« Loin… », de Rachid Ouramdane, Théâtre des Abbesses à Paris

« Loin… » © E. M.

Une consomption jouissive et désespérée
Par Pascale Ratovonony
Un enfant de colonisé dans la peau d’un enfant de colon, telle est la paradoxale expérience vécue par le jeune chorégraphe Rachid Ouramdane lorsqu’il se rend au Viêt Nam sur les traces de son père, Algérien enrôlé dans l’armée française lors de la guerre d’Indochine. De ce renversement brutal de perspective naît un étrange objet dansé, à mi-chemin entre la performance d’art contemporain et le témoignage historique. Vital et bouleversant.

« les Fourberies de Scapin », de Molière, Théâtre de l’Aquarium à Paris

les Fourberies de Scapin © D.R.

Un Scapin méchant
Par Anne Losq
Scapin représente le serviteur malin, celui qui tire toutes les ficelles pour son propre compte. Le Théâtre du Fust prend cette image (tireur de ficelles) à la lettre : tous les personnages sauf Scapin sont des marionnettes, et Scapin est le seul à pouvoir les manipuler. Une lecture originale de la pièce de Molière.

« les Éphémères », création collective du Théâtre du Soleil, Théâtre du Soleil à Paris

« les Éphémères » © Michèle Laurent

« L’Apocalypse, c’est le moment où l’on voit » *
Par Maja Saraczyńska
Après une longue tournée dans le monde entier, les deux recueils des « Éphémères » sont enfin de retour au Théâtre du Soleil. Il ne s’agit point d’un simple spectacle théâtral, c’est tout un évènement, qui dure toute la journée et qui s’inscrit profondément dans l’esprit du spectateur.

« Umwelt », de Maguy Marin, Théâtre de la Ville à Paris

Umwelt © Christian Ganet

La salutaire violence d’« Umwelt »
Par Pascale Ratovonony
Quatre femmes et cinq hommes immobiles regardent intensément le public, du seuil d’un décor de métal occupant tout le fond de la scène – trois rangées de grandes lames métalliques et miroitantes disposées en quinconce au fond du plateau nu…