La Maison Maria Casarès au rythme des saisons
Par Léna Martinelli
Directeurs de la Maison Maria Casarès, Johanna Silberstein et Matthieu Roy cultivent de belles ambitions pour les jeunes compagnies théâtrales et le territoire. Après trois semaines d’ouverture au public, la première saison estivale bat son plein. Jusqu’au 18 août, il est toujours possible d’assister à la visite contée, aux dîner et goûter spectacles.

Du bel ouvrage
Par Lorène de Bonnay
De Simon Stone à Antonio Latella, la famille est à l’honneur, dans cette 71e édition. L’auteur et metteur en scène australien invente l’histoire brûlante des Kerkman, à partir de figures empruntées au dramaturge norvégien. L’architecture de sa « Maison d’Ibsen », mêlant les styles et les époques, en impose.

Un monologue de haute volée
Par Bénédicte Fantin
Seule sur un plateau dépouillé, la comédienne Pauline Bayle incarne une militaire de l’US Air Force forcée de se reconvertir dans le pilotage de drones. Un réquisitoire contre les dérives de la guerre moderne brillamment traduit et mis en scène.

Renversant !
Par Trina Mounier
Deux artistes virtuoses de la roue Cyr, Juan Ignacio Tula et Stefan Kinsman, tous deux venus d’Amérique du Sud, offrent un spectacle exceptionnel. Ils sont accompagnés par la compagnie MPTA (comprenez Mathurin Bolze) dans une chorégraphie sauvage et envoûtante.

Les adieux d’un Maître dramaturge
Par Lorène de Bonnay
En mai 2016, Frank Castorf créé une œuvre-testament adaptée de Boulgakov, en réaction à l’annonce de son éviction du mythique théâtre berlinois, la Volksbühne. Rejouer, aujourd’hui, à Avignon, ce spectacle endiablé et engagé, ne manque ni de panache ni d’émotion. Ce geste marque bien la fin d’une ère. Une très grande ère théâtrale.

Zucco, à bout de souffle
Par Anne Cassou-Noguès
Yann-Joël Collin s’empare du personnage créé par Bernard-Marie Koltès avec seize élèves du Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Ce qui pourrait être une fascinante réflexion sur le rapport conflictuel de l’homme et de la société se perd dans une mise en scène souvent dépourvue d’émotion.

« Le trajet des larmes »
Par Bénédicte Fantin
« Saïgon » est une fresque touchante qui nous donne à entendre le chant nostalgique des exilés d’Indochine. En français ou en vietnamien, les récits intimes se mêlent au maelström de l’histoire, sur fond de karaoké.