« Corps de mots », des Têtes raides, cour d’honneur du palais des Papes à Avignon

Un peu raide
Par Maud Sérusclat-Natale
Ce soir, c’était le dernier soir. Dans la cour d’honneur du palais des Papes, Les Têtes raides sont venus chanter les poètes et rappeler aux spectateurs que le langage est une arme précieuse et insaisissable. Sur le papier, tout était réuni pour que je passe une soirée exaltante.
« les Vibrants », d’Aïda Asgharzadeh, Théâtre Actuel à Avignon

Le théâtre aux armées
Par Corinne François-Denève
Une « gueule cassée » des tranchées de Verdun se révèle en Cyrano : un concept intellectuel proposé par une troupe de jeunes comédiens.
« la Jeune Fille, le Diable et le Moulin », d’Olivier Py, d’après les contes des frères Grimm, chapelle des Pénitents‐Blancs à Avignon

Une violente merveille
Par Lorène de Bonnay
Olivier Py reprend sa pièce pour petits et grands, « la Jeune Fille, le Diable et le Moulin » (écrite il y a une dizaine d’années à partir du conte des frères Grimm « la Jeune Fille sans mains »). Il renouvelle comédiens et mise en scène, et l’enchantement mystique se produit dans la chapelle des Pénitents-Blancs.
« la Ronde de nuit », de Patrick Modiano, Théâtre des Carmes ‑ André‑Benedetto à Avignon

« Un minuscule théâtre d’ombres… »
Par Fabrice Chêne
Jean-François Matignon porte à la scène le deuxième roman de Patrick Modiano, « la Ronde de nuit ». Il en propose une adaptation sensible qui prend la forme d’une véritable quête d’identité.
« la Chaste Vie de Jean Genet », de Lydie Dattas, cour d’honneur du palais des Papes à Avignon

Dattas ou l’enivrante révélation
Par Maud Sérusclat-Natale
Dans la cour du palais des Papes, à l’aube de la fin du Festival, Guillaume Gallienne est venu lire des extraits de « la Chaste Vie de Jean Genet », écrit par Lydie Dattas…
« Henry VI », de Shakespeare, la Fabrica à Avignon

« Henry VI » de Thomas Jolly : l’éclatante saga d’une nuit d’été
Cédric Enjalbert
Thomas Jolly allume au Festival d’Avignon la ferveur du public avec une saga shakespearienne haletante, dont il rassemble pour la première fois tous les épisodes : son « Henry VI » en dix-huit heures ravive la foi dans la puissance du théâtre. Il ravigote le spectateur.
« Stenay 1914 », d’Émilie Génaédig, collège de La Salle à Avignon

La guerre des enfants
Par Corinne François-Denève
Des amateurs, très jeunes, se chargent de dire les témoignages des habitants de Stenay, ville de la Meuse occupée dès août 1914. Émotion des situations, émotion d’un dispositif ingénieux qui fait la part belle à la sincérité de ces comédiens en herbe.
« Cinq visages pour Camille Brunelle », de Guillaume Corbeil, la Manufacture à Avignon

Comment faire spectacle de soi ?
Par Léna Martinelli
Dans le cadre de Focus Québec à la Manufacture, Claude Poissant met en scène le texte de Guillaume Corbeil, « Cinq visages pour Camille Brunelle ». Un spectacle peu convaincant sur la représentation du moi et notre délicat rapport au réel.
« Tartuffe », de Molière, le Petit Chien à Avignon

Un « Tartuffe » racé
Par Vincent Cambier
Gérard Audax et sa bande présentent au Petit Chien un « Tartuffe », de Molière, dans une mise en scène pétaradante de Mario Gonzalez.
« le Mariage de Maria Braun », d’après Fassbinder, cour du lycée Saint‑Joseph à Avignon

Ostermeier célèbre l’art du théâtre
Par Fabrice Chêne
Reprise, en cette fin de Festival, d’un spectacle créé par le grand Thomas Ostermeier en 2007 : « le Mariage de Maria Braun », inspiré du film de Fassbinder. Une tranche d’histoire allemande à travers le portrait d’une femme d’exception, le tout servi par une mise en scène impeccable.
« le Bal », d’Irène Némirovsky, Théâtre du Balcon à Avignon

Némirovsky lui va si bien
Par Corinne François-Denève
Virginie Lemoine adapte, avec un grand talent et une finesse subtile, le cruel « Bal » d’Irène Némirovsky. Elle en tire une formidable comédie douce-amère, entre Eugène Labiche, Jacques Martin… et Marcel Proust.
« God Is in My Typewriter », d’Anna‑Mari Laulumaa, d’après Anne Sexton, The Garage International à Avignon

La danse du corps obscur
Par Corinne François-Denève
En anglais, la Finlandaise Anna-Mari Laulumaa évoque la figure tragique de la poétesse Anne Sexton avec une exquise délicatesse.