Séminaire annuel de l’Anrat à Avignon

Un concentré d’expériences théâtrales
Par Lorène de Bonnay
Depuis 2003, l’Anrat (Association Nationale de Recherches et d’Action Théâtrale)1 donne rendez-vous aux enseignants, professionnels et responsables des relations publiques au Festival. Au programme de cette formation annuelle dédiée au spectacle vivant : de la culture intensive !
« Iphigénie », de Racine, cloître des Carmes à Avignon

Une Atride affadie
Par Lorène de Bonnay
Iphigénie, petite-fille d’Atrée touchée par la faute originelle de sa famille, est une figure de l’innocence sacrifiée des plus émouvantes. Pourtant, la jeune Atride de Chloé Dabert ne suscite pas le pathétique attendu. Cette « Iphigénie » n’est pas de la même lignée que « Thyeste », qui se joue à quelques rues.
« Thyeste », Sénèque, Thomas Jolly, Cour d’honneur, Festival Avignon

Un festin théâtral
Par Lorène de Bonnay
Le nouveau spectacle de Thomas Jolly, créé pour la Cour, ne démérite pas : « Thyeste » nous fait participer à un rituel cruel qui aboutit à une apocalypse, dans un lieu sacré. Démesure pour démesure, ce sacrifice n’en est pas moins délectable.
« La Rose en céramique » et « L’Invocation à la muse », dans le cadre des « Sujets à vif » du Festival d’Avignon

L’amour est dans le jardin
Par Cédric Enjalbert
Depuis plus de vingt ans, le Festival d’Avignon et la Société des auteurs et compositeurs dramatique (SACD) invitent danseurs et auteurs à créer conjointement de brefs spectacles. Huit cette année, répartis en quatre programmes.
« Vivons parmi nos pareils »

Édito.
Par Cédric Enjalbert
Festivals de l’été en France

Nos festivals de l’été
Par Léna Martinelli
Grands raouts ou micro-festivals, temps fort, saison estivale, rendez-vous incontournables et nouveaux-nés… Comme chaque année, on a l’embarras du choix à cette période de l’année. Voici notre sélection forcément subjective.
Festival d’Avignon, 72e édition à Avignon

Une 72e édition ouverte sur le monde et son temps
Par Léna Martinelli
Olivier Py dévoile la programmation du prochain Festival d’Avignon qui se déroulera cette année du 6 au 24 juillet. Il présente les 47 spectacles (dont 35 créations et 26 coproductions), qui donneront le pouls de la création internationale, avec de nombreux spectacles engagés politiquement.
« Santa Estasi – Atridi », d’après Eschyle, Sophocle, Euripide, gymnase du lycée Mistral à Avignon

L’essence extatique du théâtre
Par Lorène de Bonnay
Le marathon d’Antonio Latella1 nous transporte dans les Grandes Dionysies d’Avignon. Onze heures de pur théâtre, cérémoniel, total et cathartique, parviennent à arracher le voile de nos illusions.
« Vaille que vivre (Barbara) » de Juliette Binoche et Alexandre Tharaud, Cour du Lycée Saint-Joseph à Avignon

Du bout des doigts, du bout du cœur
Par Pierre Fort
La présence lumineuse des deux artistes restitue, avec sensibilité et justesse, la personnalité complexe de Barbara.
« The Great Tamer », de Dimitris Papaioannou, La FabricA à Avignon

Le Dompteur magnifique
Par Pierre Fort
Les images sophistiquées et délicates du metteur en scène des cérémonies des Jeux Olympiques d’Athènes éblouissent par leur profonde humanité.
« La Fille de Mars », d’après Heinrich von Kleist, gymnase Paul Giéra à Avignon

Amazone, le Sein m’en tombe !
Par Pierre Fort
Metteur en scène pourtant réputé et respecté, Jean-François Matignon fait de la pièce de Kleist au romantisme âpre et bouillonnant, un nanar en bonne et due forme.
« Ibsen Huis », d’après Henrik Ibsen, cour du lycée Saint-Joseph à Avignon

Du bel ouvrage
Par Lorène de Bonnay
De Simon Stone à Antonio Latella, la famille est à l’honneur, dans cette 71e édition. L’auteur et metteur en scène australien invente l’histoire brûlante des Kerkman, à partir de figures empruntées au dramaturge norvégien. L’architecture de sa « Maison d’Ibsen », mêlant les styles et les époques, en impose.