La fresque sensible de Baro d’evel 
Par Léna Martinelli
Les fondateurs de Baro d’evel viennent d’ouvrir la saison du Théâtre 71 avec « Là » (prologue au spectacle coup de cœur de la saison passée « Falaise »). Outre sa qualité picturale, cette farce métaphysico-poétique se révèle d’une acuité saisissante, entre puissance sauvage et infinie délicatesse.

Comment faire entendre notre intelligence ? 
Par Stéphanie Ruffier
Trop, c’est trop ! Le week-end dernier, à Garges-lès-Gonesse, la préfecture n’a pas autorisé la Journée Singulière des Rencontres d’Ici et d’Ailleurs. Un travail de titan est tombé à l’eau alors que les mesures sanitaires adéquates étaient mises en place. Depuis, les artistes se mobilisent et se manifestent. Nom de code de leurs actes de résistance : #CultureFurax.

Reprise du « Paradoxe de Georges » 
Annonce
Aux commandes de son camion-théâtre flambant neuf, Yann Frisch, l’une des figures de la magie nouvelle, reprend son seul en scène pour un « road-magie » original. Un spectacle virtuose, drôle et profond.

Entrez dans la danse : voyez comme on colonise !
Par Laura Plas
Première création d’Hassane Kassi Kouyaté en tant que directeur des Francophonies des écritures à la scène, « Congo Jazz Band » soutient la gageure d’être didactique sans faire la leçon, festif mais sans concessions. Sur le tableau noir de la colonisation, il esquisse ainsi une satire à la craie de couleurs.

Éloge de l’épure
Par Trina Mounier
Il n’en finit pas de gommer tout le superflu, tous les artifices, fussent-ils créateurs de beauté. Pour Peter Brook, le théâtre doit être nu. Pour permettre à l’émotion et à la vérité de surgir. Avec « Why ? », il s’en approche jusqu’à l’effleurer, maintenant le public dans une attention qui ne se laisse pas distraire, presque douloureusement concentré.

Le théâtre comme refuge
Par Léna Martinelli
Dans ce contexte épidémique, notre sélection se cantonne aux spectacles en lien plus ou moins direct avec l’actualité. Que ces propositions nous alertent ou nous donnent du baume au cœur, elles rappellent combien le spectacle vivant est nécessaire. En salle ou sous chapiteaux, en intérieur ou extérieur, dans le privé ou subventionné, les propos sont riches et les formes variées.

Jour de fête
Par Stéphane Ruffier
Qui n’a jamais rêvé de changer le cours de sa vie ? Ambitieuse et sensible, cette déambulation théâtrale des Fugaces nous invite à suivre des personnages dans un moment de crise, à envisager les rues comme autant de chemins de vie. On se laisse entraîner dans leurs bifurcations étourdissantes et généreuses.

Bob Wilson ressuscite Le Messie d’Haendel
Par Maxime Grandgeorge
Les Trois Coups
Pour célébrer la réouverture du Théâtre des Champs-Elysées, Robert Wilson offre sa vision très personnelle et énigmatique du « Messie » d’Haendel dans la version de Mozart. L’orchestre est dirigé avec maestria par Marc Minkowski.

Louis sublimé par le regard d’Ostermeier
Par Lorène de Bonnay
Les Trois Coups
Après « Histoire de la violence », le compagnonnage entre Édouard Louis et Thomas Ostermeier se poursuit avec une nouvelle mise en scène de « Qui a tué mon père » au théâtre de la Ville. Un spectacle qui oscille entre fébrilité et cri.