« Entre », de Vincent Berhault, les Singuliers, Festival Des-Illusions, Théâtre Monfort à Paris

Lost in translation…
Par Laura Plas
Avec « Entre » de la compagnie Les Singuliers, le festival Des(Illusions) se coltine au réel en abordant la question des frontières. Foisonnant dans ses registres, ses pratiques artistiques comme ses thématiques, le spectacle prend cependant le risque de parfois nous perdre.
« Ça Dada », d’Alice Laloy, Nouveau Théâtre de Montreuil

« Ça, Dada » et ça décoiffe !
Par Laura Plas
Attention, attention ! Le facétieux « Ça, Dada » d’Alice Laloy a investi le Nouveau Théâtre de Montreuil. Bousculant dans sa course l’ordre établi, il provoque stupeur, tremblement et rugissements de plaisir parmi les (jeunes) spectateurs. Contagieux ?
« Marathon », de Sébastien Wojdan, festival Des-Illusions, Théâtre Monfort à Paris

« Un Indien sur la piste »
Par Laura Plas
Plongeant en enfance (celle du cirque et la sienne), Sébastien Wojdan nous éclabousse d’effroi et de joie. Petits et grands sortent éprouvés et ravis de son « Marathon ».
« Pourquoi m’as-tu mordu l’oreille » de Julien Dieudonné, l’Apostrophe à Cergy

Un désir fou de désordre
Par Lorène de Bonnay
La pièce déroule un film rêvé, une variation autour d’une persona truculente et anarchique, Jean Yanne. Bien plus qu’une comédie biographique, ce spectacle jubilatoire et décalé, mêlant les arts, parle de création, de politique et met en perspective notre époque.
« À nos fantômes », de la cie Les Menteuses, Festival Up 2018, Théâtre Varia à Bruxelles

À nos amours
Par Léna Martinelli
Célia Casagrande-Pouchet et Sarah Devaux nous mènent aux confins des contes pour adultes. Entre rêve et réalité, absurde et angoisse, un spectacle remarquable présenté dans le cadre du Festival Up ! 2018.
« Mémoires », de la Cie du Poivre rose, Festival Up 2018, Les Halles de Schaerbeek à Bruxelles

Mémoire vive
Par Léna Martinelli
Avec « Mémoire(s) », la Cie du Poivre rose joue sur le registre burlesque pour traiter de la mémoire qui flanche. Un spectacle présenté dans le cadre du Festival Up ! 2018.
« Disgrâce » d’après John Maxwell Coetzee, au Théâtre national de Bretagne à Rennes

Un Blanc au purgatoire
Par Olivier Pansieri
Cette adaptation du roman de John Maxwell Coetzee, « Disgrâce », a tout pour déplaire. Violences, humiliations, rien ne manque à ce sombre tableau de la vie rêvée des anges déchus de l’Afrique du Sud. Puis on se surprend à le contempler, de plus en plus remué. Quelque chose a lieu là, de l’ordre de l’universel, qui nous étreint et ne nous lâche plus.
« Kalakuta Republik », de Serge Aimé Coulibaly, La Rose des Vents à Villeneuve-d’Ascq

Scander la lutte
Par Sarah Elghazi
Un feu qui se réinvente constamment, une transe dionysiaque qui prépare à la lutte : Serge Aimé Coulibaly et ses danseurs du Faso Danse Théâtre partagent avec nous leur vision de Fela Anikulapo Kuti, les traces indélébiles et insoumises que sa musique et sa légende ont laissées dans leurs mémoires. Une filiation dansée, émouvante et prenante.
« Hektor », d’Olivier Meyrou, festival Des-Illusions, le Monfort à Paris

Trop court de cirque ?
Par Laura Plas
Court spectacle de cirque, « Hektor », le nouvel opus d’Olivier Meyrou présenté dans le cadre du festival Des(Illusions) au Théâtre Monfort exploite les ressources de l’acrobatie au service du burlesque (ou l’inverse). Sympathique, mais un peu court justement.
« les Eaux et Forêts » de Marguerite Duras, Théâtre des Célestins à Lyon

Ennuyeux bavardage
Par Michel Dieuaide
Le metteur en scène Michel Didym tente de redonner vie et sens à une œuvre rarement montée de Marguerite Duras.
« Tous des oiseaux » de Wajdi Mouawad, Théâtre national populaire à Villeurbanne

Babel sur scène
Par Trina Mounier
Avec « Tous des oiseaux », Wajdi Mouawad revient aux grandes fresques dont il a le secret, mêlant les histoires intimes d’amour et de filiation aux conflits qui ensanglantent son Moyen-Orient natal. Une fable admirable sur le poids des héritages.
« la Demande d’emploi » de Michel Vinaver, Théâtre national populaire à Villeurbanne

Vinaver mal employé
Par Trina Mounier
Michel Vinaver écrit « la Demande d’emploi » au début des années 1970, juste avant la fin des trente glorieuses. Avec une grande clairvoyance, il annonce les bouleversements du monde de l’entreprise, et le broiement progressif des individus. La démonstration, mise en scène par René Loyon, est brillante mais glacée, et surtout terriblement datée.