folle énergie au service de l’indiscipline. Électrisant et revigorant !
Édito
Vive l’été des festivals !
Édito
Par Léna Martinelli
« Bon voyage, Bob », de Alain Lucien Øyen et le Tanztheater Wuppertal, Chaillot – Théâtre national de la danse, à Paris

La marche funèbre du Tanztheater Wuppertal
Par Maxime Grandgeorge
Pour sa première collaboration avec le Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch, l’artiste norvégien Alan Lucien Øyen signe une pièce chorégraphique chorale sur la disparition de l’être cher. L’au revoir symbolique d’une troupe endeuillée à son mentor disparu.
Entretien avec Lorraine de Sagazan, pour « L’Absence de père » d’après « Platonov » d’Anton Tchekhov, Nuits de Fourvière à Lyon

« Faire dialoguer la pièce et son auteur avec les spectateurs d’aujourd’hui »
Par Juliette Nadal
Depuis 2015, Lorraine de Sagazan explore avec sa compagnie La Brèche les moyens d’une rencontre entre les œuvres, les spectateurs et les comédiens par la recherche d’un jeu très incarné, où réel et fiction fusionnent. Sa dernière création se déroule à l’École nationale des arts et techniques du théâtre (ENSATT) à Lyon, dans le cadre des Nuits de Fourvière.
« L’Absence de père », d’après Platonov d’Anton Tchekhov, Les Nuits de Fourvière à Lyon

Insatisfaction existentielle
Par Michel Dieuaide
À l’instar d’Antoine Vitez, de Patrice Chéreau et de Georges Lavaudant, pour ne citer que ceux-là, Lorraine de Sagazan s’empare du riche matériau de « Platonov » pour dresser un portrait de groupe de sa génération, sans concession.