Les quarantenaires rugissants
Par Laura Plas
Pour la deuxième fois, Pauline Sales met en scène un de ses textes. Servi par une distribution et un travail sonore convaincants, le spectacle « J’ai bien fait ? » monte en puissance pour nous emporter dans un tourbillon tragi-comique. L’évocation du pire serait-elle la meilleure des recettes pour bien faire ?

Reprise de « Qui déplace le soleil »
Marie Piemontese invente et met en scène une belle pièce sur le tissage, le métissage, le passage. Sa fable intime et universelle, « Qui déplace le soleil », nous meut, dans tous les sens du terme. À voir ou revoir, dans une nouvelle distribution (avec la comédienne !), à la Maison des Métallos.

Reprise de « Joueurs, Mao II, les Noms » à l’Odéon. Avec cette trilogie-fleuve adaptée des romans de l’auteur américain, le geste artistique de Julien Gosselin s’approfondit. Le spectateur se laisse immerger dans une expérience théâtrale paroxystique, labyrinthique, à la fois inouïe et éprouvante.

Le meilleur pour le feu
Par Laura Plas
Avec « End/igné » de Mustapha Benfodil, Kheireddine Lardjam évoque l’Algérie actuelle en optant pour la poésie et la distanciation. Résultat mitigé, tant au point de vue de l’interprétation que de l’écriture : le meilleur est bien pour la fin (pour le feu).

Bulle d’amour
Par Bénédicte Fantin
La bande dessinée de Florence Cestac et Daniel Pennac, « Un amour exemplaire », connaît une seconde vie sur la scène du Théâtre du Rond-Point. Clara Bauer réunit l’illustratrice et l’auteur sur le plateau pour un exercice d’adaptation réjouissant, quoiqu’un peu sage.

Bats-toi si t’es une femme !
Par Olivier Pansieri
Dix ans après Pénélope Ô Pénélope, Simon Abkarian présente deux nouvelles fables sous la verrière étoilée du Théâtre du Soleil, en tout six heures de spectacle. Des trous d’air, mais quel souffle ! Un grand bravo à Ariane Ascaride, Marie Fabre et Catherine Schaub qui tiennent, de bout en bout, ce marathon de l’amour, de la peur et de la famille.

Reprise
Annonce
« Sous la toile de Jheronimus » est une divagation circassienne inspirée du « Jardin des délices ». Entre poésie, humour grotesque et haute voltige, cette transposition contemporaine du monde peint par Jérôme Bosch invite le spectateur à réfléchir sur ses propres valeurs et sur l’état du monde d’aujourd’hui.