« Eins Zwei Drei », de Martin Zimmermann, au Centquatre à Paris

La monstruosité à l’œuvre
Par Léna Martinelli
Entre danse, théâtre et cirque, ce spectacle de Martin Zimmermann détonne par son humour noir et sa fantaisie débridée.
« Am Königsweg », d’Elfriede Jelinek, Odéon Théâtre de l’Europe à Paris

Satire enragée
Par Léna Martinelli
Falk Richter vient de présenter à l’Odéon « Am Königsweg » (« Sur la voie royale »), d’Elfriede Jelinek, pièce née dans la nuit de l’élection de Trump. Une satire virulente sur la montée des nationalismes.
Reprise de « The Great Tamer», de Dimitris Papaioannou, Théâtre des Louvrais, La Nouvelle Scène nationale Cergy-Pontoise

Prodige du théâtre dansé, Dimitris Papaioannou se fait trop rare en France. En attendant sa dernière création, « Since She », à Paris à la Villette pour trois représentations exceptionnelles en juillet, il revient en France présenter « The Great Tamer », qui ne cesse de tourner dans le monde entier, depuis 2017. Un spectacle d’une rare puissance qui sidère littéralement par la beauté de ses tableaux vivants.
« Monstre(s) », à partir de Pier Paolo Pasolini et Christophe Pellet, Théâtre à tout prix, Hôp hop hop à Besançon

Qui sont les monstres ?
Par Stéphanie Ruffier
« Monstre(s) » déconcerte. Les textes de Pier Paolo Pasolini secouent férocement notre léthargie intellectuelle, tandis que celui de Christophe Pellet dégomme l’entre-soi des institutions théâtrales françaises. En embuscade, le metteur en scène Jean-Marie Potiron (se) manifeste.
« Gravité », d’Angelin Preljocaj, Chaillot – Théâtre national de la Danse

Preljocaj, poète des corps en apesanteur
Par Maxime Grandgeorge
Angelin Preljocaj et sa troupe de danseurs repoussent les lois de la gravité avec ce spectacle éblouissant qui magnifie la lenteur des corps. Un ballet entre classicisme et modernité à ne surtout pas manquer au Théâtre de Chaillot.
« Jean-François Zygel improvise sur Baudelaire », Le salon de musique, Salle Gaveau à Paris

Mots et notes mêlés Par Léna Martinelli Les Trois Coups Il s’impose comme le spécialiste de la musique classique. Producteur, animateur d’émissions à succès, Jean-François Zygel est aussi un instrumentiste virtuose, dont on peut mesurer l’étendue de son talent dans des concerts ou récitals. Pour la 7e saison, ses salons de musique, proposés un mardi par mois à la salle Gaveau, lui fournissent […]
« Meaulnes (et nous l’avons été si peu) », d’après le roman d’Alain-Fournier, Centre dramatique national de Besançon Franche-Comté

À la recherche du bonheur perdu
Par Stéphanie Ruffier
Réjouissante chasse au trésor sur les traces d’Alain-Fournier, l’enquête théâtrale menée par Nicolas Laurent dans « Meaulnes (et nous l’avons été si peu) » multiple les jeux d’écho avec les personnages, sans tricher avec la mélancolie.
« Sei personaggi in cerca d’autore », de Luigi Pirandello, Athénée – Théâtre Louis-Jouvet

Du malheur d’être né personnage
Par Maxime Grandgeorge
La troupe du Teatro Stabile di Napoli propose en italien, sur la scène de l’Athénée, une version mystérieuse de Six personnages en quête d’auteur, la complexe mise en abyme théâtrale imaginée par Luigi Pirandello en 1921.
« le Rosaire des voluptés épineuses », de Stanislas Rodanski, Les Célestins à Lyon

Diamant noir
Par Michel Dieuaide
Georges Lavaudant et Jean-Pierre Vergier montent un poème dramatique fascinant et troublant, inspiré par un texte de l’écrivain trop méconnu Stanislas Rodanski.
« At the still point of the turning world », de Renaud Herbin, Espace Malraux – Théâtre Charles Dullin, à Chambéry

Sur le fil du concept
Par Juliette Nadal
Renaud Herbin, marionnettiste actuellement à la tête du TJP de Strasbourg, interroge les relations entre corps, objet et image. Dans sa dernière création, il associe marionnettes, danse et chant pour créer des tableaux stylisés mettant en jeu la matière. Une expérimentation qui prend le risque de la pesanteur.
« Qui va garder les enfants », de Nicolas Bonneau et Fanny Chériaux, Théâtre de Belleville à Paris

De la peur à la part de l’autre
Par Laura Plas
Déjà ouvrier ou boxeur à la scène, Nicolas Bonneau se métamorphose cette fois en femmes politiques pour évoquer leurs combats et leur quotidien. Résultat : un spectacle protéiforme où la satire (parfois maladroite) côtoie heureusement des moments de sincérité et de poésie.
Reprise de « Kyoto forever 2 », de Frédéric Ferrer, au Monfort à Paris

Reprise de « Kyoto forever 2 »
Annonce
« Deux heures pour sauver le monde » : une comédie… fatale sur le réchauffement climatique.