Saga © Estelle Hanania

« Saga », de Jonathan Capdevielle, Théâtre des Amandiers à Nanterre

La voie et les voix de l’enfance

Par Lorène de Bonnay
Les Trois Coups

Second volet d’un projet autobiographique inauguré avec « Adishatz », « Saga » opère une trouée hasardeuse et fantasque dans l’enfance de Jonathan Capdevielle. Un songe visuel, sonore et vocal s’anime sur la scène des Amandiers, plein de fraîcheur, de truculence et d’inquiétude.

La recherche du temps perdu de Jonathan, dans les années 1980-1990, à Ger, entre Tarbes et Pau, donne lieu à une forme décousue originale : un spectacle sensoriel, onirique et saupoudré d’effets de réel, elliptique comme l’est la mémoire palimpseste. L’auteur représente d’ailleurs son geste d’écriture en débutant Saga par la projection vidéo d’un vieil écran de Minitel : un enfant de onze ans tape sur les touches, décrit sa maison dans le village pyrénéen, énumère des fragments de souvenirs. Les signes graphiques sont parfois effacés, remplacés – soulignant que cette entreprise réinvente une vérité fuyante. La voix du môme, colorée par le parler du Sud-Ouest rural, ne s’invite que dans un second temps, puis se dédouble.

La polyphonie entraîne alors récits et images : Jonathan Capdevielle, performeur ventriloque, apparaît sur le plateau, travesti en jeune Jojo, et la scénographie se dévoile. Fantasmatique, ludique et étrange, elle est composée d’une montagne couverte de peaux d’ours, entourée de vide. Elle dessine un territoire, un lieu intime (la boulangerie de la sœur) et évoque métaphoriquement un animal, une chose mentale, le corps informe du créateur, un tas de fumier ou la caverne de Platon. Cette ouverture, riche et prometteuse, partant des sons et des mots pour se transformer en visions scéniques, montre le mouvement d’activation de l’imaginaire. Par ricochet, elle déclenche joyeusement le nôtre.

Sorties de la tête et du ventre d’un illusionniste qui se positionne à la fois en surplomb de sa création et à l’intérieur de son autofiction, les séquences s’enchaînent dans le désordre. Plusieurs nous sollicitent grâce à la disjonction qui s’opère entre les paroles et les corps des comédiens. En effet, des voix circulent sur le plateau alors que les bouches sont cachées ou fermées, que les acteurs tournent le dos au public ou s’apparentent à des marionnettes. De même, est jubilatoire le décalage qui se réalise entre l’immobilité des corps ou leur nudité et la symphonie des langues entendues (contes locaux énoncés dans un rythmique singulière, dialogues clichés émanant d’une série américaine, chant occitan ou chanson pop). Une telle énonciation produit des effets comiques ou troublants, intenses.

Une esthétique de la métamorphose

Lorsqu’on croit s’installer dans la fable familiale romanesque, avec ses protagonistes hauts en couleur (Jojo, sa sœur Sylvie et son mari gitan et trafiquant Alain, Toyota, ou le patron de boîte de nuit gay), la temporalité et la fiction se brisent. Il suffit d’un changement de perruque ou de lumière, d’une chanson, d’une danse, d’une pose, pour qu’un autre tableau s’anime sous nos yeux. Les acteurs, merveilleusement polyvalents (Capdevielle et Marika Dreistadt en particulier), quittent avec naturel leurs personnages proches de la caricature ou de la saga pour se jouer eux-mêmes. Ainsi, Jonathan, Frank et Marika, qui se sont rencontrés en option théâtre à l’occasion d’une exposition, représentent-ils ce moment fondateur dans leur adolescence. On assiste à une mise en abyme vertigineuse puisque ce travail artistique, initié par Pierre Joseph dans un musée au milieu d’un centre commercial de Tarbes, consistait à animer des figures célèbres et archétypales, figées ! Sur scène, les acteurs s’adonnent donc à de longues poses ¹, à des métamorphoses vocales et physiques, avec une fantaisie savoureuse : la voix de Golum est expulsée du corps athlétique de Sébastien Chabal, Marika travaille l’accent de Sylvie, sa modulation, son phrasé, ses tics. Jonathan se contorsionne, se transforme, s’amuse avec la musicalité des mots, disparaît. La voix off d’un guide touristique intervient. Ou celle du moniteur de colo du jeune Jojo qui le dirigeait dans un remake de Vendredi 13. Celle, enfin du metteur en scène.

Saga retrace bien l’histoire d’une époque, d’un territoire, d’une famille, d’une identité et d’une vocation artistique. Jonathan se souvient de la cocaïne, des plages de nudistes à Hendaye, de la découverte de son homosexualité, des films d’horreur, des drames, de ses pulsions de mort, de ses imitations. Et, si la forme contemporaine qu’il crée pour articuler cette matière contient des lenteurs, des gratuités, des superfluités peut-être, du chaos sûrement, elle ne manque pas de cette inventivité propre à l’enfance. Entre récit troué et performance, art et vie, rire jouissif et inquiétante étrangeté, présence scénique et souvenirs bricolés, le spectacle bouillonne et pétille. 

Lorène de Bonnay

  1. Il s’agit de « matérialiser la mémoire », confie Jonathan Capdevielle, auteur, metteur en scène, performeur, acteur. Comme chez Gisèle Vienne qui a collaboré à ce projet.

Saga, de Jonathan Capdevielle, avec la participation de Sylvie Capdevielle et Jonathan Drillet

Conception et mise en scène : Jonathan Capdevielle

Avec : Jonathan Capdevielle, Marika Dreistadt, Jonathan Drillet, Franck Saurel

Lumière : Patrick Riou

Traduction en occitan : Joseph Fourcade

Conseiller artistique, assistant à la mise en scène : Jonathan Drillet

Conception et réalisation scénographique : Nadia Lauro

Assistant à la scénographie : Romain Guillet

Régie générale et plateau, bruitages live : Jérôme Masson

Régie son : Vanessa Court

Réalisation costume animal : Daniel Cendron

Réalisation costume traditionnel : Cécilia Delestre

Images : Sophie Laly, Jonathan Capdevielle

Enfant : Kyliann Capdevielle

Regards extérieurs : Gisèle Vienne, Virginie Hammel

Photo : © Estelle Hanania

Nanterre-Amandiers • 7 avenue Pablo‑Picasso • 92022 Nanterre

Réservations : 01 46 14 70 00

Site du théâtre : www.nanterre-amandiers.com

Du 21 au 26 février 2017, mardi, mercredi et vendredi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, samedi à 18 h 30, dimanche à 15 h 30

Durée : 2 heures

30 € | 10 €

Monsieur Cloche © Marina Damestoy

« Monsieur Cloche », de Marina Damestoy, l’Étoile du Nord à Paris

Tout est bon dans le carton

Par Élisabeth Hennebert
Les Trois Coups

Ce « Petit Prince » version S.D.F emballe les enfants, bien que sa volonté de tout dire en même temps lui donne une apparence un peu brouillonne.

D’emblée, les petits jubilent à la vue du décor qui est l’exacte réplique amplifiée et déformée du bazar de leur chambre. Assistée par tout un lycée pour la construction de cette étonnante grotte de carton, de kraft et plastique, la plasticienne Marina Damestoy est une artiste qui structure l’espace avant de penser à son texte. Le « rideau » d’arrière-plan, en patchwork de papiers évolutifs et soulevables sous forme de pop-up, est une vraie réussite et sa mise en mouvement fascine les petits. De même, la bataille de boules de papier entre les deux personnages est un temps de grande excitation dans la salle.

Sur cette toile de fond, l’histoire est, au début, très séduisante, portée d’ailleurs par le jeu excellent des comédiennes. Une comptable en tailleur strict (Pénélope Perdereau) expérimente, à l’occasion d’une panne de métro, un moment de solitude aussi intense que si son biplan s’était écrasé dans le désert. Une seule personne (Armelle Dousset) lui vient en aide : un petit bonhomme aux cheveux carotte, l’habitant de la grotte en carton, qui lui demande « Dessine-moi une maison ». En transposant le Petit Prince dans les couloirs du métro du xxie siècle, la dramaturge a une intuition remarquable, et l’on se fait une fête de ce spectacle. La métaphore est belle, du métro d’une grande ville comme désert affectif plus vide que le Sahara.

Mais, tout de suite, la narration se fourvoie puisque le Petit Prince d’aujourd’hui se reprend pour dire « Euh non, plutôt, dessine-moi un compagnon » alors que l’idée de la maison était tellement plus pertinente compte tenu du sujet ! Par la suite, la transposition de Saint-Exupéry est correctement menée à plusieurs reprises, mais on perd le fil, l’intrigue s’embrouille. On ne sait plus ce qui est raconté au juste : la rue, l’exclusion, la boîte de nuit (la boule à facettes pour symboliser l’ivresse des addictions, pourquoi pas ?) ou le dressage des Pokémon (les personnages des « Clunes » sont calqués sur les célébrissimes héros-animaux en attente de dresseurs qui enchantent le petit public, mais n’ont pas beaucoup de rapport avec le fait d’être responsable de sa rose et encore moins avec la vie des S.D.F.). De bout de ficelle en selle de cheval, la réflexion sur la richesse et la précarité, l’exclusion et l’amitié, finit par atteindre le niveau du rase-mottes avec des oppositions gentils / méchants un peu simplettes quand même. À trop présupposer que les enfants ne peuvent comprendre que les raisonnements binaires, on n’éduque pas des philosophes mais des informaticiens.

Faut‑il bouder le plaisir si évident que prennent les pitchounes à hurler de rire, comme au Guignol, en voyant les clowneries de ce S.D.F. de carton-pâte ? Certes non, mais notre déception d’adultes ronchons est réelle face à ce trop-plein d’objets, en fin de compte sous-exploités. Les constructions en 3D sont fantastiques, mais elles sont trop nombreuses et trop peu utilisées chacune, faute de temps, notamment la belle maquette de ville qui n’apparaît qu’à quelques minutes du dénouement. En travaillant dans le sens de l’épure et en s’astreignant à une gestion plus rigoureuse de la trame narrative, la troupe de La Boîte blanche pourrait prétendre à un spectacle de très grande qualité. 

Élisabeth Hennebert


Monsieur Cloche, de Marina Damestoy

Jeune public à partir de 5 ans

Cie La Boîte blanche

https://marinadamestoy.com/

Mise en scène : Marina Damestoy

Avec : Pénélope Perdereau et Armelle Dousset

Création musicale : FlexRex et Marina Damestoy

Assistante et coordinatrice décor : Maëlle Bertrand

Constructrice décor : Stéphanie Lelong

Construction des décors : lycée Léonard‑de‑Vinci

Modélisation 3D : Céline Lyaudet

Sculptures : Brice Mathey

Régie générale : Aurélien Escuriol

Photos : © Marina Damestoy

L’Étoile du Nord • 16, rue Georgette‑Agutte • 75018 Paris

Réservations : 01 42 26 47 47

http://www.etoiledunord-theatre.com/

Métro : Guy‑Môquet ou Porte‑de‑Saint‑Ouen (ligne 13) ou Jules‑Joffrin (ligne 12)

Jusqu’au 25 février 2017 : jeudi 23 à 10 heures et 14 h 30, vendredi 24 à 10 heures et 14 heures, samedi 25 à 14 h 30 et 16 h 30

Tournée au Carré Magique à Lannion : les 6 et 7 avril 2017

Tarifs : 10 €, 8 € et 5 €

Durée : 1 heure

On a fort mal dormi © Cie Coup de poker

« On a fort mal dormi », d’après Patrick Declerck, Théâtre du Rond‑Point à Paris

Une performance qui réveille

Par Élisabeth Hennebert
Les Trois Coups

À propos de la vie des S.D.F., le trio Declerck, Barbot et Quenon, enragé autant qu’engagé, crée une œuvre d’une rare lucidité.

Je ne me souviens pas avoir vu ni lu quelque chose de plus intelligent depuis « Assommons les pauvres ! » 1. On trouve dans ce spectacle le même raccourci saisissant que chez Baudelaire, entre la violence sans complaisance, la volonté d’agir sans idéalisme et l’humour qui conjure l’insoutenable, à la façon dont l’ail repousse les vampires.

L’auteur Patrick Declerck, d’abord, n’est pas dramaturge, il est juste très dingue. Suffisamment, en tout cas, pour avoir poussé sa conscience professionnelle d’ethnologue jusqu’à s’habiller en clochard et se faire embarquer, un soir de 1986, à destination de l’hôpital de Nanterre, centre d’hébergement pour les sans-abri parisiens. Quinze années de pratique comme psychanalyste, dans ce même établissement, ont ultérieurement étoffé cette aventure d’une nuit, par l’expérience de la routine et de la fidélité au poste. Deux livres décrivent sa trouille, sa rage, sa phobie de la contamination, autant que les sentiments des êtres qu’il rencontre, malodorants, ivres, fous, plus tout à fait humains en somme 2.

Guillaume Barbot, ensuite, est un jeune metteur en scène, ayant déjà de nombreuses créations à son actif 3. La lecture des témoignages de Declerck en 2005 puis 2012 le travaille en profondeur. Son adaptation scénique d’un texte qui n’est pas naturellement théâtral fait penser, sur le fond comme sur la forme, à celle d’Emmanuel Noblet à partir du roman Réparer les vivants de Maylis de Kerangal, consacré au thème de la transplantation cardiaque 4. Sur des questions difficiles, mais qui parlent à tout le monde, ces deux artistes ont décidé d’agir avec l’outil qu’ils maîtrisent le mieux : le théâtre. Dans les deux cas, le pari est ambitieux, le résultat, exceptionnel. Car il est spectaculaire, le sujet, et toute l’équipe de la Cie Coup de poker le prouve.

Jean‑Christophe Quenon, enfin, est un comédien étonnant. Avec une rare économie verbale, gestuelle et mimique, il parvient à peupler tout seul un plateau grand comme la rue, la ville, le dortoir, le mouroir, le cimetière. Sa prestation d’acteur colle au plus près d’un texte qui est lui-même une performance d’écriture. Vu du public, il est difficile de savoir à qui revient la paternité de chaque moment de la pièce, tant est constante la subtilité de pensée et la justesse artistique.

« Bronzage clodo, bronzage crado »

C’est ce que braille un des personnages au moment atroce de la douche et décapage au balai-brosse sur plaies purulentes. L’ironie de la vie est tout entière dans ce va-et-vient permanent entre l’envie de rire et l’envie de mourir. Le spectacle prend la forme d’une série de questions qui nous secouent, nous dérangent, nous incitent à agir de toute urgence, une fois claquée la porte du théâtre.

On n’est pas obligé d’adhérer à la réponse politique (un cri de rage plutôt qu’une réponse) esquissée dans les cinq dernières minutes et qui contredit les soixante‑quinze minutes précédentes. Le narrateur réclame une réinsertion financière alors même qu’il vient d’expliquer que réinsérer est une illusion et une vue de l’esprit, en décalage avec la réalité de la destruction intérieure.

L’analyse du mot « réinsertion » me semble le moment le plus touchant de la représentation parce que c’est celui qui pousse le plus loin la réflexion. Être à côté pour écouter, être présent pour assumer l’absurde plutôt que vouloir à tout prix « remettre sur le droit chemin », telles sont peut-être les clés, tendues par le narrateur lui-même. De toute façon, la pièce pose plus de questions qu’elle n’en résout. Son metteur en scène récuse d’ailleurs la notion d’œuvre militante. En fin de compte, depuis qu’on les appelle « S.D.F. », les clochards ne vont pas beaucoup mieux. Un son de cloche bien nouveau sur ce sujet médiatique, sans cesse évoqué, jamais traité ! 

Élisabeth Hennebert

  1. Charles Baudelaire, Œuvres complètes, Michel Lévy, 1869, tome IV, Petits poèmes en prose, les Paradis artificiels, p.142‑145. Cette étonnante fable-farce présente l’auteur en jeune gommeux prétendant rendre sa dignité à un mendiant en le rossant. L’histoire finit comme l’arroseur arrosé.
  2. Patrick Declerck, les Naufragés : avec les clochards de Paris, Plon, 2001 et Le sang nouveau est arrivé : l’horreur S.D.F., Gallimard, 2005.
  3. Lire « Sourires », de Guillaume Barbot, collège de La Salle à Avignon, « l’Évasion de Kamo », de Daniel Pennac, adapté par Guillaume Barbot, collège de La Salle à Avignon et « Gainsbourg moi non plus », par Gevrey‑Chambertin d’après Serge Gainsbourg, Théâtre des Béliers à Avignon.
  4. Maylis de Kerangal, Réparer les vivants, éditions Verticales, 2014, adapté à la scène par Emmanuel Noblet au Théâtre du Rond‑Point en septembre 2016 et actuellement en tournée.

On a fort mal dormi, d’après les Naufragés et Le sang nouveau est arrivé de Patrick Declerck

Cie Coup de Poker

http://www.coupdepoker.org

Adaptation et mise en scène : Guillaume Barbot

Avec : Jean‑Christophe Quenon

Assistanat et dramaturgie : Céline Champinot

Lumière : Maryse Gautier

Assistanat lumière et régie : Franck Lezervant

Collaboration aux costumes : Benjamin Moreau

Photo : © Cie Coup de Poker

Théâtre du Rond‑Point • 2 bis, avenue Franklin‑D.‑Roosevelt • 75008 Paris

Réservation : 01 44 95 98 21

http://www.theatredurondpoint.fr/

Métro : Franklin‑D.‑Roosevelt (lignes 1 et 9) ou Champs‑Élysées-Clemenceau (lignes 1 et 13)

Jusqu’au 12 mars 2017, du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30, relâche les lundis et le 26 février

6 mai 2017 : festival Circuit court de Fresnes

7 au 30 juillet 2017, collège de La Salle à Avignon

Tarifs : 29 €, 28 €, 23 €, 18 € et 12 €

Durée : 1 h 15

Émile Lansman © lansman.org

« Lampedusa », « les Larmes de Barbe‑Bleue », « Chamailleries », de Gilles Boulan, paraissent chez Lansman

« Lampedusa », « les Larmes de Barbe‑Bleue », « Chamailleries »
de Gilles Boulan

lampedusa-couvLansman éditeur

Collection : « Théâtre en tête »

116 pages

Format : 14,5 cm × 20,5 cm

15 euros

I.S.B.N. : 978-2-8071-0135-7

Né en 1950 à Deauville, Gilles Boulan vit, travaille et écrit à Caen et dans sa région.

Aux fonctions de dramaturge, d’adaptateur et d’auteur, Gilles Boulan a collaboré avec de nombreuses compagnies sur des projets ponctuels ou plus durables.

Il s’est aussi activement intéressé à la promotion des textes d’auteurs contemporains, se mettant au service de partenaires tels que le Panta Théâtre et la Maison d’Europe et d’Orient.

Plusieurs de ses pièces, dont la plus connue, Kinderzimmer, ont été créées et publiées, notamment chez Lansman éditeur.

Résumé

Lampedusa – Une femme d’origine égyptienne vit dans un village français, mariée à un instituteur rencontré lors d’un séjour touristique… Son plus jeune frère, garçon rebelle et sans travail, tenté par l’aventure de l’immigration, croise l’opportunité de s’embarquer sur un rafiot de fortune pour passer en Europe.

Les Larmes de Barbe‑Bleue – Toutes l’affirment : elles vivent dans l’ombre de la peur. Pourtant la Petite a poussé la porte de la chambre interdite. Elle a découvert l’horreur et devient, contre son gré, l’instrument d’une vengeance de celles qui l’ont précédée… Une approche originale et ambiguë de la cruauté du célèbre conte popularisé par Charles Perrault.

Chamailleries – Comment parler de ses sentiments lorsqu’on ne dispose que d’un lexique limité aux obsessions arithmétiques et à de vagues considérations sur le désert et sur la navigation ? Sinon en imitant le modèle parental qui génère bien des chamailleries…

Les Trois Coups


Lansman éditeur • 63‑65, rue Royale • B‑7141 Carnières / Morlanwelz

Tél. 00 32 (0) 64 23 78 40

piano-dr

L’adieu au pianiste de Nougaro

Communiqué

Les Trois Coups

TSFJAZZ vient d’apprendre la disparition de Maurice Vander à l’âge de 87 ans.

Né le 11 juin 1929 à Paris d’un père accordéoniste, Maurice Vanderschueren, de son vrai nom, avait fréquenté les clubs de jazz parisiens dès les années 1950 et accompagné Django Reinhardt, Don Byas, Chet Baker ou Stan Getz.

Maurice Vander a aussi évidemment été le complice et le pianiste de Claude Nougaro sur disque et sur scène pendant plus de quarante ans.

Nougaro avait coutume de dire : « Mon big-band à moi ce sont les dix doigts de Maurice Vander ».

Ces dernières années, il avait d’ailleurs sillonné la France pour rendre hommage au poète de Toulouse.

Maurice Vander était aussi un passionné d’Art Tatum.

Dans le domaine du cinéma, on lui doit d’avoir accompagné Stéphane Grappelli pour la musique des Valseuses et d’avoir participé en tant qu’orchestrateur à la musique d’Un homme et une femme auprès de Francis Lai.

Il était le père du batteur et fondateur de Magma, Christian Vander.

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