« Tempête sous un crâne », d’après « les Misérables », de Victor Hugo, Théâtre du Soleil à Paris

« Tempête sous un crâne » © Pierre Dolzani

Tempête sous le Soleil… exactement !
Par Sheila Louinet
Il fallait oser ! Adapter « les Misérables » sur scène, avec juste deux interprètes pour la première partie et cinq pour la seconde… Comment est-ce possible ? D’autant que ça dure quatre heures. C’est déjà long pour un spectacle, mais une goutte d’eau chez Victor Hugo. Quatre petites heures de plaisir inouï pour un texte dont Jean Bellorini et Camille de la Guillonnière ont su extraire toute la saveur… C’est superbe et ça pétille d’intelligence.

« l’Amant », de Harold Pinter, Théâtre Marigny à Paris

« L’Amant » : une pièce maîtresse au Théâtre Marigny
Par Sheila Louinet
Harold Pinter, c’est l’auteur qui bouscule les conventions et fouille les êtres jusqu’à révéler leurs failles. « L’Amant », pièce difficile et souvent incomprise, joue sur une écriture du double et de l’ambigu où rien n’est dit, mais tout est exposé. Didier Long redonne à cette pièce les lauriers qu’elle mérite. D’une incroyable finesse. C’est à voir absolument et c’est au Théâtre Marigny à Paris.

« Nelken », de Pina Bausch, Opéra de Lyon

« Nelken » © Christian Ganet

« Nelken » : comme une fleur précieuse et fragile
Par Élise Ternat
Rares sont les pièces qui dépassent les années, les décennies. Créée en 1982, « Nelken » est de celles-ci. Cette pièce chorégraphique pour 21 interprètes mise en scène par l’inégalable Pina Bausch apparaît comme le joyau de cette Biennale de la danse. Le spectacle reçoit chaque soir un accueil triomphal et ému de la part des spectateurs. Mais alors, à quoi tient ce génie qui dépasse le temps sans prendre une ride ?