« Tempête sous un crâne », d’après « les Misérables », de Victor Hugo, Théâtre du Soleil à Paris

Tempête sous le Soleil… exactement !
Par Sheila Louinet
Il fallait oser ! Adapter « les Misérables » sur scène, avec juste deux interprètes pour la première partie et cinq pour la seconde… Comment est-ce possible ? D’autant que ça dure quatre heures. C’est déjà long pour un spectacle, mais une goutte d’eau chez Victor Hugo. Quatre petites heures de plaisir inouï pour un texte dont Jean Bellorini et Camille de la Guillonnière ont su extraire toute la saveur… C’est superbe et ça pétille d’intelligence.
« Mille francs de récompense », de Victor Hugo, Théâtre du Nord à Lille

Hugo s’amuse
Par Sarah Elghazi
Un hiver glacial et enneigé des années 1820, à Paris. Terrés dans un appartement sinistre, Zucchimo, un vieil homme ruiné, sa fille et sa petite-fille attendent le coup de grâce…
« Octopus », de Philippe Decouflé, Théâtre national de Bretagne à Rennes

Le nouveau Decouflé est beaucoup moins facétieux
Par Jean‑François Picaut
Depuis 2010, Philippe Decouflé est artiste associé au Théâtre national de Bretagne, dont il était déjà un habitué. C’est donc tout naturellement qu’il a créé à Rennes sa dernière pièce, qui a séduit plus qu’elle n’a surpris.
« le Temps et la Chambre », de Botho Strauss, la Fabrique à Montreuil

Un temps pour comprendre, un temps pour aimer
Par Victorien Robert
Botho Strauss, quoique méconnu du grand public, est l’un des auteurs allemands les plus joués à travers le monde. Les textes qu’il a écrits sont puissants mais complexes…
« Stones », de Yinon Tzafrir, Théâtre Roger‑Barat à Herblay

« Stones » : un spectacle qui laisse de marbre
Par Léna Martinelli
Ils viennent de loin, les artistes israëliens de la Cie Orta‑Da. Et c’est tout auréolés de leurs prix internationaux qu’ils nous présentent « Stones »…
« le Gorille », d’Alejandro Jodorowsky d’après Franz Kafka, le Lucernaire à Paris

La nostalgie des arbres
Par Olivier Pradel
« Singerie » théâtrale, « le Gorille » raille les prétentions et vices humains. Qui d’autre que ce cousin de l’homme pourrait interroger notre condition ? Au Lucernaire, cette fable philosophique d’Alejandro Jodorowsky est admirablement interprétée par son propre fils, Brontis.
« le Diptyque du rat » [« Une trop bruyante solitude » de Bohumil Hrabal et « la Pyramide » de Copi], Théâtre de Sartrouville et des Yvelines

La solitude des rats
Par Léna Martinelli
Dans sa dernière création, « le Diptyque du rat », Laurent Fréchuret réunit deux textes : une adaptation d’« Une trop bruyante solitude », œuvre du Tchèque Bohumil Hrabal…
« Derniers remords avant l’oubli », de Jean‑Luc Lagarce, Théâtre Mouffetard à Paris

Derniers détails avant l’ovation
Par Anaïs Heluin
Comment organiser une existence, cette étendue de possible qui nous est donnée, ou plutôt attribuée d’office ?
« Une soirée chez Gottfried Zimmermann », par l’ensemble Café Zimmermann, Théâtre de Fontainebleau

Zimmermann, montre tes dents !
Par Céline Doukhan
Le Festival d’Île-de-France faisait étape à Fontainebleau pour un élégant programme Bach.
« l’Amant », de Harold Pinter, Théâtre Marigny à Paris
« L’Amant » : une pièce maîtresse au Théâtre Marigny
Par Sheila Louinet
Harold Pinter, c’est l’auteur qui bouscule les conventions et fouille les êtres jusqu’à révéler leurs failles. « L’Amant », pièce difficile et souvent incomprise, joue sur une écriture du double et de l’ambigu où rien n’est dit, mais tout est exposé. Didier Long redonne à cette pièce les lauriers qu’elle mérite. D’une incroyable finesse. C’est à voir absolument et c’est au Théâtre Marigny à Paris.
« le Mardi à Monoprix », d’Emmanuel Darley, Théâtre Ouvert à Paris

Heureux qui comme Darley fait ses courses à Monoprix…
Par Sheila Louinet
Au fond d’un passage étroit, entre la cohue de la place de Clichy et la vie des « p’tites femmes de Pigalle », le Théâtre Ouvert…
« Nelken », de Pina Bausch, Opéra de Lyon

« Nelken » : comme une fleur précieuse et fragile
Par Élise Ternat
Rares sont les pièces qui dépassent les années, les décennies. Créée en 1982, « Nelken » est de celles-ci. Cette pièce chorégraphique pour 21 interprètes mise en scène par l’inégalable Pina Bausch apparaît comme le joyau de cette Biennale de la danse. Le spectacle reçoit chaque soir un accueil triomphal et ému de la part des spectateurs. Mais alors, à quoi tient ce génie qui dépasse le temps sans prendre une ride ?