Les choses et le néant
Par Bénédicte Soula
En 1965, Georges Perec publiait « Les Choses ». Ou l’avènement d’une société de consommation, dans laquelle le bonheur dépend des objets que l’on possède. En 2019, Maguy Marin créé sa pièce chorégraphique « Ligne de crête », dans laquelle les choses ont pris définitivement possession de nos désirs. Un sursaut est-il encore possible ?

Un sommet minimaliste
Par Maxime Grandgeorge
De passage au théâtre des Gémeaux à Sceaux, le Ballet de l’Opéra de Lyon reprend une chorégraphie mythique de Lucinda Childs sur une musique de Philip Glass. Un chef d’œuvre minimaliste qui continue de nous hypnotiser 40 ans après sa création.

Une jeunesse fougueuse
Par Maxime Grandgeorge
La jeune troupe du Nederlands Dans Theater 2 investit le Palais de Chaillot avec un programme ambitieux signé Alexander Ekman, Marco Goecke, Sol León et Paul Lightfoot. Une soirée enfiévrée et déroutante, placée sous le signe de la jeunesse.

Pour que ça ne fasse plus mâle 
Par Laura Plas
Avec « Fêlures », D’de Kabal crée un nouvel ovni théâtral, sorte d’essai métissé sur le genre et l’importance du consentement dans la sexualité. Avec probité, il propose ainsi un dépassement des clichés et des manichéismes, pour émanciper le spectateur.

Prodige du théâtre dansé, Dimitris Papaioannou se fait trop rare en France. En attendant sa dernière création, « Since She », à Paris à la Villette pour trois représentations exceptionnelles en juillet, il revient en France présenter « The Great Tamer », qui ne cesse de tourner dans le monde entier, depuis 2017. Un spectacle d’une rare puissance qui sidère littéralement par la beauté de ses tableaux vivants.

Super Will contre les castes
Par Laura Plas
Avec « Chandala, l’impur », L’indianostrum propose une adaptation bigarrée, indienne mais surtout engagée de « Roméo et Juliette » pour dénoncer le système des castes. Une proposition forte qui emporte le public par son audace et sa folle énergie.

Trouver sa direction, au plus noir de la nuit !
Par Laura Plas
Approfondissant les questions de l’exil et du racisme, Nelson Rafaell Madel adapte « Au plus noir de la nuit », de l’écrivain sud-africain André Brink. Si la proposition n’est pas dépourvue d’audace, elle manque de maturation, en particulier en ce qui concerne la direction d’acteurs.

L’enfance de l’art ?
Par Léna Martinelli
Au dernier Festival d’Avignon, les images choc et les instants de grâce d’Emma Dante ont marqué les esprits. Repris au Théâtre du Rond-Point, « Bestie di scena » peut en laisser certains perplexes, voire les mettre mal à l’aise. Pourtant, cette recherche aboutit à un spectacle remarquable.