Fabuleuses faiblesses
Par Stéphanie Ruffier
Comment trouver la juste distance pour évoquer sur scène le handicap, surtout quand le sujet n’est autre que son grand frère ? Entre performance désopilante, forme documentaire et tendre confidence, Thierry Combe joue avec les codes du théâtre et nous offre un moment d’empathie exceptionnel.

« Un jour, mon Prince viendra… » : version opérette ou Beckett, les enfants ?
Par Lorène de Bonnay
Deux réécritures des frères Grimm sont proposées au jeune public du Festival : « l’Amour vainqueur », d’Olivier Py, et « Blanche-Neige, histoire d’un Prince », écrit par Marie Dilasser et mis en scène par Michel Raskine. Ces spectacles féministes, aux esthétiques radicalement différentes, parlent d’amour, de mort, de genres et de nature.

Toiles de maîtres au Gilgamesh
Par Laura Plas
Avec « Laterna Magica » et« À ceux qui nous ont offensés », le Gilgamesh Belleville offre l’opportunité de découvrir deux textes incandescents portés par des interprétations et des mises en scène fortes : deux regards âpres sur l’enfance, la violence des hommes et l’indifférence de Dieu. Des toiles de maîtres !

Christiane Jatahy : atout chœur
Par Laura Plas
Abolir la frontière entre les gens et les genres en réinterprétant « l’Odyssée », tel est le pari que relève avec un immense talent Christiane Jatahy. S’aventurant sur les terres inconnues de l’intime et le la musique, elle vise juste et touche au c(h)œur.

Hors catégorie !
Par Laura Plas
Spectacle inclassable sur la violence de ce qu’on nomme normalité, « Trouble » fait vaciller nos certitudes et notre habituelle perception de spectateur pour nous plonger dans une expérience humaine et spectaculaire forte.

Revivre les amours mortes
Par Trina Mounier
« Reconstitution », une œuvre intimiste de Pascal Rambert, est donnée dans une petite salle du Off, tandis que son « Architecture » se déploie dans la Cour d’honneur du Palais des papes. Le « petit » spectacle est un bijou d’émotion pudique et de délicatesse.

Vent debout
Par Trina Mounier
« Désobéir », un titre qui claque. Quatre comédiennes portent ce spectacle avec une énergie et une sensibilité entraînantes. Un hymne au courage et à la volonté de jeunes femmes issues de l’immigration. C’est pour moi le spectacle le plus abouti de mon bref festival d’Avignon.

La pulvérisation à l’œuvre
Par Lorène de Bonnay
« Architecture », présenté dans la cour monumentale du Palais des papes, expose l’effondrement d’un monde, d’une classe, d’une culture, à travers la sinueuse descente aux enfers d’une famille. Si le geste de Pascal Rambert convainc et que le talent des comédiens explose, la forme tend à se déliter.

Julie Duclos, Maeterlinck et les amours interdites
Par Trina Mounier
On ne lit plus guère l’œuvre de l’écrivain symboliste Maurice Maeterlinck. Au Festival d’Avignon, Julie Duclos monte cependant « Pelléas et Mélisande », sans effacer tout à fait l’aspect compassé de sa poésie.

Déferlantes de vie
Par Laura Plas
Cap de la 5e année franchi pour Les « 5es Hurlants » de Raphaëlle Boitel ! Un succès dû, aussi bien à la performance des interprètes, qu’à une mise en scène ciselée empruntant au cinéma muet son humour et sa délicieuse lumière surannée.

L’art de la désobéissance
Par Juliette Nadal
La troupe de circassiens venue du Pays de Galles, le Nofit State Circus, déploie son univers enjoué dans le parc du domaine Lacroix-Laval à Marcy l’Étoile, dans le Grand Lyon. Un moment plein de vie, une folle énergie au service de l’indiscipline. Électrisant et revigorant !