« Love, Love, Love », de Mike Bartlett, Théâtre Jean Vilar, Suresnes

« Love, Love, Love » de Mike Bartlett © Pierre Nouvel

Questions de génération
Par Bénédicte Fantin
Nora Granovsky et sa compagnie BVZK s’emparent de « Love, Love, Love », un texte de Mike Bartlett nouvellement publié en France. Le jeune dramaturge dresse le portrait d’une famille à trois moments charnières de l’histoire britannique. Un grand écart décoiffant entre l’enthousiasme du Swinging London et la crise des valeurs contemporaine. Le tout porté par un irrésistible humour britannique !

« Je suis Fassbinder », de Falk Richter, au Théâtre National Populaire à Villeurbanne

« Je suis Fassbinder » © Jean-Louis Fernandez

Les larmes amères de Stanislas Nordey
Par Trina Mounier
Pour son premier spectacle à la tête du Théâtre national de Strasbourg, Stanislas Nordey s’est associé avec le dramaturge et metteur en scène allemand Falk Richter. Ils signent avec « Je suis Fassbinder », pièce virtuose et engagée, un cri d’alarme sur l’état de l’Europe aujourd’hui. Le cinéaste allemand sert de fil rouge à ce regard critique.

« Optraken », du Galactik Ensemble, le Monfort théâtre à Paris

« Optraken » de et avec le Galactik Ensemble © Marie Fonte

Sans bavure mais sans frisson ?
Par Laura Plas
Le Monfort accueille le Galactik Ensemble pour une série de représentations d’« Optraken », variation virtuose pour cinq acrobates sur l’épreuve de l’imprévu. On rit, on admire des exécutions réglées comme du papier à musique, mais on peut rester aussi impassibles que les interprètes.

« Festival Le Grand Soufflet », à Rennes

SouffleS 3, Michel Aumont © Jean-François Picaut

Le grand souffle du bal du monde
Par Jean-François Picaut
Il aura fallu vingt-deux ans pour qu’Étienne Grandjean, le directeur artistique du Grand Soufflet, ose écrire le mot « bal » dans le titre d’une édition de son festival, dédié à l’accordéon. Curieux effet du refoulé collectif, le bal musette a fait la fortune de cet instrument avant d’être l’une des causes de son déclin. Aujourd’hui, nous voici donc conviés au « Bal du monde ». Retour sur trois soirées représentatives.

Sens interdits, festival international de théâtre à Lyon et métropole

« Hospitalités », de Massimo Furlan © Pierre Nydegger et Laure Cellier

Le festival de l’intelligence et du combat
Par Trina Mounier
Ce festival nous réserve décidément, édition après édition, bien des surprises. Mais il ne varie pas sur l’essentiel : la nécessité de la distanciation pour comprendre et l’exigence de vérité pour combattre l’exclusion, l’indifférence et la lâcheté.

Sens interdits, festival international de théâtre à Lyon et métropole

« Martyr» © Dimitrij Matvejev

Festival de la diversité
Par Trina Mounier
Le directeur du Festival Sens interdits, Patrick Penot, nous avait confié son inquiétude sur l’avenir de ce festival qu’il porte à bout de bras depuis huit ans. Si, comme il le pensait, sa pérennité dépend du succès rencontré, il devrait être un peu rassuré.

« Democracy in America », d’après Alexis de Tocqueville, MC93 à Bobigny

« Democracy in America » de Romeo Castellucci © Guido Mencari

Le sacrifice, à l’aube de toute démocratie
Par Lorène de Bonnay
Liberté, égalité : des vœux pieux, des mots creux ? Que se passe-t-il donc à l’ombre de la Démocratie ? En s’emparant d’un tel sujet, en questionnant ces valeurs ô combien précieuses, Romeo Castellucci a créé un horizon d’attente immense. Trop, peut-être.