« Œuvrer son cri », de la compagnie Courir à la catastrophe, Théâtre des Célestins à Lyon

Oeuvrer-son-cri © Arnaud Bertereau

Avènement de l’acteur
Par Trina Mounier
Cette jeune compagnie n’en est pas à son coup d’essai. Elle a été, entre autres, lauréate de la première édition du Prix Célest’1.
« Œuvrer son cri » prouve à quel point ses membres savent rire de certaines situations malcommodes, voire dramatiques.
Un regard sarcastique, mais tendre, sur eux-mêmes, moteur même de leur création.

« La Réponse des hommes », de Tiphaine Raffier, La Criée à Marseille

« La-Réponse-des-Hommes-Tiphaine-Raffier

« La Réponse des hommes » en tournée
Annonce
Léna Martinelli
Vouloir être juste, faire le bien, racheter ses fautes… Nous sommes tous soumis à des vertiges moraux, minuscules ou immenses. Inspirée par « le Décalogue », réalisé par Kieslowski, Tiphaine Raffier adapte les « Œuvres de Miséricorde », décrites dans « l’Évangile de Saint-Matthieu ».

« Antigone à Molenbeek et Tirésias », de Guy Cassiers, à Points Communs

antigone-molenbeek-tiresias © simon-gosselin

« Antigone à Molenbeek et Tirésias » en tournée
Annonce
Guy Cassiers recrée un diptyque inspiré de deux personnages fascinants de la mythologie. Ancrés dans un contexte urbain contemporain, ces portraits d’aujourd’hui mettent à nu nos préjugés et interpellent notre présent avec une acuité étourdissante.

« Le Royaume », d’Agnès d’Halluin, Maud Lefebvre et Arthur Fourcade, Théâtre de la Renaissance, à Oullins

Le-Royaume-Collectif-X © Clément-Fessy

L’énigme
Par Trina Mounier
Après plusieurs spectacles explorant les méandres des relations humaines, Maud Lefebvre aborde en terre inconnue, en compagnie de l’autrice Agnès d’Halluin et de l’acteur Arthur Fourcade. Il y est question d’espace et de trous noirs, d’un homme et d’un enfant isolés dans un vaisseau. Qui sont-ils ? Vers quels horizons, quel destin, quel avenir sont-ils en route ? L’ensemble est troublant mais captivant.

« Et que mon règne arrive » de Léonora Miano, « Ce silence entre nous » de Mihaela Michailov, Les Zébrures d’automne à Limoges

Et-que-mon-règne-arrive-Léonora-Miano-Christophe Péan

Singulières plurielles
Par Laura Plas
En ouverture des Zébrures d’automne, honneur était fait aux femmes : objets et sujets de création. Si « Et que mon règne arrive », oscillant entre bluette et pamphlet, séduit sans convaincre tout à fait, la mise en scène polyphonique de « Ce Silence entre nous » s’impose par la finesse de sa partition.

« Skylight », de David Hare, Théâtre des Célestins à Lyon

Skylight-claudia-Stavisky-Simon-Gosselin.jpg

Un dessous des cartes prévisible
Par Trina Mounier
Kyra vit seule, assez modestement, dans une banlieue de Londres, quand déboule chez elle le fils de l’homme qu’elle a aimé et quitté, puis l’amant lui-même, Tom. Tout se déroulera dans cette même pièce propice à accueillir secrets et mensonges.  En se retrouvant, ils vont  réveiller les feux non éteints de leur passion, mais aussi les vieilles rancunes et des antagonismes irréconciliables.

« Des territoires, Nous sifflerons la Marseillaise », de Baptiste Amann, Théâtre Ouvert à Paris

Des-Territoires-Nous-sifflerons-la-Marseillaise-Baptiste-Amann-l'Annexe © Sonia-Barcet

Cartographie du souvenir
Par Élisabeth Hennebert
Présentée pour la première fois dans son intégralité, la trilogie de Baptiste Amann propose une grande fresque en forme de tragédie contemporaine, tant familiale qu’historique, où se superposent petite et grande histoire, drame intime et catastrophe collective. Une randonnée sur sentier périlleux, entre mémorial espiègle et accumulation brouillonne, à en juger le premier volet.