« Honneur à Notre Élue », de Marie NDiaye, Théâtre du Rond‐Point à Paris

L’interprétation fait honneur au texte de Marie NDiaye
Par Bénédicte Fantin
Frédéric Bélier‑Garcia met en scène une fable politique déroutante de Marie NDiaye. La « morale » de l’histoire reste bien mystérieuse. C’est peut-être dans cette pluralité d’interprétations que réside la force du texte.
« Un amour impossible », de Célie Pauthe, Ateliers Berthier à Paris

Transformation réussie d’un « je » en « nous »
Par Léna Martinelli
Le spectacle commence par des funérailles. Pourtant, revenant sur leur passé, une mère et sa fille vont renouer ensemble le fil de leur histoire. Aux Ateliers Berthier, Maria de Medeiros et Bulle Ogier triomphent dans « Un amour impossible ».
« Cesson… la plaisanterie ! », Carré‑Sévigné à Cesson‑Sévigné

Si t’es gai, ris donc !
Par Jean‑François Picaut
Pour la deuxième année consécutive, Cesson‑Sévigné célèbre l’humour. Le festival qui lui est dédié rencontre un indéniable succès populaire. Les deux femmes dont il va être question se sont employées à faire rire les Cessonnais. Et ont réussi.
« Soudain l’été dernier », de Tennessee Williams, Odéon‐Théâtre de l’Europe à Paris

Sérum de vérité
Par Bénédicte Fantin
Pour sa première mise en scène en tant que directeur de l’Odéon, Stéphane Braunschweig exhume un texte méconnu en France, qui condense les grands thèmes chers au génial Tennessee Williams.
« Histoire de Jean‑Pierre », d’Agnès d’Halluin, l’Élysée à Lyon

La bravoure de Pierre et Maria
Par Michel Dieuaide
Ce qu’il y a de bien, parfois, au théâtre, c’est qu’en dépit de la qualité discutable de l’œuvre présentée, on peut avoir la bonne et compensatoire surprise de retrouver un comédien qu’on estime et en même temps de découvrir le talent, ici d’une comédienne, qu’on ne connaissait pas. Lui se nomme Pierre Germain. Elle s’appelle Maria Menegaki.
« Vadim à la dérive » d’Adrien Cornaggia, « Rien que la nuit » d’Alison Cosson, « Part‑Dieu » de Julie Rossello‐Rochet, festival En acte[s] à Lyon

Des pépites et des ratés
Par Trina Mounier
Pourtant soumis aux mêmes contraintes d’un théâtre de tréteaux, pauvre, immédiat, réduit à un texte et des comédiens, les spectacles présentés par ce jeune festival ne se ressemblent pas. C’est ce qui en fait la richesse. Les risques aussi.
« Erich von Stroheim », de Christophe Pellet, Théâtre national de Bretagne à Rennes

« Lui et moi, on te partage. »
Par Jean-François Picaut
Stanislas Nordey retrouve le T.N.B. qu’il connaît bien pour y avoir été artiste associé et pour avoir dirigé son École de théâtre. Cette fois, il y présente une pièce de Christophe Pellet, la seconde qu’il met en scène après « la Conférence ». Les spectateurs sont confrontés à un spectacle sensible et exigeant.
« Werther ! », d’après Goethe, Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon

Tempête et passion (« Sturm und Drang »)
Par Trina Mounier
L’adaptation à la scène du drame romantique de Goethe, « les Souffrances du jeune Werther » par Nicolas Stemann et Philipp Hochmair a beaucoup roulé sa bosse depuis sa création…
« Politique, documentaire théâtral, épisode 2017 », création collective, Ciné 13‑Théâtre à Paris

Boborama
Par Élisabeth Hennebert
De bons comédiens se fourvoient dans un docufiction sans queue ni texte charriant tous les poncifs sur la politique.
« Abigail’s Party », de Mike Leigh, Théâtre de Poche‐Montparnasse à Paris

Série B avec un B comme Bravo
Par Élisabeth Hennebert
Une pléiade d’excellents acteurs pour une pièce légère et court-vêtue rythmée par la fièvre du samedi soir.
« Deux ampoules sur cinq », d’Isabelle Lafon, librement inspiré de « Notes sur Anna Akhmatova » de Lydia Tchoukovskaïa, le Lieu unique à Nantes

Délicate intimité
Par Marion Le Nevet
Dans la pénombre d’un petit salon, deux femmes nous offrent à voir la relation singulière des célèbres poétesses russes. Une bulle de sagesse et de bienveillance au cœur de la dictature communiste.
« le Songe d’une nuit d’été », de George Balanchine, d’après Shakespeare, Opéra de Paris

Une « fairy painting » ¹ qui vibre et brille
Par Lorène de Bonnay
Créé en 1962 au New York City Ballet, « le Songe d’une nuit d’été » de George Balanchine entre au répertoire de l’Opéra de Paris. Christian Lacroix, qui signe les costumes et la scénographie, fait son baptême de décorateur de théâtre…