« Meute », de Perrine Gérard, Théâtre national populaire à Villeurbanne

Scènes de la vie civique
Par Michel Dieuaide
Perrine Gérard, l’auteure, et Julie Guichard, la metteuse en scène, diagnostiquent avec mordant et ironie les insuffisances du système judiciaire et les violences du désir de vindicte populaire.
Focus Michel Bruzat, Les Déchargeurs à Paris

Condamnés à la fraternité
Par Léna Martinelli
Humaniste avide de parole poétique, Michel Bruzat présente trois spectacles aux Déchargeurs, dont deux bouleversants : des mises en scène de Jehan-Rictus et Jean Lambert-wild, deux auteurs au verbe haut !
« les Deux Frères et les lions », d’Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, Théâtre de Poche-Montparnasse à Paris

Bêtes de scène
Par Léna Martinelli
Reprise au Théâtre de Poche-Montparnasse, la comédie enlevée d’Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, « Les Deux Frères et les lions », fait un triomphe. Pourtant, cette fable satirique sur le capitalisme, inspirée d’une histoire vraie, est terrible. Et c’est précisément ce qui la rend jubilatoire.
« Doreen », de David Geselson d’après « Lettre à D » d’André Gorz, Théâtre de la Bastille à Paris

Songe à la douceur
Par Laura Plas
David Geselson adapte au théâtre la belle « Lettre à D. » d’André Gorz. Un spectacle pudique et subtil qui crée l’intimité entre les spectateurs et les amants incarnés. Splendide.
« Retour à Reims », d’après Didier Eribon, Théâtre de la Ville à Paris

« Retour à Reims » : Ostermeier cherche son chemin
Par Maxime Grandgeorge
Adapter sur scène l’essai autobiographique du philosophe et sociologue Didier Eribon n’était pas une mince affaire. Malgré un dispositif scénique original, Thomas Ostermeier ne convainc pas avec ce « Retour à Reims ».
« The Beggar’s Opera », de Pepusch et Gay, Opéra de Rennes

Pouding vocal
Par Olivier Pansieri
Les Arts Florissants de William Christie reprennent leur « Beggar’s Opera » dans une mise en scène mollassonne de Robert Carsen. Quelques airs et deux trios réussis vers la fin, pour lesquels il faut endurer deux heures de mauvais théâtre entrelardé de chansons à boire. Racoleur et poussif
« La Vie devant soi », d’après Romain Gary, Théâtre de Sartrouville et des Yvelines

Putain de vies !
Par Léna Martinelli
Simon Delattre met en scène une remarquable adaptation de « la Vie devant soi », d’après Romain Gary. Ce magnifique spectacle, intelligent, drôle, émouvant et bourré de trouvailles scéniques, livre un inoubliable hymne à la différence et à la générosité.
Face à face, d’après Ingmar Bergman, Théâtre de l’Atelier à Paris

David Arribe, entre rêve et réalité
Par Léna Martinelli
Quand il ne crève pas l’écran, David Arribe brûle les planches. Entre deux rôles, rencontre avec un acteur exceptionnel.
« The Scarlet Letter», d’Angélica Liddell d’après Nathaniel Hawthorne, Théâtre de la Colline, à Paris

Angélica Liddell : doxa contre doxa
Par Laura Plas
Angélica Liddell, fidèle à sa sulfureuse réputation, propose une lecture iconoclaste du roman de Nathaniel Hawthorne : « La Lettre écarlate ». Un beau livre d’images baroques, où le pamphlet contre un nouveau puritanisme prend cependant les allures dogmatiques d’une Contre-Réforme.
« Buffalo Boy », de Gabriel Hermand-Priquet et Virginie Schell, Théâtre Nouvelle Génération à Lyon

Un western, les enfants ?
Par Trina Mounier
La compagnie L’Ateuchus présente un spectacle intitulé « Buffalo Boy », au Théâtre Nouvelle Génération. Cette rêverie nostalgique regarde du côté de l’enfance et de ses mythologies, avec une forme hybride qui recourt aussi à la marionnette et au masque.
« Blablabla », l’Encyclopédie de le parole, Le Scarabée, Espace Malraux – Scène Nationale de Chambéry et de la Savoie,

Tendez l’oreille !
Par Juliette Nadal
« L’Encyclopédie de la parole » continue d’explorer l’oralité sous toutes ses formes en créant, à destination des enfants, un solo fondé sur des enregistrements de la vie ordinaire. « Blablabla » propose une immersion dans le tableau sonore de nos existences.
« Le Misanthrope », de Molière, Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon

Alceste enfiévré
Par Trina Mounier
Que ceux qui n’aiment pas les classiques, les redoutent poussiéreux et guindés, voient cette version du « Misanthrope » imaginée par Thibault Perrenoud. Il y souffle un vent de modernité et de jeunesse résolument décoiffant !