« Inoxydables », de Julie Ménard, Théâtre national populaire à Villeurbanne

L’amour aux trousses
Par Michel Dieuaide
Julie Ménard à l’écriture, Maxime Mansion à la mise en scène, et le groupe Klone à la musique live, pour un théâtre de résistance inaltérable.
« Didon et Enée, remembered », de Henry Purcell et Kalle Kalima, Opéra de Lyon

Magistralement baroque
Par Michel Dieuaide
L’ensemble des artistes et des techniciens participant à cette création de l’Opéra de Lyon offre au public une occasion rare d’assister à la représentation d’une œuvre ancienne, dont la version contemporaine résonne puissamment.
« Macbeth / Hors champ », d’après William Shakespeare, Théâtre du Grand Rond à Toulouse

Banco pour ce « Macbeth » !
Par Bénédicte Soula
Voici une nouvelle variation autour de « Macbeth ». La metteuse en scène Anne Bourgès a pris ses libertés en « montant » comme une cinéaste cette petite forme singulière pour trois interprètes et un agrès. S’il fut un temps où la pièce était maudite, elle est désormais matière à toutes les expérimentations théâtrales. Celle-ci, entre économie et fantaisie, tient la route.
« Guys and Dolls », de Frank Loesser, Théâtre Marigny à Paris

Broadway comme si vous y étiez
Par Maxime Grandgeorge
Un classique de la comédie musicale américaine débarque à Paris, 70 ans après sa création : « Guys and Dolls ». Le feu d’artifices visuel et sonore orchestré par Stephen Mear au Théâtre Marigny n’a rien à envier aux superproductions de Broadway. Irrésistible !
« Méphisto [Rhapsodie] », de Samuel Gallet, Théâtre national de Bretagne à Rennes

Grand peur et misères des subventionnés
Par Olivier Pansieri
Jean-Pierre Baro met en scène « Mephisto » de Samuel Gallet, très vaguement inspiré du roman de Klaus Mann. Une litanie, qui se veut un cri, contre la montée du fascisme récitée par des personnages auxquels on ne croit pas. Restent des moments criants de vérité sur l’arrivisme des gens de théâtre. Auquel on croit, par contre.
« Victor ou les enfants au pouvoir », de Roger Vitrac, Théâtre national populaire à Villeurbanne

À la famille comme à la guerre
Pour tirer sa révérence en beauté, Christian Schiaretti, qui achève son mandat à la tête du Théâtre national populaire (T.N.P.), se tourne vers Roger Vitrac et « Victor et les enfants au pouvoir ».
« Smoke Rings », d’après « Ring » de Léonore Confino, Théâtre Michel à Paris

Acteurs en liberté
Par Bénédicte Fantin
La Compagnie du Libre Acteur livre une adaptation « immersive » du texte « Ring », de l’autrice contemporaine Léonore Confino. Le public est invité à déambuler dans le Théâtre Michel pour vivre au plus près des comédiens une succession de saynètes autour d’un thème commun : le couple. Du jeu grandeur nature !
« Maja », de Maud Lefebvre, Théâtre de la Renaissance à Oullins

Né sous X
Par Trina Mounier
Après « Cannibale » et « La Crèche », le Collectif X présente « Maja », un conte très sombre pour dissiper les malentendus entre parents et enfants.
« May B », de Maguy Marin, Théâtre de la Ville – Espace Pierre Cardin à Paris

Maguy Marin, la course de la vie
Par Léna Martinelli
Près de quarante ans après sa création, « May B » continue de bouleverser. Ce ballet culte de Maguy Marin, un des premiers à avoir su réconcilier théâtre et danse, est repris pour une dizaine de dates exceptionnelles à l’Espace Pierre Cardin.
« La Machine de Turing », de Benoît Solès, Théâtre Michel à Paris

Une machine merveilleusement bien huilée
Par Maxime Grandgeorge
Benoît Solès redonne vie, sur la scène du Théâtre Michel, au célèbre mathématicien britannique Alan Turing, dans une pièce enjouée, inventive et irrésistible.
« Localement agité », d’Arnaud Bédouet, Théâtre de Paris

Comment renaître de ses cendres ?
Par Léna Martinelli
Dans cette comédie douce-amère sur les caprices de la météo et les liens du sang, Arnaud Bédouet cultive le rire du désespoir. C’est drôle et profond.
« Le Misanthrope », de Molière, mise en scène d’Alain Françon au Théâtre Dijon Bourgogne, mise en scène de Peter Stein au Théâtre Libre à Paris

Deux « Misanthrope », sinon rien !
Par Léna Martinelli
Voici l’occasion de comparer les versions de deux artistes importants : Peter Stein, avec Lambert Wilson dans le rôle titre, et Alain Françon, avec Gilles Privat. Deux lectures distinctes, dont le seul trait commun est d’avoir davantage utilisé le potentiel tragique du texte que sa force comique.