« Les Os noirs » de Phia Menard, Le Monfort à Paris

Les-Os-noirs-Phia-Menard-compagnie-Non-Nova

Plongée vivifiante en eaux sombres
Par Léna Martinelli
Phia Ménard est une artiste aux multiples talents. Depuis plus de vingt ans, elle signe des créations spectaculaires, toujours en prise avec la matière. Pour « les Os noirs », elle chorégraphie Chloée Sanchez au cœur d’un entre-deux mondes. Entre la vie et la mort.

« Jan Karski, mon nom est une fiction », d’après Yannick Haenel, au Théâtre national de Bretagne à Rennes

«  Jan Karski  » de Yannick Haenel – Mise en scène d’Arthur Nauzyciel ©  Frédéric Nauczyciel - Centre Dramatique National Orléans Loiret Centre

L’Homme qui ne pouvait plus fermer les yeux
Par Olivier Pansieri
« Jan Karski », mis en scène et adapté du roman éponyme de Yannick Haenel par Arthur Nauzyciel, fut l’un des évènements du Festival d’Avignon en 2011. Depuis, il n’a cessé de tourner dans le monde. Il ne fait pas que rafraîchir la mémoire, il l’honore aussi et rappelle que le monde peut être sauvé par le geste d’un seul homme qui dit non, ici dramatiquement ressuscité. Fort et nécessaire.

« Les Ménines», d’Ernesto Anaya, au Nouveau Théâtre du 8e à Lyon

« Les Ménines » d’Ernesto Anaya – Mise en scène de Sylvie Mongin-Algan © Joran Juvin

Travail de maître !
Par Trina Mounier
Le tableau de Velázquez, « Les Ménines », possède la force d’attraction des mystères et des miroirs. Sylvie Mongin-Algan, qui met en scène la pièce éponyme de l’écrivain mexicain Ernesto Anaya, en est convaincue. Le travail collectif très réussi qu’elle dirige impressionne.

«  Le Nain  » d’Alexander Zemlinsky, Opéra de Rennes

«  Le Nain  » d’Alexander Zemlinsky ©  Frédéric Iovino

Le nain, ce plouc ?
Par  Olivier Pansieri
Sous la baguette attentionnée de Franck Ollu, ce « Nain » donné dans sa forme réduite, fait ressortir les rutilantes trouvailles du Viennois Zemlinsky, compositeur incurablement Art Nouveau. Mathias Vidal prête sa voix puissante au rôle-titre, Julie Robard-Gendre sa forte sensibilité à celui de Ghita et l’Orchestre symphonique de Bretagne sa fougue aux fulgurances de cette lettre ouverte aux sans-cœurs. On est moins convaincu par le reste.