« Le Groenland », de Pauline Sales, au Théâtre national populaire à Villeurbanne

Une petite sœur pour Nora
Par Trina Mounier
Comptant parmi les quatre jeunes artistes associés choisis par Christian Schiaretti pour faire partie de son Cercle de formation et de transmission, Baptiste Guiton revient à un texte qu’il a déjà mis en scène il y a dix ans, « Le Groenland » de Pauline Sales.
« Les Ménines», d’Ernesto Anaya, au Nouveau Théâtre du 8e à Lyon

Travail de maître !
Par Trina Mounier
Le tableau de Velázquez, « Les Ménines », possède la force d’attraction des mystères et des miroirs. Sylvie Mongin-Algan, qui met en scène la pièce éponyme de l’écrivain mexicain Ernesto Anaya, en est convaincue. Le travail collectif très réussi qu’elle dirige impressionne.
« Lettres à Élise », de Jean-François Viot, Théâtre de l’Atalante, Paris

La Grande Guerre en toutes lettres
Par Bénédicte Fantin
Inspiré de correspondances réelles, le texte de Jean-François Viot nous fait revivre une histoire familiale lors de la Grande Guerre. Les belles trouvailles de mise en scène d’Yves Beaunesne donnent vie à cette forme atypique au théâtre.
« Opéraporno », de Pierre Guillois, Théâtre du Rond-Point à Paris

Une comédie qui défonce !
Par Léna Martinelli
La musique légère connaît une tradition grivoise. « Opéraporno » pousse le bouchon plus loin. Satire décomplexée, le spectacle fait mouche et c’est réjouissant.
« George Dandin ou le Mari confondu » de Molière, Les Célestins à Lyon

On ne badine pas avec Dandin
Par Trina Mounier
Avec l’intelligence des textes qu’on lui connaît et sa science du plateau, Jean-Pierre Vincent met en scène un « George Dandin » dont la noirceur dépasse largement le cadre du domicile conjugal.
« Le Nain » d’Alexander Zemlinsky, Opéra de Rennes

Le nain, ce plouc ?
Par Olivier Pansieri
Sous la baguette attentionnée de Franck Ollu, ce « Nain » donné dans sa forme réduite, fait ressortir les rutilantes trouvailles du Viennois Zemlinsky, compositeur incurablement Art Nouveau. Mathias Vidal prête sa voix puissante au rôle-titre, Julie Robard-Gendre sa forte sensibilité à celui de Ghita et l’Orchestre symphonique de Bretagne sa fougue aux fulgurances de cette lettre ouverte aux sans-cœurs. On est moins convaincu par le reste.
« France, terre de cirques », de Christophe Raynaud de Lage et Pascal Jacob, à la Maison des Arts de Créteil

Le cirque, d’hier à aujourd’hui
Par Léna Martinelli
Le photographe Christophe Raynaud de Lage et le collectionneur Pascal Jacob livrent une féconde confrontation des regards sur le cirque dans une exposition à voir jusqu’au 1er juin.
« Congés payés », Jean-Baptiste Maillet et Romain Bermond, Festival Des(Illusions) à Paris

Machine à remonter le bon temps
Par Laura Plas
Avec « Congés Payés », la compagnie STEREOPTIK nous embarque pour un voyage dans le temps plein de tendresse et de fraîcheur. Créant sans cesse la surprise, elle insuffle un air de vacances dans le Monfort.
« Entre », de Vincent Berhault, les Singuliers, Festival Des-Illusions, Théâtre Monfort à Paris

Lost in translation…
Par Laura Plas
Avec « Entre » de la compagnie Les Singuliers, le festival Des(Illusions) se coltine au réel en abordant la question des frontières. Foisonnant dans ses registres, ses pratiques artistiques comme ses thématiques, le spectacle prend cependant le risque de parfois nous perdre.
« Ça Dada », d’Alice Laloy, Nouveau Théâtre de Montreuil

« Ça, Dada » et ça décoiffe !
Par Laura Plas
Attention, attention ! Le facétieux « Ça, Dada » d’Alice Laloy a investi le Nouveau Théâtre de Montreuil. Bousculant dans sa course l’ordre établi, il provoque stupeur, tremblement et rugissements de plaisir parmi les (jeunes) spectateurs. Contagieux ?
« Marathon », de Sébastien Wojdan, festival Des-Illusions, Théâtre Monfort à Paris

« Un Indien sur la piste »
Par Laura Plas
Plongeant en enfance (celle du cirque et la sienne), Sébastien Wojdan nous éclabousse d’effroi et de joie. Petits et grands sortent éprouvés et ravis de son « Marathon ».
« Pourquoi m’as-tu mordu l’oreille » de Julien Dieudonné, l’Apostrophe à Cergy

Un désir fou de désordre
Par Lorène de Bonnay
La pièce déroule un film rêvé, une variation autour d’une persona truculente et anarchique, Jean Yanne. Bien plus qu’une comédie biographique, ce spectacle jubilatoire et décalé, mêlant les arts, parle de création, de politique et met en perspective notre époque.