« les Bijoux de famille », de Laurent Spielvogel, Théâtre Le Brady à Paris

Un « je » instable
Par Isabelle Jouve
Laurent Spielvogel, acteur de théâtre, de cinéma et de télévision, a une gueule. Et du talent. Malheureusement, cela ne fait pas tout.
« l’Oiseau vert », de Carlo Gozzi, Printemps des comédiens, domaine d’O à Montpellier

Un conte satirique
Par Fatima Miloudi
À la tombée de la nuit, au domaine d’O, dans un temps et un lieu propices à l’imaginaire, « l’Oiseau vert » de Carlo Gozzi, mis en scène par Laurent Pelly, a enchanté le public montpelliérain. La fable philosophique, mêlant féerie et farce, a suscité émerveillement et rire. La saveur de la pièce tient néanmoins plus à sa mise en forme qu’à l’histoire. Cependant, entrons dans la cité fictive de Monterotondo, dans le jardin de la Serpentine, sur la colline de l’ogre…
« Paris », de David Bobée, festival Livraisons d’été, les Subsistances à Lyon

Leçon de style
Par Élise Ternat
Voilà désormais plusieurs saisons que les Subsistances font rimer fin d’année avec « Livraisons d’été ». Au programme de ces trois semaines de festival, des metteurs en scène, des circassiens, des grands chefs cuisiniers, des musiciens, des performeurs et bien d’autres encore… à découvrir en mode « farniente ». Parmi les nombreuses propositions, retour sur un des temps forts du festival : « Paris », dernière création de David Bobée.
« Les Trois Coups » signalent les parutions récentes consacrées au théâtre à ne pas manquer [3]
Bulletin no 3 : en librairie…
Par Rodolphe Fouano
Monographies, biographies, mémoires, rééditions de classiques…
« Bestias », les Nuits de Fourvière 2015

Un enchantement
Par Trina Mounier
Depuis le début du bouche-à-oreille, on entendait grand bien de cette compagnie de cirque franco-catalane, Baro d’Evel. Ce fut un enchantement.
« Monument 0 : hanté par la guerre (1913-2013) », d’Eszter Salamon et « Samedi détente », de Dorothée Munyaneza, Latitudes contemporaines à Lille

Danses de mort et de renaissance
Par Sarah Elghazi
Latitudes contemporaines, de plus en plus traversées par les échos des bouleversements de notre monde, ont choisi d’ouvrir leur treizième édition avec deux propositions fortes, dures et belles comme une lame. Dans des registres très différents, Ezster Salamon et Dorothée Munyaneza livrent leurs regards sur les guerres impérialistes, la honte, la responsabilité. Deux moments chocs qui n’oublient jamais le spectateur.
« la Mort en rose », d’Anna Benito et Marianne Pommier, l’Élysée à Lyon

À la mort ! À la vie !
Par Michel Dieuaide
Au théâtre de L’Élysée à Lyon, la compagnie de la Boulangerie illumine la vie avec la création d’Ana Benito et Marianne Pommier au titre effrontément paradoxal « la Mort en rose ».
« le Songe d’une nuit d’été », de William Shakespeare, les Nuits de Fourvière

Une bien belle nuit d’été
Par Trina Mounier
Les Nuits de Fourvière commencent cette année sous les meilleurs auspices. Non seulement le programme est alléchant, mais la météo, une fois n’est pas coutume, maintient un ciel d’azur et permet aux spectateurs ravis d’admirer la tombée de la nuit sur les vénérables ruines.
« War Sweet War », de Jean Lambert‑Wild, Stéphane Blanquet, Jean‑Luc Therminarias et Juha Marsalo, les Célestins à Lyon

Noir c’est noir
Par Michel Dieuaide
Programmé par le Théâtre Les Ateliers, les Célestins accueillent « War Sweet War », un spectacle de Jean Lambert-Wild, Stéphane Blanquet, Jean‑Luc Therminarias et Juha Marsalo. Une froide rave party au pays des zombies.
« Polyglotte », d’Olivier Choinière, Théâtre Aux écuries à Montréal, Festival TransAmériques

Hospitalité ambiguë
Par Aurore Krol
Québec, terre d’accueil ? En détournant le très ritualisé examen de citoyenneté auquel sont soumis les nouveaux arrivants désireux d’obtenir la nationalité canadienne, Olivier Choinière ironise sur l’aspect folklorique du patrimoine culturel qui leur est transmis. Dans « Polyglotte », il met en lumière les incohérences de cette démarche en superposant éléments de tradition et réalité parfois peu glorieuse.
« Un amour qui ne finit pas », d’André Roussin, Théâtre de l’Œuvre à Paris

Du boulevard… sans crime !
Par Isabelle Jouve
Michel Fau a eu la bonne idée de remonter cette pièce d’André Roussin, auteur à succès presque oublié de tous. Le talent des acteurs fait le reste.
« Variations pour une déchéance annoncée », d’après « la Cerisaie » d’Anton Tchekhov, Usine C à Montréal

Réussir sa déchéance
Par Aurore Krol
Sur la scène de l’Usine C, dans le cadre du Festival TransAmériques à Montréal, neuf comédiens au sommet donnent corps à « Variations pour une déchéance annoncée », une subtile réadaptation de « la Cerisaie » de Tchekhov.