Édito
Vive l’été des festivals !
Édito
Par Léna Martinelli
« Bon voyage, Bob », de Alain Lucien Øyen et le Tanztheater Wuppertal, Chaillot – Théâtre national de la danse, à Paris

La marche funèbre du Tanztheater Wuppertal
Par Maxime Grandgeorge
Pour sa première collaboration avec le Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch, l’artiste norvégien Alan Lucien Øyen signe une pièce chorégraphique chorale sur la disparition de l’être cher. L’au revoir symbolique d’une troupe endeuillée à son mentor disparu.
Entretien avec Lorraine de Sagazan, pour « L’Absence de père » d’après « Platonov » d’Anton Tchekhov, Nuits de Fourvière à Lyon

« Faire dialoguer la pièce et son auteur avec les spectateurs d’aujourd’hui »
Par Juliette Nadal
Depuis 2015, Lorraine de Sagazan explore avec sa compagnie La Brèche les moyens d’une rencontre entre les œuvres, les spectateurs et les comédiens par la recherche d’un jeu très incarné, où réel et fiction fusionnent. Sa dernière création se déroule à l’École nationale des arts et techniques du théâtre (ENSATT) à Lyon, dans le cadre des Nuits de Fourvière.
« L’Absence de père », d’après Platonov d’Anton Tchekhov, Les Nuits de Fourvière à Lyon

Insatisfaction existentielle
Par Michel Dieuaide
À l’instar d’Antoine Vitez, de Patrice Chéreau et de Georges Lavaudant, pour ne citer que ceux-là, Lorraine de Sagazan s’empare du riche matériau de « Platonov » pour dresser un portrait de groupe de sa génération, sans concession.
« Sauvons la caisse » et « Faust et Marguerite », de Charles Lecocq et Frédéric Barbier, Studio Marigny à Paris

Les Bouffes Bru Zane s’encanaillent à Marigny
Par Maxime Grandgeorge
Le Palazzetto Bru Zane nous fait redécouvrir deux réjouissants opéra-bouffes en un acte de Charles Lecocq et Frédéric Barbier. Une soirée placée sous le signe de la légèreté et de la dérision en compagnie de deux interprètes généreux. Décoiffant.
« Tout le monde ne peut pas être orphelin », Les Chiens de Navarre, Les Nuits de Fourvière à Lyon

Jean-Christophe Meurisse et ses Chiens de Navarre, fidèles à leur humour dévastateur, dressent un portrait hystérique de la vie de famille.
« Madame Favart », de Jacques Offenbach, Opéra Comique à Paris

Le grand retour de « Madame Favart »
Par Maxime Grandgeorge
Absent de l’affiche depuis plusieurs décennies, « Madame Favart » d’Offenbach fait son grand retour à l’Opéra Comique. Une production enjouée, signée Anne Kessler et Laurent Campellone, qui rend hommage à une femme de théâtre d’exception.
Hassane Kassi Kouyaté, entretien, Les Francophonies, Limoges

Les Francophonies avec Hassane Kassi Kouyaté, ça déménage !
Par Laura Plas
Nouveau nom, nouveaux lieux, et nouveau cap. Hassane Kassi Kouyaté, enfant du festival « Les Francophonies en Limousin », va puiser à ses origines pour lui ouvrir de nouveaux horizons. Décloisonnement, dialogues et exigence sont au programme de ce mandat audacieux.
« Inflammation du verbe vivre », de Wajdi Mouawad, Théâtre national populaire à Villeurbanne

La tentation de la mort
Par Trina Mounier
Pour son deuxième solo après « Seuls », Wajdi Mouawad retrouve ses obsessions mais aussi une virtuosité technique qui lui permet de naviguer à l’intérieur de ses identités multiples. « Inflammation du verbe vivre » emmène son double, Wahid, et les spectateurs, dans une émouvante traversée des enfers.
« l’Orestie », d’après Eschyle, Nuits de Fourvière à Lyon

Naissance de la tragédie
Par Trina Mounier
Vingt ans après sa création à l’Odéon, Georges Lavaudant reprend « l’Orestie » d’Eschyle, dans le « petit théâtre romain » de Fourvière (aussi appelé l’Odéon). Un lieu tout indiqué pour faire entendre les imprécations, malédictions, pleurs et appels aux dieux de cette tragédie mythique et mythologique. Surtout quand le ciel s’en mêle, menaçant d’annuler la représentation.
« Mary Said What She Said », de Darryl Pinckney, Théâtre de la Ville à Paris

Une apothéose étrange et intense
Par Lorène de Bonnay
Vingt-six ans après « Orlando », adapté par Darryl Pinckney, Robert Wilson confie à Isabelle Huppert un autre monologue vibrant écrit par l’auteur américain, « Mary said what she said ». L’écriture scénique donne corps à l’ombre de Mary Stuart, devenue rayon.
« Les Tondues », des Arts Oseurs, Scènes du Jura, à Lons-le-Saunier

Réparer les sur-vivantes
Par Stéphanie Ruffier
Les tondues, une histoire ancienne ? La bouleversante déambulation théâtrale menée par Périne Faivre réhabilite ces femmes humiliées sur la place publique. Un remarquable acte de réparation au cœur de la cité.