« l’Oiseau vert », de Carlo Gozzi, Printemps des comédiens, domaine d’O à Montpellier

« l’Oiseau vert » © Polo Garat-Odessa

Un conte satirique
Par Fatima Miloudi
À la tombée de la nuit, au domaine d’O, dans un temps et un lieu propices à l’imaginaire, « l’Oiseau vert » de Carlo Gozzi, mis en scène par Laurent Pelly, a enchanté le public montpelliérain. La fable philosophique, mêlant féerie et farce, a suscité émerveillement et rire. La saveur de la pièce tient néanmoins plus à sa mise en forme qu’à l’histoire. Cependant, entrons dans la cité fictive de Monterotondo, dans le jardin de la Serpentine, sur la colline de l’ogre…

« Paris », de David Bobée, festival Livraisons d’été, les Subsistances à Lyon

« Paris » © Arnaud Bertereau / Agence Mona

Leçon de style
Par Élise Ternat
Voilà désormais plusieurs saisons que les Subsistances font rimer fin d’année avec « Livraisons d’été ». Au programme de ces trois semaines de festival, des metteurs en scène, des circassiens, des grands chefs cuisiniers, des musiciens, des performeurs et bien d’autres encore… à découvrir en mode « farniente ». Parmi les nombreuses propositions, retour sur un des temps forts du festival : « Paris », dernière création de David Bobée.

« Monument 0 : hanté par la guerre (1913-2013) », d’Eszter Salamon et « Samedi détente », de Dorothée Munyaneza, Latitudes contemporaines à Lille

Danses de mort et de renaissance
Par Sarah Elghazi
Latitudes contemporaines, de plus en plus traversées par les échos des bouleversements de notre monde, ont choisi d’ouvrir leur treizième édition avec deux propositions fortes, dures et belles comme une lame. Dans des registres très différents, Ezster Salamon et Dorothée Munyaneza livrent leurs regards sur les guerres impérialistes, la honte, la responsabilité. Deux moments chocs qui n’oublient jamais le spectateur.

« Polyglotte », d’Olivier Choinière, Théâtre Aux écuries à Montréal, Festival TransAmériques

« Polyglotte » © Olivier Choinière

Hospitalité ambiguë
Par Aurore Krol
Québec, terre d’accueil ? En détournant le très ritualisé examen de citoyenneté auquel sont soumis les nouveaux arrivants désireux d’obtenir la nationalité canadienne, Olivier Choinière ironise sur l’aspect folklorique du patrimoine culturel qui leur est transmis. Dans « Polyglotte », il met en lumière les incohérences de cette démarche en superposant éléments de tradition et réalité parfois peu glorieuse.