« La Dame de chez Maxim », de Georges Feydeau, Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris

Cascade de coups de théâtre
Par Léna Martinelli
Léa Drucker interprète la Môme Crevette au Théâtre de la Porte Saint-Martin. Portée par une belle distribution, la version par Zabou Breitman, de la pièce de Feydeau, séduit le grand public.
« Les Justes », d’après Albert Camus, Théâtre du Châtelet à Paris

Camus version mélodrame
Par Maxime Grandgeorge
Pour son premier spectacle en tant que metteur en scène, Abd Al Malik transforme « les Justes » de Camus en une tragédie musicale avec slam et chants yiddish. Un mélodrame entre passé et présent où la musique a tendance à prendre le pas sur le texte.
Les Fils aimés des Zébrures d’automne, à Limoges

Fils aimés des Zébrures d’automne
Par Laura Plas
Le festival offrait cette semaine deux fortes réflexions sur la filiation : la pièce de Sergio Grondin, « Maloya » et la lecture du « Fils » de Marine Bachelot Nguyen, orchestrée par la Compagnie Méthylène. Deux approches sensibles et fortes qui résonnent en des temps de crispations identitaires.
« Fidelis Fortibus » de Lotte van den Berg, à Limoges

Le cirque est mort, vive le cirque !
Par Laura Plas
Don Quichotte clownesque ferraillant contre la nostalgie et la mort, Danny Ronaldo crée sous la houlette de Lotte van den Berg un univers singulier, tendre et âpre, triste et comique à la fois, qui fait la réussite de « Fidelis Fortibus ». Bello !
Zébrures d’automne des Francophonies en Nouvelle Aquitaine, à Limoges

C’est dans les verres qu’on fait les meilleurs zèbres
Par Laura Plas
Édition zéro mais loin d’être nulle, les Zébrures d’automne s’affirmaient cette semaine comme un lieu de débats conviviaux, un véritable laboratoire aussi où l’on tentait des hybridations avec de généreux ratés mais aussi de très belles surprises, tel le chorégraphique et choral « Pourvu qu’il pleuve ».
« La Petite Fille qui disait non », de Carole Thibaut, MC 93 à Bobigny

Trois générations de femmes
Par Léna Martinelli
Créée en 2018 au le Théâtre des Îlets – centre dramatique national de Montluçon (dirigé par Carole Thibaut) – cette adaptation du « Petit Chaperon Rouge » poursuit sa tournée. Un conte initiatique, à la croisée de la fable et du théâtre contemporain, qui explore le chemin par lequel la personnalité peut s’affirmer. Un remarquable spectacle tout public qui fait aussi grandir les parents.
« Tout doit disparaître », de Philippe Decouflé, Théâtre national de Chaillot à Paris

Métamorphoses
Par Léna Martinelli
Philippe Decouflé invite à une déambulation dans tout le Théâtre national de Chaillot, dont il est artiste associé. Une fête qui revêt les atours d’une rétrospective décalée et d’une foire « decouflesque ». Ce cadavre exquis pour 64 artistes est une passionnante exploration de la mémoire.
« L’inondation », de Francesco Filidei et Joël Pommerat, Opéra-Comique à Paris

Un opéra « submersif »
Par Maxime Grandgeorge
Francesco Filidei et Joël Pommerat signent un opéra sombre et déroutant écrit à quatre mains autour d’un couple en plein délitement. Une œuvre audacieuse entre subversion et submersion à découvrir à l’Opéra-Comique.
« La Fin de l’homme rouge », d’après Svetlana Alexievitch, Théâtre des Bouffes du Nord à Paris

Un théâtre des laissés-pour-compte
Par Trina Mounier
Après Les Naufragés, adapté du roman-témoignage de Patrick Declerck et en résonance avec lui, Emmanuel Meirieu livre aux Bouffes du Nord une adaptation personnelle, puissante et juste du livre de Svetlana Alexievitch, « La Fin de l’homme rouge ».
« Eugène Onéguine », d’après Alexandre Pouchkine, Théâtre Marigny à Paris

Le difficile passage du roman à la scène
Par Maxime Grandgeorge
Rimas Tuminas et la troupe du Théâtre Vakhtangov s’emparent avec originalité d’« Eugène Onéguine » au Théâtre Marigny : ils transforment le roman de Pouchkine en un spectacle mystérieux mêlant théâtre, danse et musique.
Focus musique, Le Chainon Manquant 2019 à Laval

Odyssées musicales
Par Léna Martinelli
Cette année encore, Le Chainon Manquant a concocté un programme musical haut en couleurs. Plusieurs artistes atypiques ont tissé de subtiles correspondances entre les genres. Par-delà les styles et les différences, un voyage dépaysant.
Focus femme au Chaînon Manquant, Leïla Ka, Maria Dolorès Y Amapola Quartet, Marina Rollman, à Laval

Des femmes fortes Par Léna Martinelli Les Trois Coups Les femmes sont toujours bien représentées au Chainant Manquant. Parmi nos découvertes, trois ont notre faveur cette année : la chorégraphe Leïla Ka, qui mène la danse, tandis que la chanteuse Maria Dolorès nous épate et que l’humoriste Marina Rollman nous a beaucoup fait rire. Leïla Ka : solo monumental Pour sa première création, Leïla Ka mêle les […]