« Qui a peur de Virginia Woolf », d’Edward Albee, Théâtre national populaire à Villeurbanne

Jeu de massacre
Par Trina Mounier
Alain Françon monte la célèbre pièce d’Edward Albee, « Qui a peur de Virginia Woolf ? », immortalisée à l’écran il y a 50 ans par Mike Nichols avec Liz Taylor et Richard Burton. Sans se dégager totalement de cette adaptation, il parvient à la faire oublier. Dominique Valadié et Wladimir Yordanoff donnent corps à la rage et la perversité de ce jeu de massacre époustouflant.
« Les Trois Coups » signalent les parutions récentes consacrées au théâtre à ne pas manquer [10]

Bulletin n° 10 : en librairie…
Par Rodolphe Fouano
Monographies, biographies, essais, mémoires, rééditions de classiques…
« Ton tendre silence me violente plus que tout », de Joséphine Chaffin, Théâtre des Clochards Célestes à Lyon

Duel sanglant dans une société connectée
Par Trina Mounier
Créé à l’occasion du festival En Actes 2016, ce spectacle au long titre énigmatique est particulièrement réussi. Monté par Louise Vignaud, l’actuelle directrice du Théâtre des Clochards célestes, il s’adresse à un public adolescent.
« Ymer », de Clément Bertrand, Ciné Islais à l’Île d’Yeu

Chavirée par l’Ymer
Par Léna Martinelli
Cette année, triple commémoration à l’Île d’Yeu, dont le centenaire d’un sauvetage. Clément Bertrand s’est emparé de cette tragique odyssée pour la conter sur scène, aux côtés de deux musiciens, Roland Bourbon et Fred Cazaux, avec les illustrations projetées de Benjamin Flao. Fabuleux !
« le Froid augmente avec la clarté », d’après Thomas Bernhard, Théâtre national La Colline à Paris

De la clarté, contre l’anéantissement !
Par Lorène de Bonnay
Claude Duparfait tresse des textes autobiographiques de Thomas Bernhard s’interrogeant sur les ruines de l’Histoire, la noirceur de l’Homme et sa quête de « clarté ». L’esthétique du spectacle rend infiniment sensibles et présents ces motifs puissants.
« Renata », d’après Javier Maestro, Comédie Bastille à Paris

Un joyeux mélange des genres !
Par Bénédicte Fantin
Stéphan Druet et Sebastián Galeota ont traduit et adapté « Renée », de l’auteur contemporain Javier Maestro. Une comédie à la mode argentine, où personnages outrés et situations folles sont au rendez-vous.
« Sœurs », de Wajdi Mouawad, Théâtre National Populaire à Villeurbanne

Cycle domestique : les sœurs en première ligne
Par Trina Mounier
Wajdi Mouawad compose une pièce subtile et émouvante en hommage à ces sœurs aînées qui se rendent compte trop tard avoir consacré leur vie à se dévouer à celles des autres, à leurs parents en particulier
« Les Événements », de David Greig, Théâtre Les Célestins de Lyon

Plongée dans l’actualité
Par Trina Mounier
En programmant cette pièce de l’anglais Ramin Gray, le Théâtre des Célestins ignorait qu’il serait rattrapé par l’actualité. « Les Événements » dont il s’agit désignent en effet pudiquement des attentats terroristes qui nous ont touchés.
« le Cas Sneijder », de Jean-Paul Dubois, mis en scène par Didier Bezace, Les Célestins à Lyon

Insoumis ? Toujours !
Par Michel Dieuaide
Du roman de Jean-Paul Dubois, Didier Bezace tire une adaptation théâtrale drôle et désespérée dans laquelle Pierre Arditi s’efface brillamment derrière son personnage.
« le Songe d’une nuit d’été », de William Shakespeare, Théâtre des Quartiers d’Ivry, C.D.N. du Val-de-Marne

De l’impossibilité de s’arracher au songe !
Par Lorène de Bonnay
Que de « Songes » exquis et évanescents envahissent nos scènes, ces derniers mois ! Après Britten, Balanchine et Vincent (entre autres), Guy-Pierre Couleau enchante à son tour le public avec un spectacle inventif qui donne à voir « l’increvable désir » de l’Homme.
« Wax », de Renaud Herbin, Théâtre Nouvelle Génération à Lyon

Ça glougloute dans le bocal
Par Trina Mounier
Voilà un spectacle fort joli et rafraîchissant pour les tout-petits, concocté par Renaud Herbin, directeur du Théâtre Jeune Public de Strasbourg et grand maître ès marionnettes.
« Ma folle otarie », de Pierre Notte, au Théâtre Le Lucernaire à Paris

Une histoire de fesses
Par Bénédicte Fantin
La pièce « Ma folle otarie » est née du désir de Pierre Notte d’écrire pour le comédien Brice Hillairet. Habitué à collaborer avec le prolifique auteur, le jeune homme se fait le passeur idéal de ce conte philosophique haletant.