« Festen », de Thomas Vinterberg, à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, à Paris

« Festen » mise en scène Cyril Teste © Simon Gosselin

Un étrange piège théâtral
Par Lorène de Bonnay
Cyril Teste, comme d’autres metteurs en scène avant lui, s’attaque à l’adaptation théâtrale du film « Festen », de Thomas Vinterberg. Quand l’inceste s’invite dans une fête de famille, c’est le désastre, la déflagration. Or, la forme élaborée ici, entre film et théâtre, ne suscite pas un tel trouble.

« Le Médecin malgré lui », de Molière et Charles Gounod, Opéra à Rennes

Le-Médecin-malgré-lui-Molière-Vincent-Tavernier

Dynamique, leste et léger
Par Jean-François Picaut
Chacun se souvient peu ou prou de Sganarelle, le médecin malgré lui, personnage principal d’un texte de Molière n’ayant guère quitté le programme des collèges. C’est cette pièce, « Le Médecin malgré lui », que Gounod choisit, en 1858, pour écrire son opéra-comique qui porte le même titre. L’Opéra de Rennes en fournit une version qui colle de très près à l’original.

« Stalingrad », de Rezo Gabriadze, cabane du Monfort Théâtre à Paris

« Stalingrad » de Rezo Gabriadze

Requiem as a dream
Par Laura Plas
Le Monfort Théâtre présente une séance de rattrapage pour ceux qui ne connaîtraient pas encore l’œuvre du marionnettiste géorgien Rezo Gabriadze. Au programme : « Ramona » et surtout « Stalingrad », un requiem onirique dont on sort ému et époustouflé.

« la Tempête » de William Shakespeare, Théâtre de Privas

« La Tempête » - Dominique Lardenois ©privasouvezephoto

La magie du théâtre
Par Michel Dieuaide
Dominique Lardenois, directeur du Théâtre de Privas, réalise une époustouflante mise en scène de « la Tempête ». Nouvelle traduction, interprétation, scénographie, images vidéo, musique et jeux circassiens participent tous à la réussite de ce magnifique défi théâtral.

« Le K.O. d’Ali », de Alexis Jebeile, Théâtre des Clochards célestes à Lyon

« Le K.O. d’Ali » de Alexis Jebeile © Pierre Pupier

Uppercutant !
Par Trina Mounier
Avec « Le K.O. d’Ali », le Théâtre des Clochards Célestes accueille une fois de plus une toute jeune compagnie dont la valeur n’attend point le nombre des années. Alexis Jebeile s’y livre à un exercice périlleux : écrire à partir de sa propre histoire, puis dire ce monologue, seul face au public. Il réalise un sans faute.