« Points de non retour [Quais de Seine] », d’Alexandra Badea, Théâtre Benoît-XII, à Avignon
![« Points de non retour [Quais de Seine]» d’Alexandra Badea © Christophe Raynaud De Lage / Festival d'Avignon](https://lestroiscoups.fr/wp-content/uploads/2019/07/190704_rdl_1340.jpg)
À nos fantômes
Par Juliette Nadal
Face aux silences de l’Histoire, que faire, que dire, qui ne nous renvoie perpétuellement à notre propre impuissance ? Ce second volet de la trilogie « Points de non retour » d’Alexandra Badea prend cette question à bras le corps et nous emmène dans une quête réparatrice.
« Le Reste vous le connaissez par le cinéma », d’après Euripide, Festival d’Avignon

Le Reste, vous ne le connaissez que trop
Par Laura Plas
Pas facile de faire résonner « Les Phéniciennes » d’Euripide avec notre temps. Si la distribution du « Reste vous le connaissez par le cinéma » est très convaincante, il n’en est pas de même des partis pris d’écriture de Martin Crimp ni de la mise en scène de Daniel Jeanneteau. Décevant.
« Nous, l’Europe. Banquet des peuples », de Laurent Gaudé, Cour du lycée Saint-Joseph, à Avignon

Un désir d’Europe inassouvi
Par Juliette Nadal
Le duo formé par Laurent Gaudé, pour l’écriture, et Roland Auzet, pour la mise en scène et la composition musicale, porte sur le plateau un long poème explorant l’histoire de l’Europe. Récit engagé, cri de rage, entrelacs de paroles et de chants, leur volonté est d’ouvrir les perspectives européennes. Pari tenu ?
« l’Amour vainqueur » et « Blanche-Neige, histoire d’un Prince », deux adaptations de Grimm pour le jeune public, au Festival d’Avignon

« Un jour, mon Prince viendra… » : version opérette ou Beckett, les enfants ?
Par Lorène de Bonnay
Deux réécritures des frères Grimm sont proposées au jeune public du Festival : « l’Amour vainqueur », d’Olivier Py, et « Blanche-Neige, histoire d’un Prince », écrit par Marie Dilasser et mis en scène par Michel Raskine. Ces spectacles féministes, aux esthétiques radicalement différentes, parlent d’amour, de mort, de genres et de nature.
« Le Présent qui déborde : Notre Odyssée II », de Christiane Jatahy, Gymnase du lycée d’Aubanel, Festival d’Avignon

Christiane Jatahy : atout chœur
Par Laura Plas
Abolir la frontière entre les gens et les genres en réinterprétant « l’Odyssée », tel est le pari que relève avec un immense talent Christiane Jatahy. S’aventurant sur les terres inconnues de l’intime et le la musique, elle vise juste et touche au c(h)œur.
Une sélection au 73e Festival d’Avignon et dans le Off

In et Off, un weekend à Avignon
Par Olivier Pansieri
In et Off, un parcours subjectif et sélectif de spectacles vus à Avignon.
« Architecture », de Pascal Rambert, Cour d’honneur, Festival d’Avignon

La pulvérisation à l’œuvre
Par Lorène de Bonnay
« Architecture », présenté dans la cour monumentale du Palais des papes, expose l’effondrement d’un monde, d’une classe, d’une culture, à travers la sinueuse descente aux enfers d’une famille. Si le geste de Pascal Rambert convainc et que le talent des comédiens explose, la forme tend à se déliter.
« Pelléas et Mélisande », de Maurice Maeterlinck, La FabricA, Festival d’Avignon Avignon

Julie Duclos, Maeterlinck et les amours interdites
Par Trina Mounier
On ne lit plus guère l’œuvre de l’écrivain symboliste Maurice Maeterlinck. Au Festival d’Avignon, Julie Duclos monte cependant « Pelléas et Mélisande », sans effacer tout à fait l’aspect compassé de sa poésie.
« Ma Colombine », de Fabrice Melquiot et Omar Porras, Am Stram Gram à Genève

L’exil comme arbre de vie
Par Michel Dieuaide
Fabrice Melquiot, auteur, et Omar Porras, comédien et metteur en scène, s’associent poétiquement pour créer « Ma Colombine », avec réussite.
Dans le tourbillon de la vie

Édito.
Par Cédric Enjalbert
Focus sur deux spectacles jeune public dans le In et le Off d’Avignon

S’envoler… ou pas
Par Lorène de Bonnay et Frédérique Favre
« Marre mots », spectacle musical destiné aux enfants, fait battre les ailes de l’imaginaire : c’est notre petit coup de cœur du Off d’Avignon. En revanche, « Léonie et Noélie », dans le In, ne nous a pas emportées.
« Et pourquoi moi je dois parler comme toi », d’Anouk Grinberg, la Chartreuse, à Villeneuve-lez-Avignon

Anouk et Pierre : des passeurs possédés
Par Lorène de Bonnay
Anouk Grinberg et Nicolas Repac unissent leurs instruments pour nous faire entendre des voix marginales. Un voyage poétique au pays de la folie, dépouillé et confondant.