Un songe qui reste énigmatique
Par Lorène de Bonnay
« Lewis versus Alice » nous plonge dans l’univers du créateur d’ « Alice in Wonderland ». Si le spectacle de Macha Makeïeff oscille malencontreusement entre biographie et livre d’images, son esthétisme fascine.

Une joyeuse leçon de théâtre
Par Lorène de Bonnay
« Phèdre ! » prend la forme d’une fausse conférence pour rendre hommage à un bijou du répertoire classique. Si seulement tous les lycéens pouvaient recevoir un tel cours : du théâtre pour parler du théâtre ! Juste et exaltant.

(Pour) petits mais costauds
Par Laura Plas
Peur des spectacles ringards et bancals pour la jeunesse ? Le Gilgamesh offre une ribambelle de propositions de grande qualité : des histoires d’enfants mal embouchés qui se hissent à la hauteur des héros, des spectacles jeune public très costauds !

Le Reste, vous ne le connaissez que trop
Par Laura Plas
Pas facile de faire résonner « Les Phéniciennes » d’Euripide avec notre temps. Si la distribution du « Reste vous le connaissez par le cinéma » est très convaincante, il n’en est pas de même des partis pris d’écriture de Martin Crimp ni de la mise en scène de Daniel Jeanneteau. Décevant.

« Un jour, mon Prince viendra… » : version opérette ou Beckett, les enfants ?
Par Lorène de Bonnay
Deux réécritures des frères Grimm sont proposées au jeune public du Festival : « l’Amour vainqueur », d’Olivier Py, et « Blanche-Neige, histoire d’un Prince », écrit par Marie Dilasser et mis en scène par Michel Raskine. Ces spectacles féministes, aux esthétiques radicalement différentes, parlent d’amour, de mort, de genres et de nature.

Christiane Jatahy : atout chœur
Par Laura Plas
Abolir la frontière entre les gens et les genres en réinterprétant « l’Odyssée », tel est le pari que relève avec un immense talent Christiane Jatahy. S’aventurant sur les terres inconnues de l’intime et le la musique, elle vise juste et touche au c(h)œur.

La pulvérisation à l’œuvre
Par Lorène de Bonnay
« Architecture », présenté dans la cour monumentale du Palais des papes, expose l’effondrement d’un monde, d’une classe, d’une culture, à travers la sinueuse descente aux enfers d’une famille. Si le geste de Pascal Rambert convainc et que le talent des comédiens explose, la forme tend à se déliter.

La marche funèbre du Tanztheater Wuppertal
Par Maxime Grandgeorge
Pour sa première collaboration avec le Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch, l’artiste norvégien Alan Lucien Øyen signe une pièce chorégraphique chorale sur la disparition de l’être cher. L’au revoir symbolique d’une troupe endeuillée à son mentor disparu.

Les Bouffes Bru Zane s’encanaillent à Marigny
Par Maxime Grandgeorge
Le Palazzetto Bru Zane nous fait redécouvrir deux réjouissants opéra-bouffes en un acte de Charles Lecocq et Frédéric Barbier. Une soirée placée sous le signe de la légèreté et de la dérision en compagnie de deux interprètes généreux. Décoiffant.

Le grand retour de « Madame Favart »
Par Maxime Grandgeorge
Absent de l’affiche depuis plusieurs décennies, « Madame Favart » d’Offenbach fait son grand retour à l’Opéra Comique. Une production enjouée, signée Anne Kessler et Laurent Campellone, qui rend hommage à une femme de théâtre d’exception.

Naissance de la tragédie
Par Trina Mounier
Vingt ans après sa création à l’Odéon, Georges Lavaudant reprend « l’Orestie » d’Eschyle, dans le « petit théâtre romain » de Fourvière (aussi appelé l’Odéon). Un lieu tout indiqué pour faire entendre les imprécations, malédictions, pleurs et appels aux dieux de cette tragédie mythique et mythologique. Surtout quand le ciel s’en mêle, menaçant d’annuler la représentation.

Une apothéose étrange et intense
Par Lorène de Bonnay
Vingt-six ans après « Orlando », adapté par Darryl Pinckney, Robert Wilson confie à Isabelle Huppert un autre monologue vibrant écrit par l’auteur américain, « Mary said what she said ». L’écriture scénique donne corps à l’ombre de Mary Stuart, devenue rayon.