« Trilogie du revoir », de Botho Strauss, gymnase du lycée Aubanel à Avignon

« Trilogie du revoir » © Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon

Photographie des « petits réalistes ¹ » du monde culturel d’aujourd’hui
Par Lorène de Bonnay
« Trilogie du revoir », écrite en 1976 par Botho Strauss, révèle, au sens photographique, la solitude et l’angoisse tapies derrière les discours stéréotypés du milieu bourgeois. Le tableau vivant qu’en fait Benjamin Porée ne manque pas d’éléments stylisés, mais le miroir qu’il nous tend est peu consolant.

« Retour à Berratham », de Laurent Mauvignier, cour d’honneur du palais des Papes à Avignon

« Reour à Berratham » © Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon

Une hybridation délicate
Par Lorène de Bonnay
« Retour à Berratham », la dernière création d’Angelin Preljocaj, présentée dans la magistrale cour d’honneur, s’inscrit dans l’anniversaire des trente ans de sa compagnie. Désireux de faire « danser les mots » et de creuser la question de la violence infligée au corps du danseur, le chorégraphe a commandé à Laurent Mauvignier une « tragédie épique » sur le thème de l’après-guerre…

« Richard III », de William Shakespeare, Opéra Grand‑Avignon, 2

« Richard III » © Arno Declair

Le charme absolu de « Richard III »
Par Lorène de Bonnay
Le « Richard III » de Thomas Ostermeier résonne si fort dans l’âme des festivaliers d’Avignon, même après la dernière à l’Opéra-Théâtre, qu’une écoute ultime de cet écho puissant s’imposait. Non pour se désenvoûter, mais pour analyser le sortilège. Fait inouï (?), voilà une (seconde) critique sans réserve aucune.

« la Jeune Fille, le Diable et le Moulin », d’Olivier Py, d’après les contes des frères Grimm, chapelle des Pénitents‐Blancs à Avignon

« la Jeune Fille, le Diable et le Moulin » © Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon

Une violente merveille
Par Lorène de Bonnay
Olivier Py reprend sa pièce pour petits et grands, « la Jeune Fille, le Diable et le Moulin » (écrite il y a une dizaine d’années à partir du conte des frères Grimm « la Jeune Fille sans mains »). Il renouvelle comédiens et mise en scène, et l’enchantement mystique se produit dans la chapelle des Pénitents-Blancs.

« le Cancre », de Bernard Crombey, d’après Daniel Pennac, Théâtre des Lucioles à Avignon

« le Cancre » © D.R.

Haro sur l’ignorance, les cancres n’existent pas !
Par Lorène de Bonnay
Après six années de succès dans « Motobécane », Bernard Crombey substitue le bonnet d’âne de l’élève paresseux aux deux-roues du paysan-poète picard : sa nouvelle création, « le Cancre », présentée au Théâtre des Lucioles, est adaptée de deux œuvres de Daniel Pennac. L’interprétation reste hors pair.

« la Famille Schroffenstein », de Henrich von Kleist, gymnase du lycée Saint‑Joseph à Avignon

« la Famille-Schroffenstein » © Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon

Soif du sang de leurs enfants
Par Lorène de Bonnay
Quelques jours après « le Prince de Hombourg », Giorgio Barberio Corsetti présente au public avignonnais une autre pièce de Kleist, « la Famille Schroffenstein ». Cette œuvre de jeunesse – vibrante, terrifiante et poétique – sied à merveille aux brillants comédiens issus de l’École régionale de Cannes (suivis durant trois ans par le metteur en scène italien).