Écrasé par la machine
Par Laura Plas
La pétulante Compagnie du Berger revient au théâtre de l’Épée de Bois avec « l’Établi » de Robert Linhart. Ce qui a fait le succès de la troupe engendre ici sa dérive car la partition tonitruante et l’hyper-théâtralité ne parviennent pas toujours à faire entendre la musique de l’œuvre.

Résister en beauté
Par Laura Plas
Résistant à la fermeture, Le Tarmac fait entendre sur sa scène une autre voix d’opposition, venue de l’esclavage. C’est la parole folle et forte d’« Un Dimanche au cachot » de Patrick Chamoiseau, que portent avec talent Laëtitia Guédon et Blade Mc Alimbaye, pour crier « non » en toute beauté.

La jeunesse au pouvoir
Par Sarah Elghazi
Le collectif La Cavale croise les regards de deux générations : l’une proche de l’enfance ; l’autre autour de la question cruciale du devenir adulte. Responsabilité, avenir, discriminations, espoir… Un groupe de cinquante jeunes représentant un brassage social quasiment inédit sur une scène de théâtre remet en jeu ces mots avec fougue et simplicité. Et fait mouche.

La guerre au ventre
Par Laura Plas
Christophe Laluque parachève son exploration de « Mirad, un garçon de Bosnie » et en signe une mise en scène forte et juste. Polyphonique, épuré, le spectacle évite tout manichéisme ; il forme un magnifique plaidoyer pour la paix et la tolérance.

Sans une ride !
Par Trina Mounier
Après « Blanche-Neige », « Hansel et Gretel » et « Hamlet », Samuel Hercule et Métilde Weyergans passent à la moulinette de leur sagacité et de leur anticonformisme un nouveau monstre sacré de la littérature : « Don Quichotte ». Une de leurs plus belles réussites.

Un portrait sur un plateau
Par Bénédicte Soula
Faire passer une œuvre picturale des cimaises au plateau d’un théâtre, sans jamais la montrer, voilà le pari fou tenté par le metteur en scène Stéphane Batlle, pour la troisième fois de sa vie. Banco ! « le Portrait de Dorian Gray » restitue l’étonnant pouvoir magique du roman d’Oscar Wilde, révélant aux yeux du monde l’âme des comédiens et du metteur en scène. Lumière.

Lancement de festival grandiose
Par Léna Martinelli
Le festival de l’Epau vient d’offrir une exceptionnelle soirée d’ouverture au public sarthois à l’Abbaye Royale. Fidèle à ses fondamentaux, la programmation a commencé par mettre en lumière la voix et le piano. Mais sa directrice, Marianne Gaussiat, aime aussi confier des cartes blanches à des complices qui croisent les genres, hors des sentiers battus.

Sexe, mensonges et vérités
Par Michel Dieuaide
Louise Vignaud, nouvelle directrice du Théâtre des Clochards célestes, offre un passionnant diptyque de deux textes contemporains entre fiction et documentaire. La violence sociale est à l’affiche.

Pathos impérial
Par Olivier Pansieri
Notre éminente consœur Bénédicte Fantin ayant écrit tout le bien qu’elle pensait de « Saïgon », lors de sa création en 2017 au Festival d’Avignon, je vous renvoie pour l’essentiel à son article. Pour ma part, je veux juste dire mon profond ravissement.