Célestes solos
Par Stéphanie Ruffier
Le solo du marginal qui tâtonne pour trouver sa place dans la société est un genre que le théâtre de rue affectionne. Il donne, avec tendresse, la parole à de doux paumés, souvent solitaires, dont le décalage et la loose tiennent de la poésie. Au festival Chalon dans la rue, portrait de quatre tenaces qui tentent de se dire et d’exister.

Au chevet de l’Histoire
Par Stéphanie Ruffier
Prendre le temps d’ausculter un fait divers américain ou exhumer les traces d’un épisode européen occulté : deux spectacles programmés par Chalon dans la Rue relaient dans l’espace public une grande diversité de voix. Un théâtre documentaire qui fait entendre l’Histoire par ceux qui l’ont vécue. Des puzzles mémorielles poignants.

Danser dans les chaînes
Par Stéphanie Ruffier
L’édition 2021 de Chalon dans la rue a été particulièrement éprouvante pour l’équipe organisatrice comme pour les artistes et le public : pass sanitaire, intempéries, barrières… Un festival de coups durs et de contraintes. S’adapter, jusqu’où ? Résilience ou résistance ?

Détruire, disent-ils
Par Stéphanie Ruffier
Au festival de Mulhouse, comme ailleurs, le pouvoir délire. Le théâtre de rue nous tend le miroir de la monstruosité de ceux qui nous gouvernent : les Batteurs de Pavés font de Richard III l’organisateur d’un vide-dressing radical, tandis que La Débordante nous peint un premier ministre tout aussi cynique et liquidateur. Alors, assister impuissants au massacre ?

Massues errantes et théâtre en bocal
Par Stéphanie Ruffier
Le festival Scènes de rue est passé entre les gouttes : ni intempéries ni passe sanitaire. Ouf, Mulhouse l’a fait ! Côté ville, ça jouait avec les contraintes désormais rituelles : chaises, barrières, rubalise, jauges limitées… Mais un inattendu dimanche sur l’herbe a mis de l’air dans les poumons. Dans ce contexte particulier, tour d’horizon des spectacles qui interrogent avec acuité la liberté et le lien social.

Messe païenne en rut majeur
Par Stéphanie Ruffier
Fado-blues salé, lamento rock et paroles de morues à la sauce saudade, le nouveau spectacle de Nadège Prugnard grimpe sur la table pour évoquer ses origines portugaises et cracher un « poème parlé-chanté des déracinements ». Servi dans une langue éruptive, incandescente, percussive, il nous colle une sacrée beigne.

« Je vous écris de la Platz » 
Par Stéphanie Ruffier
La Platz, c’est le nom que les Rroms donnent à leur campement, ce lieu qu’ils occupent, que d’aucuns appellent le bidonville. Margo Chou, en maîtresse de cérémonie un peu maquerelle, nous convie dans son « presque cabaret » à la rencontre de cette culture coruscante cousue de mélancolie. Spectacle vu dans le cadre des Scènes de rue.

Jouer dehors, encore
Par Stéphanie Ruffier
La fenêtre de tir était très étroite, mais le festival des arts de la rue de Mulhouse est parvenu à faire fuser quelques belles salves d’irrévérence, de rire et de poésie. 59 représentations, dans ce département qui a été le premier durement touché par la pandémie : bravo pour la persévérance ! Quasi un miracle.

Jour de fête
Par Stéphane Ruffier
Qui n’a jamais rêvé de changer le cours de sa vie ? Ambitieuse et sensible, cette déambulation théâtrale des Fugaces nous invite à suivre des personnages dans un moment de crise, à envisager les rues comme autant de chemins de vie. On se laisse entraîner dans leurs bifurcations étourdissantes et généreuses.

Cerf Noël
Par Cédric Enjalbert
La magie de Noël, qui y croit encore ? Les grands enfants du collectif Le Grand Cerf Bleu font mine de. Avec humour, ils rassemblent sur un plateau les souvenirs de ces fêtes obligées qui ravivent immanquablement, pour un soir de Réveillon, tous les démêlés de famille.

Simon Delétang accoste à Bussang
Par Cédric Enjalbert 
Chaque été, dans les Vosges, le Théâtre du Peuple poursuit une utopie, dans une grange accrochée à flanc de montagne : réunir un public nombreux « par l’art, pour l’humanité ». Le metteur en scène Simon Delétang en a pris la direction, pour quatre ans.