« Hymne à la Turquie méditerranéenne », par Ciğdem Aslan, Opéra de Rennes

Chanter pour se souvenir et vivre
Par Jean-François Picaut
Ciğdem Aslan est une Turque de culture alévie-kurde, une population qui accorde une très grande place à la musique. C’est donc tout naturellement que la jeune femme y vient. Depuis 2013 et la parution de son premier album « Mortissa » (Asphalt Tango Records / Indigo), elle se consacre surtout à chanter le rébétiko, comme c’est le cas ce soir.
« Un Dimanche au cachot », de Patrick Chamoiseau, au Tarmac à Paris

Résister en beauté
Par Laura Plas
Résistant à la fermeture, Le Tarmac fait entendre sur sa scène une autre voix d’opposition, venue de l’esclavage. C’est la parole folle et forte d’« Un Dimanche au cachot » de Patrick Chamoiseau, que portent avec talent Laëtitia Guédon et Blade Mc Alimbaye, pour crier « non » en toute beauté.
« Mirad, un garçon de Bosnie », d’Ad de Bont, Théâtre Dunois à Paris

La guerre au ventre
Par Laura Plas
Christophe Laluque parachève son exploration de « Mirad, un garçon de Bosnie » et en signe une mise en scène forte et juste. Polyphonique, épuré, le spectacle évite tout manichéisme ; il forme un magnifique plaidoyer pour la paix et la tolérance.
« Crocodiles », de Cendre Chassanne et Carole Guittat, la Maison des Métallos, à Paris

Un Petit Poucet afghan
Par Laura Plas
Cendre Chassane et Carole Guittat racontent à la manière d’un conte moderne l’histoire vraie d’un migrant de dix ans : Enaiat. Portée avec conviction par Rémi Fortin, leur proposition choisit de se situer à hauteur d’enfant et trouve le ton juste.
« Birdie », d’Agrupación Señor Serrano, Chantiers d’Europe, Théâtre de la Ville à Paris

Psychose de l’indifférence, vertigo de l’intelligence
Par Laura Plas
Jouant en virtuoses des images et des références, les membres d’Agrupación Señor Serrano développent une vertigineuse réflexion sur le comportement psychotique des pays riches face à la migration. Un spectacle impeccable et élégant que le grand Hitchcock n’aurait pas désavoué !
Festival magie nouvelle au Théâtre du Rond-Point, à Paris

Premier festival de magie nouvelle au Rond-Point
Annonce
Avant de lancer des travaux de réfection, le Théâtre du Rond-Point consacre tout un mois à la magie nouvelle, dont la reprise de deux spectacles que nous avons aimés (le Paradoxe de Georges, de et avec Yann Frisch, et les Limbes, d’Étienne Saglio).
« Le Paradoxe de Georges », de et avec Yann Frisch, Théâtre du Rond Point, Paris

De la grande illusion !
Par Bénédicte Fantin
Dans le cocon intimiste d’un camion-théâtre spécialement construit pour l’occasion et temporairement installé dans les jardins du Rond-Point, Yann Frisch nous offre une heure de « cartomagie » ponctuée de réflexions philosophiques et de digressions comiques sur notre rapport à la magie. Un pur moment d’émerveillement hors du temps !
« Longwy Texas », de Carole Thibaut, la Maison des Métallos à Paris

Une indienne au pays des cowboys
Par Laura Plas
Avec « Longwy Texas », Carole Thibaut fait résonner une parole vive et irrévérencieuse sur le monde patriarcal des aciéries. Un acte politique bien sûr, mais un acte poétique, surtout, qui confirme une voix d’auteure. Au féminin singulier, évidemment.
« Too Much Time – Women in Prison », de Jane Evelyn Atwood et Fatima Soualhia Manet, La Loge à Paris

Women in chains, women in pain
Par Laura Plas
Fatima Soualhia Manet porte à la scène des photographies de femmes prises en prison par Jane Evelyn Atwood. Un spectacle bouleversant et pourtant pudique, qui nous invite à prendre conscience de la violence imposée aux femmes en prison et au dehors.
« Petites histoires sans gravité », de la compagnie Underclouds, Académie Fratellini à La Plaine Saint-Denis

Renversant !
Par Léna Martinelli
On marche sur la tête ! Cette expression, la compagnie Underclouds l’a prise au pied de la lettre. Du théâtre d’images acrobatiques de haute volée.
« Les Os noirs » de Phia Menard, Le Monfort à Paris

Plongée vivifiante en eaux sombres
Par Léna Martinelli
Phia Ménard est une artiste aux multiples talents. Depuis plus de vingt ans, elle signe des créations spectaculaires, toujours en prise avec la matière. Pour « les Os noirs », elle chorégraphie Chloée Sanchez au cœur d’un entre-deux mondes. Entre la vie et la mort.
« Décris-ravage », d’Adeline Rosenstein, Théâtre de la Cité Internationale à Paris

À malheur, malin et demi
Par Laura Plas
Thérapie de choc pour mémoire malade, réflexion érudite et presque dadaïste sur la question de la Palestine, « Décris-ravage » d’Adeline Rosenstein déconstruit les codes du théâtre documentaire pour mieux poser les questions. Vivifiant !