« Nous avons les machines », des Chiens de Navarre, Théâtre de Gennevilliers

Les chiens aboient, la caravane passe
Par Solenn Denis
« Nous avons les machines », le nouveau spectacle des Chiens de Navarre, se déploie en inventions pour que tu fasses risette. C’est un peu le grand n’importe‑quoi, pourtant cela a du sens. Tu ne sais pas encore lequel, mais tu sens que ça a du sens…
« Mass für Mass » [« Mesure pour mesure »], de William Shakespeare, Odéon‑Théâtre de l’Europe à Paris

Un jeu sans commune mesure
Par Lorène de Bonnay
Seize mois après « Damönen », Thomas Ostermeier revient à l’Odéon présenter sa dernière création, « Mass für Mass » (« Mesure pour mesure ») de Shakespeare : une comédie ambiguë et grinçante sur le thème de la justice, servie par une troupe inspirée.
« Don Quichotte », de Miguel de Cervantès, Théâtre national populaire à Villeurbanne

Faire théâtre de tout
Par Trina Mounier
Il faut un certain toupet pour porter à la scène le chef-d’œuvre de Cervantès, un des plus grands et foisonnants romans de la littérature, un monument…
« Ici », de Jérôme Thomas, Markus Schmid, Pierre Bastien, la Faïencerie à Creil

« Ici » : ou ailleurs ?
Par Léna Martinelli
Le titre évoque le lieu où le temps s’arrête : la prison. « Ici » est un spectacle en trois mouvements, pour deux artistes (Jérôme Thomas, Markus Schmid) et une musique mécanique (de Pierre Bastien) qui cherche les moyens de s’évader quand l’enfermement du corps est inévitable. Un spectacle sensible, à la fois grotesque et grinçant, qui transforme avec talent la contrainte en poésie.
« la Casa de la fuerza », de et mis en scène par Angélica Liddell, Odéon‑Théâtre de l’Europe à Paris

Vessies et lanternes, à Avignon, à l’Odéon
Par Cédric Enjalbert
Elle vous a profondément agacé l’an passé à Avignon avec un spectacle au nom imprononçable, « Maldito sea el hombre que confía en el hombre : projet d’alphabétisation »…
« l’Affaire Dussaert », de Jacques Mougenot, Théâtre le Ranelagh à Paris
« L’Affaire Dussaert » : rien à sauver !
Par Laura Plas
Si le théâtre est le lieu des illusions, doit‑il devenir celui des contre‑vérités ? Doit-il nous imposer le mépris de la pensée, la complaisance ?
« Dopo la battaglia », Théâtre national de Toulouse ‑ Midi‑Pyrénées

Pippo le fou, Pippo le sage
Par Bénédicte Soula
Le chantre du théâtre politique Pippo Delbono est de retour. Avec « Dopo la battaglia » (en français « Après la bataille »), il livre à la fois une belle satire de l’Italie moderne et un hommage aux poètes fous qui peuplent son univers. Magnifico…
« Ici », de Jérôme Thomas, Markus Schmid, Pierre Bastien, le Centquatre à Paris

Icare au Centquatre
Par Laura Plas
Inclassable ? Dérangeant et dissonant ? N’allez pas plus loin : c’est « Ici ». Et cet air libertaire n’est pas pour déplaire quand il s’agit d’évoquer l’univers carcéral. Dynamiteurs identifiés : Jérôme Thomas, Markus Schmid et Pierre Bastien. Trois Icare ne sont pas de trop pour prendre la tangente de l’imagination !
« Oncle Vania », d’Anton Tchekhov, Théâtre‑Studio à Alfortville

Tchekhov habite à Alfortville
Par Olivier Pansieri
« Oncle Vania » sans rien. Trois chaises, une table, un samovar et une poignée de gens décidés, qui en font un grand moment d’humanité, d’amour et d’art. Christian Benedetti met en scène et joue, renouant avec la tradition des grands hommes de théâtre. Jouvet, Vilar, Vitez ne faisaient pas autrement.
« Inoffensif [titre provisoire] », de Jérôme Rouger, M3Q à Poitiers

L’offensive de Jérôme Rouger
Par Claire Tessier
Au fil des rencontres avec différentes catégories de population, Jérôme Rouger a construit, testé, puis affiné son dernier spectacle. Des jeunes, des vieux, des chômeurs, des travailleurs, des « de gauche », d’autres « de droite » : ils vivent tous au travers de la gouaille de l’auteur et comédien…
« Du goudron et des plumes », de Mathurin Bolze, Théâtre de Sartrouville

Mal de terre
Par Léna Martinelli
Dans « Du goudron et des plumes », les acrobates de la compagnie M.P.T.A. (les Mains, les Pieds et la Tête aussi) défient la loi de la pesanteur et partent à l’assaut des tempêtes. Un spectacle à la croisée du cirque, de la danse, du théâtre et des arts plastiques. Une épopée renversante, entre ciel et terre.
« Faire danser les alligators sur la flûte de Pan », de Louis‑Ferdinand Céline, Théâtre de l’Épée‐de‑Bois à Paris

Denis Lavant fait son Céline, incognito
Par Olivier Pansieri
« Faire danser les alligators sur la flûte de Pan ». Qu’es aquò ? Le titre d’un spectacle sur et avec, pour ainsi dire, Louis‑Ferdinand Céline. C’est Denis Lavant qui l’incarne, le mot est même faible, dans un montage d’Émile Brami, mis en scène par Ivan Morane.